LE VOYAGE DE G. MASTORNA

HARRY POTTER - L'EXPOSITION

PASOLINI ROMA

CARO/JEUNET

LES PIXELS DE PAUL CEZANNE

GOSCINNY ET LE CINÉMA




  A-C  D-K  L-O  P-Z







 (c) Ecran Noir 96 - 17


Avril 2005

JACQUES VILLERET, LE COMIQUE ANGOISSE
Poison & Antidote

Jacques Villeret. Le Comique Angoissé. de Philippe Durant
Eds. Favre SA Lausanne- 2005- 159 pages


Villeret né en 1951 à Loches, décida dès l'âge de 6 ans de devenir acteur. Et, aussi extraordinaire que cela puisse paraître, il voulait, comme Pierre Tchernia au même âge, entrer à la Comédie Française. Si ce dernier n'y parvint pas, Villeret, par contre, faillit y être accueillit ... mais, un certain Pierre Dux lui en ferma la porte définitivement. Ce même P. Dux qui refusa un 1er Prix à Belmondo; comme quoi certains juges ne devraient pas avoir à juger de la capacité des hommes. Le parcours de Villeret est celui d‚un jeune homme qui voulait être sur scène dès que possible (en fait après le bac pour ses parents). Ce «gros timide» est en fait un «faux rondouillard», car c'est un musclé aimant le sport surtout le tennis et... la pêche en étang. Il va se débrouiller seul pour entrer au Conservatoire de Tours, puis monter à Paris pour entrer au Conservatoire en passant par la Compagnie Marcelle Tassencourt. Là, il fut encouragé par Louis Seignier, et il fit connaissance avec quelques futurs compagnons de route: Perrin, Berry, Dussollier,... Il avait 19 ans, il savait déjà faire rire, ce qui fut toujours sa meilleure défense pour effacer sa timidité et son physique.
Il débuta en 1972 au cinéma avec Yves Boisset dans «RAS» et «Dupont-Lajoie» où il connu Carmet. Puis il eut des petits rôles avec Brialy, Pialat, Goretta,..; fit du cabaret et un peu de théâtre. Le grand tournant fut en 1974 avec la rencontre avec Lelouch avec qui il tourna 8 fois (Robert et Robert et Le Bon et les Méchants entre autres). Mais le théâtre est sa vie et il fait salle comble aux Blancs Manteaux et à la Gaieté Montparnasse avec son célèbre «One Man Show». Ceci ne l'empêche pas de figurer comme second rôle dans de nombreux films où il donne la réplique à Serrault et Dutronc (Malevil), de Funès (La Soupe aux Choux), Depardieu (Grand Frère), Montand (Garçon), Belmondo (Les Morfalous, Hold Up),... (soit plus d'une vingtaine de films entre 1976 et 1985). Il tourne alors avec Yanne, Zidi, Leconte, Godard, Poiré,... Par la suite, jusqu'en 1996, il y eut des films bien accueillis (Black mic-mac, les Frères Pétards, Mangeclous) et d'autres qui firent un «Flop». Au théâtre il triompha avec «la Contrebasse».
Il faut attendre 1999 pour que la profession couronne, non pas SON, mais SES multiples talents. Il obtient alors le César du meilleur Acteur pour sa prestation dans Le Dîner de Cons. Il terminera sa carrière cinématographique en tournant encore 12 films jusqu‚en 2004.
Ce livre est agréable à lire par le fait que l'auteur a su noter nombres de réflexions d'artistes et de metteurs en scène et rapporter des anecdotes humoristiques et réalistes sur les conditions de tournage. Ceci met en relief quelques us et coutumes du monde du spectacle. De plus, les très nombreuses photos montrent que le «con» possédait un art consommé du spectacle. Enfin, il faut souligner que Philippe Durant a su dire la vérité sur le décès de Villeret: cet homme, peut être trop bon, était dépendant de l'alcool. Sa timidité l'empêcha souvent de se déterminer franchement, ce qui l'empêcha sûrement d'être utilisé comme il aurait dû l'être. Dommage...
- Harry Stote    


villeret, la star  - villeret, le livre