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 (c) Ecran Noir 96 - 17


Mars 2006

PARIS AU CINEMA
Dialogue imaginaire entre Paris et Los Angeles
Paris, promenade dans l'histoire du cinéma

Exposition gratuite - Hôtel de Ville
2 mars-30 juin 2006
Tous les jours sauf dimanche et fêtes, Salle saint-Jean
Commissaire : N.T.Binh
Photo de mlle Jeanne Moreau, Vincent Rossell

A deux pas l'une de l'autre deux expositions rivales mais néanmoins proches offrent un regard différent sur le cinéma, mais aussi sa représentation muséale.

La mairie de Paris mise sur sa place en tant que décor (personnage?) de cinéma. Autrement dit Paris objet glamour, star du septième art (essentiellement franco-américain), écrin parfait pour Audrey Hepbrun, Gene Kelly, Jeanne Moreau (l'affiche, hélas pas à l'image de la splendide expo), Sophie Marceau et compagnie. Du dessin animé (Les triplettes, Renaissance) aux comédies musicales, de films d'action à la nouvelle vague, Paris sert alors de ville lumière, c'est à dire qui renvoie la lumière sur le visage des acteurs; transcendé à travers quelques chefs d'oeuvre ou films pittoresques contribuant à l'image carte postale de la destination touristique la plus visitée de la planète : le cinéma sert à confirmer cette image d'Epinal tout comme à être témoin des mutations de cette ville qui a bien changé entre Hôtel du Nord et Ronin, entre Fantômas et Buffet froid. L'expo nous fait traverser le temps et la capitale, à travers des tournages (textes et photos), extraits de films, et résumés thématiques. Du muet à Da Vinci code en passant par tous les cinéastes hollywoodiens qui y ont posé leur trépieds. Passionnant parcours (on peut reprocher que les textes ne soit pas mieux éclairés et donc plus lisibles) qui en audio nous permet de réécouter Marlène et sinon d'entendre les propos d'un Bertolucci. Mais le plus intéressant est sans aucun doute cette série de montages, où le spectateur bien assis s'en prend plein les yeux face aux trois écrans, surélevés. Six montages (Le Paris des amoureux, Les bistrots de Paris, Sur les toits de Paris, Les Parisiennes, Poursuites, La Tour Eiffel) complètement subjectifs mais fascinants permettant de créer des liens inconscients entre Eustache et Autant-Lara, Donen et Leconte, Truffaut et Besson, Lubitsch et Malle, Klapisch et Rivette, Bunuel et Jeunet. Mention spéciale à l'écho d'Un monde sans pitié dans La Haine. Dans cette ville où est né le cinéma, il était légitime de rendre hommage à un art qui la tant magnifiée.
Logique puisque Paris est une scénographie "architecturale" et "naturelle" qui est cinétique par excellence. Une ville qui a valeur de vedette. Tout le contraire de Los Angeles. La vraie capitale du cinéma.

Los Angeles 1955-1985 du 8 mars au 17 juillet 2006

- vincy    


site officiel  - dossier paris fait son cinéma