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 (c) Ecran Noir 96 - 17


Février 2007

B.O.F. PARS VITE ET REVIENS TARD
Liesse de tristesse à écouter tard

BOF Pars vite et reviens tard (Nocturne)
Musique de Patrick Doyle
avec le London Symphony Orchestra

La collaboration entre Patrick Doyle et Régis Wargnier date d'Indochine. Premier coup de maître où Doyle, déjà fidèle compositeur des oeuvres de Kenneth Branagh, impose un réel talent pour les envolées lyriques, les tonalités mélancoliques, les variations énigmatiques. Doyle a surtout travaillé pour des films aux accents dramatiques et romantiques. Ces mélos qui épousent si bien ses violons, ses bémols, et quelques accélérations de tempo.Le spectateur auditeur est rapidement séduit. Dans Pars vite et reviens tard, il est évident que sa musique contribue grandement à la création d'une atmosphère. Ambiance de films noirs, mais surtout captation des vagues à l'âme. Il y a quelque chose entre Mahler et Brahms.
Lui qui composa la Béof de Raisons et sentiments (Lee), Gosford Park (Altman), de plusieurs Cuaron, a mué depuis quelques années. On a retrouvé ses intonations dramatiques dans des films d'action : Eragon, The Last legion et surtout Harry Potter et la Coupe de feu. Il est parvenu à opérer quelques variations sur un thème archiconnu. Le retour à Wargnier dans ce polar parisien lui offre l'occasion de signer l'une de ses plus belles compositions originales.
Doyle a suivi l'une des indications de Wargnier : "J'aimerais un thème pour Adamsberg (le personnage de José Garcia, ndlr), parce que c'est un déambulateur, c'est un marcheur, c'est un rêveur... et puis on va mettre en image ses visions, des visions qui sont entre l'intuition e la mémoire, et il faudra que tu toruves un thème pour ça. Et puis un autre, sentimental, pour Camille..."
On ressent, à l'écoute de la Béof, tout cette fluidité, ce mouvement, ces songeries, entre angoisse tendue et blues à fleur de peau. La tristesse est très vite évacuée par un élan qui nous emmène dans d'autres images. On se laisse bercer. on en a oublié le film de Wargnier. L'auditeur a pris le pas sur le spectateur.

- aristo-fan    


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