LE VOYAGE DE G. MASTORNA

HARRY POTTER - L'EXPOSITION

PASOLINI ROMA

CARO/JEUNET

LES PIXELS DE PAUL CEZANNE

GOSCINNY ET LE CINÉMA




  A-C  D-K  L-O  P-Z







 (c) Ecran Noir 96 - 17


Novembre 2003

LA SANTE A L'ECRAN : MEDECINE ET PATIENTS AU CINEMA
Le cinéma c'est la santé

La Santé à l’écran: médecine et patients au cinéma ; de Guy Lesoeurs
Ed. Téraèdre - 160 pages

Ce petit livre comporte 4 Chapitres:
- médecine et maladies du corps
-la maladie et le malade (affections du corps)
- les affections neuro-psychiques
- les troubles psychiques.

Après une Préface, un Prologue et une Introduction un peu difficiles à suivre, le livre s’éclaire soudain dès le premier Chapitre. En effet, l’auteur analyse avec sensiblerie le quadruple rapport: Spectateur ­ Acteurs ­ Action ­ Réalisateurs. Il montre avec des termes accessibles comment de très nombreux films, où médecins, infirmières et hôpitaux ont des rôles principaux ou secondaires, révèlent ce que l’on pourrait appeler les "mystères de la médecine". Ce qui apparaît intéressant est la classificationn film-maladie depuis les années 1920. En effet, l’auteur a su aborder tous les types d’affection propres au 20ème siècle depuis la tuberculose et le cancer jusqu’au sida., sans oublier les problèmes psychiatriques.

Afin de mettre en exergue les points principaux l’analyse de quelques films est souvent faite en 3 phases:
- histoire
- arrêt sur image
- réalisation (c’est-à-dire: rendre présent).

L’auteur nous emmène donc dans l’univers extrêmement complexe des rapports cinéma ­ médecins et infirmières et cinéma ­ maladies. Nous survolons 3/4 de siècle depuis Franckenstein jusqu’à Vol au dessus d’un Nid de Coucous, en passant naturellement par le Western. On apprend ainsi que certains réalisateurs avaient devancé les recherches et les applications de la médecine (transplantations, vaccins,...). Même le problème de l’euthanasie est abordé sobrement.
Ce qui apparaît aussi important sont les rôles d’une part du médecin (un magicien pour beaucoup) et d’autre part de l’infirmière (une mère, une s¦ur ou une amante pour le malade). Pour illustrer ces rôles l’auteur cite un grand nombre de réalisations. Celles-ci étant résumées de manière courtes et concises.
Cette compilation, que l’auteur lui-même déclare non-exhaustive, est une base intéressante pour l’historique cinématographique avec une analyse claire des films. Mais aussi, ce qui est moins courant, des sentiments et des réactions du spectateur plongé dans le noir d’une salle de projection. En conclusion, cet ouvrage mérite de figurer dans une bibliothèque. La seule remarque négative se rapporte au manque d’une récapitulation finale de tous les films cités tout au long du livre.

- harry stote