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Mai 2007

LE ROMAN DU FESTIVAL DE CANNES
Un film en soi

« Le Roman du Festival de Cannes », Jacqueline Monsigny et Edward Meeks
Eds. Du Rocher, 2007, 382 pages

Les auteurs auraient pu sous-titrer leur ouvrage tel que : «La Grande Histoire, les Histoires et les Petites Histoires du Festival ». En effet, la première star de Cannes fut l’« Homme au Masque de Fer » interné en 1687 dans la Citadelle de l’Ile Sainte-Marguerite.
Curieusement, les auteurs rêvent que son âme vengeresse soit encore assez puissante pour semer les discordes virulentes qui ont eu lieu au cours des 60 années de Festival.
1939,... les fascistes organisent la Mostra de Venise. Alors, deux hommes, Philippe Erlanger et le Ministre de l’Education nationale et des Beaux-arts, Jean Zay, vont contrer la Mostra en organisant le 1er Festival International du Film. Tout était prêt, mais la guerre éclate le 1er Septembre, et le Festival est mort-né.
1946, grâce à Erlanger et Robert Favre le Bret, il ressuscite. Ces deux hommes seront l’âme du Festival pendant quelques 50 ans, ils donneront la succession à Gilles Jacob. 1948 : le Parlement refuse les crédits. 1949 : il renaît de ses cendres grâce en partie à l’Aga Khan et l’ex Miss France, Yvette Labrousse, devenue La Bégum. 1950 : rien ; 1951 : le grand départ.
Les auteurs narrent certains faits peu connus ou oubliés : les cris, les sifflets, les protestations, les larmes de joie u de peine, les émotions, les vrais et faux scandales, qui ont émaillés soit les projections, soit les remises des prix, soit la vie des acteurs, ou encore les conversations. Ainsi, pour la petite histoire, la guerre froide russo-américaine et l’affrontement des deux Chine faillirent dégénérer en incidents diplomatiques lors de la sélection des films Dans un autre registre, on saura comment Robert Mitchum s’est fait piéger par les photographes. Ceux-ci deviendront les « paparazzi » du nom de Paparazzo reporté à l’affût des ragots (Mot inventé par Fellini dans La Dolce Vita).
Les auteurs montrent comment le Festival a évolué, comment il a été perçu en tant que numéro 1 mondial, comment cinéma et télévision ont pu cohabiter. Ils dressent la liste des Grands Prix pour chaque année, ils notent les vedettes présentes et absentes, et donnent la liste de chaque jury. Il faut, cependant, faire deux remarques.
La première est relative au débordement de superlatifs employés par les auteurs et cela est un peu regrettable. Car, comme aurait dit Jean Yanne « Tout le monde il est (super) beau, tout le monde il est (super) gentil ! » La seconde, est l’oubli, dans l’évolution des moyens de communication, de l’Internet. (Certaines professions n’ont pas su comprendre l’avenir, dommage !).
Malgré tout, ce livre est bien construit et facile à lire, et peut servir de référence pour les amateurs du 7ème Art. Ils y retrouveront les titres de nombreux films et les noms d’acteurs et d’actrices ayant, par extraordinaire, complètement disparus.

- Harry Stote    


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