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Mars 2008

LE PLAN B
Un plan trop simple

Le plan B
Studio des Champs-Elysées - Paris
du 15 Février 2008 au 15 Avril 2008
Adaptation de Vanessa Chouraqui et Robert Plagnol
Avec Aure Atika, Robert Plagnol, Natacha Régnier, Thomas Chabrol

Synopsis : Qu'est-ce qui réunit Sarah, Craig, Thomas, Annie ? Le sexe ? L'amour ? L'argent ? La drogue ? Le besoin d'exister ? Le besoin d'être aimé ?
A travers quatre personnages, Andrew Payne nous dresse avec humour et une étonnante simplicité le miroir reflet d'une société et d'une époque désolée et désolante, déstabilisée et déstabilisante...
Dérision, situations fortes, humour acide, parfois féroce, souvent tendre. En fin de compte, une belle histoire d'amour aussi.

A priori, Plan B a tout de la pièce anglaise au ton si élégamment méchant, au cynisme si cruel, au regard si affûté sur les relations irrationnelles entre trentenaires. Pas loin de Closer (Entre adultes consultants) jusque dans la formation : un quatuor, deux hommes et deux femmes.
Histoires d’adultères, mode d’emploi. De possessivité, de manipulation, de jalousie, de dépendance affective, de mensonges. Tout cela nous est balancé inégalement. Le jeu sans portée de Natacha Régnier ne parvient pas à se caler correctement sur ses partenaires. Aure Atika et Thomas Chabrol (mention très bien) campent un couple bourgeois et sans amour crédibles. Robert Plagnol aime la performance du « camé » mais en oublie les moments plus sages, ne dégageant qu’assez rarement l’animalité sexuelle nécessaire pour nous faire croire à son rôle d’amant. Parfait en drogué ou en désespéré, il nous laisse un peu en plan quand il joue les hommes passifs et même soumis. L’abattage d’Atika et l’acidité de Chabrol permettent d’animer un peu les scènes où les « jeunes » se laissent bouffer crument.
L’histoire divertissante et de beaux comédiens pallient une mise en scène économe et brouillon, mais ne suffit pas à combler les failles d’une pièce elliptique qui zappe dans le temps plutôt que de profiter de l’instant. Les dialogues se veulent modernes, ponctués par quelques gros mots. Le décor simpliste, le texte superficiel et l’absence de rebondissements ou de complexité dans les situations font de ce Plan B, une pièce plan-plan.

- v.    


site internet de la pièce  - aure atika sur EN