Sara Forestier
Sara Forestier. Elle trouve que son nom est passe-partout, alors elle emprunte celui de Bahia BenMahmoud pour Le nom des gens. Rencontre avec une actrice nature et généreuse.



Karim Aïnouz
Toni Servillo
Félix Dufour-Laperrière
Jayro Bustamente
Gilles Perret
Hélène Giraud
Ryusuke Hamaguchi
Rohena Gera







 (c) Ecran Noir 96 - 20





Ben Stiller revient dans le rôle du gendre. Devenu la méga star comique des années 2000, l'acteur doit présenter ses parents à son beau père parano. De Niro, ici absent. Car nous avons préféré faire parler deux autres monstres sacrés. Dustin Hoffman, qui revient en force avec trois films dans l'actualité, sans oublier son caméo dans Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire. Aux côtés de Depp, Law ou Stiller, il semble parfaitement à l'aise dans son nouveau rôle de grand père du 7ème art. Pour femme, on lui a choisi sa copine Barbra Streisand, qui, à l'instar de Fonda et MacLaine, revient après un long silence. 8 ans en l'occurrence. La chanteuse, diva, comédienne s'offre ainsi un méga hit pour se rappeler aux bons souvenirs des spectateurs. Car cette histoire se finit bien : 260 millions de $ au Box Office américain, la comédie Mon beau père, mes parents et moi (titre moins drôle que Meet the Fockers) est devenu l'une des trente plus grosses recettes hollywoodiennes. Pourtant y a pas de recettes. Si ce n'est un casting 4 étoiles.
Ecran Noir : Madame Streisand, re-bienvenue parmi nous!




Barbra Streisand : Merci.

EN : Cela fait 8 ans qu'on ne vous a pas vue au cinéma. A quoi avez- vous pensé la veille de votre premier jour de tournage? Etiez-vous capable de dormir? Que s'est il passé dans votre tête à 5 heures du matin?
Barbra : Je ne m'en souviens pas. Vraiment pas. J'aime Londres. J'y ai vécu de nombreuses fois pour faire des films ou des émissions de télévision. Je ne peux pas me souvenir de la nuit d'avant...
Dustin Hoffman : Non, elle t'a demandée ce qu'il s'est passé à 5 heures du matin, mais je crois que tu t'es réveillée plus tôt...
Barbra : Je n'aime vraiment pas me réveiller à 5 heures du matin. J'aime rester tard dans mon lit parce que c'est calme, qu'il n'y a pas de sonnerie de téléphone, je peux lire et réfléchir. Et puis jouer aussi. Pas des jeux vidéos, mais des jeux d'ordinateurs.

EN : Je vous demandais juste si vous étiez nerveuse...?
Barbra : Oui. je suppose que je l'étais. Cela faisait un moment et je voulais vraiment savoir ce que j'allais ressentir à nouveau.

EN : Ben, c'est un casting poids lourd que vous avez choisi. Avec qui avez-vous été le plus intimidé?
Ben Stiller : Et bien, en fait, tout de suite après ma rencontre avec Dustin, l'image que j'avais de lui était comme anéantie... Est-ce que vous pouvez traduire mes sarcasmes? Non. J'étais intimidé par l'idée de travailler avec les trois, mais très vite, lors des répétitions, après quelques jours, nous étions juste des acteurs réunis pour faire quelque chose qui fonctionne. Dustin et Barbra, en tant que parents, m'envoyaient des sensations très chaleureuses.

EN : Barbra et Dustin, que pensez-vous de vos dons parentaux?
Dustin : Je suis un père un peu non conventionnel. Un jour, mon fils avait à peu près quinze ans, je devais faire un discours à l'école. Il n'était pas dans la classe, mais après le speech, à côté du cours de sciences, il y avait une boîte de capotes fixée sur le mur. Je me suis dit : "Tiens, prends en un!"
Barbra : Il adore parler de capotes.
Dustin : Oui parce que lorsque j'ai grandit, on luttait tous pour dire "caoutchouc". Maintenant, je peux, sans choquer le système, dire capotes. Donc je prend ces capotes, je reviens à la maison. Et mon fils, Jack, qui a maintenant 23 ans, était au téléphone, dans sa chambre. Il était en train de dire qu'on avait eu des discussions sur le sexe ensemble. J'ouvrais la porte à ce moment là, je me suis approché et j'ai fait tombé les préservatifs sur sa tête tout en lui tournant autour. C'était une forme de prolongement de son éducation sexuelle. Voilà le personnage.
Ben : J'ai toujours rêvé que mon père fasse ça avec moi.
Barbra : Je ne pense pas que nous, les acteurs, réfléchissions consciemment à cela. Il y a tant d'instinctif, de viscéral. Vous apportez à votre rôle ce que vous savez et ce que vous observez chez les autres. Du coup, c'est une question difficile à répondre quand vous demandez ce que nous apportons de notre expérience parentale quand nous jouons.

EN : Vous ne voyez rien de vous ou de votre propre mère?
Barbra : Si, mais c'est parce que cela arrive dans la vie réelle aussi. Par exemple, je suis amoureuse de ma chienne Samantha.
Dustin : Je hais ce chien.
Barbra : Parce qu'il y a une façon de parler à Samantha, comme à un bébé. Je pensais donc : "c'est la manière dont je dois aimer mon fils." Mon chien est juste à côté.
Ben : Je suis content que tu ne m'aies pas avoué cela avant la fin du tournage.
Barbra : C'est le plus grand compliment que je puisse donner. Dustin la déteste.

# EN : Robert De Niro me disait que vous étiez vaches sur le plateau. Vous avez quelque chose à dire pour votre défense?
Dustin : Vous voulez dire que De Niro a déjà donné une conférence de presse ici? chaque chose, chaque geste est un mensonge. Quand vous êtes avec lui, il n'arrête pas de parler. Quand il est devant vous, il fait son timide. Mais avec nous, on ne pouvait pas en placer une. Est-ce que ce gars se tait, parfois?

EN : Barbra Streisand, pouvez-vous nous parler de votre look puisque le réalisateur Jay Roach dit que vous en êtes à l'origine?
Barbra : La première chose à laquelle j'ai pensé est que j'allais devenir la mère de Ben, qui a des cheveux noirs et frisés. Donc il fallait que je lui ressemble quelque part. J'ai alors pensé à ma filleule de 6 ans. Elle a de longs cheveux frisés. Je pensais que c'était très "seventies", et qu'il y avait quelque chose à prendre dans cette zone temporelle des années 70. Instinctivement, j'ai commencé à m'habiller comme elle. Quand le film a été terminé, et que j'ai vu l'affiche, je me suis dit : "elle me semble familière. Qui est-ce?" Et en fait, c'est parce que je ressemblais à cela dans A Star is Born. C'était bien les années 70, mais je n'y avais pas prêté plus d'attention avant de faire ce film.

EN : Maintenant que le pays est divisé entre les bleus et les rouges, aviez-vous des discussions à propos de cette scission?
Barbra : Nous étions tous à cette soirée pour réunir des fonds pour John Kerry.
Ben : Mais pendant les répétitions, on en parlait. Ce n'était pas intentionnel. On a travaillé pendant trois ans et demi sur ce film, si on considère la mise en place du script. Il était clair que les parents de Greg devaient être différents des Byrnes. je pense que le "timing" du film est quelque chose d'intéressant parce qu'il parle de cette dichotomie qu'on retrouve dans le pays. Donc, pendant les répétitions, quand nous en parlions, on a pu voir les différences entre les familles comme une métaphore, notamment cette chasse au canard...

EN : Est-ce que c'était évident pour vous, Ben, de faire ce film?
Ben : Non, pas tant que j'avais un script drôle et bon entre les mains. C'est pour ça que tout a pris du temps. Après la tournage du premier épisode, on a vite embrayé sur le second. Cela a demandé beaucoup d'essais, différents auteurs, pour tout mettre en place et sentir que nous tenions un film qu'on avait envie de faire.

EN : Et quand vos stars ont signé?
Ben : J'étais extrêmement excité. On n'y croyait pas. Quand on parlait des parents idéaux, Dustin et Barbra étaient comment une utopie de ce qu'on aurait aimé voir.

EN : Dustin et Barbra, comment avez-vous maintenu cette énergie sexuelle sur le plateau?
Barbra : Vous n'avez pas à travailler ça. C'est naturel.
Ben : Je peux m'en aller maintenant?
Dustin : Quand j'ai lu le scénario, nous en avons discuté. Elle est une sexologue. Le réalisateur voulait qu'on soit sexuels. Or, je trouve souvent que la sexualité dans les films c'est merdique. Je n'y crois pas. C'est la langue au fond de la gorge ou la caméra qui survole de la lingerie jusqu'au lit, où le mec est sur elle, puis dans un mouvement de ballet, ils se tournent, et elle est sur lui! Alors je me dis "qu'est ce qu'on peut faire pour que ce soit honnête?" Barbra et moi nous nous connaissons depuis le début de nos carrières respectives et nous avons de l'affection l'un envers l'autre. Nous pensions la même chose. Le sexe ce n'est pas réellement du sexe, au sens littéraire. L'excitation ne se montre pas comme ça. C'est un état. C'est facile. C'est invisible.
Barbra : C'est très naturel. C'est aussi une question d'affection. Je pense que Dustin est très gentil. Il a su me soutenir parce que nous étions des acteurs mais aussi des êtres humains. Ce soutien vaut aussi bien dans un mariage qu'entre deux collègues. Ca marche ensemble.
Dustin : C'est une grande actrice. Quand vous travaillez avec elle, vous travaillez avec quelqu'un que vous ne voyez pas tous les jours. Et quand vous réalisez cela, tous les acteurs, Ben et moi, avaient peur. Ce n'est pas une question de talent. C'est plus une question de savoir si nous sommes capables de faire la scène comme il faut. Avec elle, vous ressentez cette énergie merveilleuse, créative et forte et en même temps fragile, et vous voulez appartenir à ça.

EN : Vous vous connaissez depuis 40 ans, est-ce que le film a eu un impact sur votre relation?
Barbra : Nous avons quitté nos conjoints et nous vivons ensemble...
Dustin : Nous n'avons jamais été assez proches pour nous connaître vraiment. Je venais la voir à ses concerts, mais on ne se parlait pas. Nous étions tous les deux occupés. Et nous ne sommes pas vraiment des mondains. Nous passons du temps à la maison. Mais il y a toujours eu une familiarité entre nous et avec ce film, nous sommes devenus plus intimes. Nous travaillions ensemble tous les jours. C'était riche et profond, et amusant. Bon, même si elle n'aime toujours pas quand je dis à tout le monde que nous nous sommes rencontrés à New York, au Theater Studio, où nous étions concierges et nettoyeurs de toilettes.
Barbra : C'est drôle parce qu'il était assez gentil pour être à mon hommage à l'American Film Institute, et il raconte cette histoire. La vérité est qu'il était le concierge qui nettoyait le bol des toilettes. Je n'aurai jamais fait ça. J'étais babysitter pour payer mes leçons. Donc, je l'ai appelé après cet hommage à l'AFI et je lui ai rappelé l'histoire véritable. Et il me dit : "Non mais mon histoire est meilleure". Je lui dis que je croyais en la vérité : il était concierge et j'étais babysitter.
Dustin : Mon histoire est meilleure...

# EN : Jay Roach dit de vous, Dustin, que vous êtes très proche du personnage.
Barbra : Forcément, il parle de capotes...
Dustin : J'hésite à répondre, parce que vous ne vous connaissez jamais assez pour savoir ça. Vous entendez votre voix sur un enregistreur et vous trouvez que ça ne sonne pas juste. Mais, mes gamins, me l'ont dit : "Papa, c'est la première fois que tu es comme tu es à la maison."
Barbra : Oui, parce que dans tes deux derniers films, Finding Neverland et celui que je n'ai pas compris, I heart Huckabees, tu n'es pas vraiment comme tu es.
Ben : Je ne connaissais pas vraiment Dustin avant de faire ce film. Donc c'est le seul Dustin que je connaisse. Je n'ai pas forcément envie de savoir où ce situe le naturel. Cela peut être juste son incroyable méthode de jeu...
Dustin : Mais je pourrais vous dire la même chose de ces deux là. Ce que vous voyez à l'écran, ce sont eux.

EN : Barbra, Jay Roach m'a dit que la scène du massage, où vous massez De Niro, est celle qui vous a convaincu de faire le film. C'est vrai?
Barbra : En fait, je lui avais reproché dans une version précédente du script qu'il n'y ait aucun contact physique entre mon personnage et celui de Bob. Je lui avais donc suggéré un massage très sexuel ou quelque chose dans le genre. Il me fallait une interaction. Quand vous avez de Niro et moi dans un film, vous vous attendez à quelque chose de ce style. Et alors ils ont écrit cette scène...

EN : Vous avez travaillé cette scène de quelle façon?
Barbra : En fait, j'adore les massages. J'ai travaillé la séquence avec ma propre masseuse la veille, la chorégraphie ... J'ai voulu regarder des cassettes de sexologues thérapistes et c'était très amusant. C'est drôle parce que c'est si pratique, si pragmatique. C'est très terre à terre. Mais bon j'ai un diplôme à l'Université de Californie du Sud en étude de sexualité.
Dustin : Tu as un diplôme en sexualité?
Barbra : Je ne devrais pas le dire... Mais ce qui est merveilleux dans la vie, comme dans le film, c'est quand vous gardez quelque chose de sexuel dans une relation, quelque chose de chaud, que vous ne voulez pas laisser mourir, parce que c'est une force vitale, et que c'est drôle.
Dustin : Nous en avons parlé une fois. Parce que nous avons à partager nos vies entre acteurs. On s'est posé la question : "combien de fois par semaine tu fais l'amour?". On a bien du se confesser : nous avions sept jours de sexe par semaine.
Barbra : Et voilà!
Dustin : Un jour pour moi et six jours pour elle.

EN : Devons-nous vous croire, Barbra?
Barbra : Vous devez me croire. Vous voyez la pièce de Shaw, Jeanne d'Arc? "Celui qui dit la vérité doit sûrement être attrapé."

EN : Et le sexe est meilleur avec l'âge?
Barbra : Définitivement. Vous vous sentez plus libre. Vous êtes moins inhibé. Vous profitez bien plus du plaisir. On a un sens de la mortalité. Alors on vite chaque jour plus pleinement, et notre corps aussi.
Dustin : Heureusement. Quand j'ai commencé, quand j'étais adolescent, j'étais un éjaculateur précoce. Ejaculateur précoce un jour, éjaculateur précoce toujours. Mais quand vous vieillissez, vous êtes toujours précoce, mais ça prend une heure et demi.

# EN : Dustin, quelles sont vos comédies favorites?
Dustin : Je ne sais pas. J'aime bien le travail de Ben. C'est un comédien de premier plan. Quant à Barbra, pour moi, elle est avec Judy Holiday une des plus grandes comédiennes, dans le sens comique.

EN : Et vous Barbra?
Barbra : Donnez moi des indices...

EN : Buster Keaton, Jim Carrey...?
Barbra : Il y en a tellement...
Ben : Beaucoup, beaucoup, beaucoup. J'ai toujours aimé ces vieilles comédies de Preston Sturges.
Dustin : Alec Guiness.

EN : Barbra, des projets d'album ou de concerts?
Barbra : Barry Gibb est en train de m'écrire de nouvelles chansons. Quelqu'un m'a proposé l'idée de faire un album de chansons venant de différents pays. Peut être un album brésilien. Mais je ne ferais plus de tournées comme avant, parce que cela prend trop d'énergie de chanter trente chansons par soir. Mais quand j'ai fait ce concert pour Kerry...
Ben : Tu étais incroyable là...
Barbra : Oh merci, chéri. Mon fils...
Dustin : J'étais là. C'était la première fois qu'elle jouait avec quatre ou cinq instruments. Elle a toujours joué avec des orchestres...
Barbra : Quand j'ai démarré ce trio, je me suis dit : "je vais faire ça, mais je ne peux pas décoller du plancher, je ne peux pas marcher partout, chanter beaucoup de chansons. Mais je peux gérer un récital de trois morceaux.

EN : Et vous allez réaliser de nouveau?
Barbra : J'aime réaliser. Je ne jouerai pas dans mon prochain film. Je voudrais juste réaliser sans avoir à me préoccuper de mes cheveux, de mon maquillage et de mes lignes à apprendre. Je ne cherche pas activement de projet. Mais si j'en trouve un qui me passionne...

EN : Cela vous a pris du temps de vous décider à faire ce film?
Barbra : J'avais besoin de temps. J'avais besoin de faire des choses sur lesquelles je n'avais pas besoin d'être jugée, comme le jardinage. Même si j'ai été jugée là dessus, aussi, puisqu'une rose a pris mon nom et a gagné un prix.
Ben : Tu as une fleur qui a ton nom? Comment s'appelle-t-elle?
Dustin : Oui, comment s'appelle-t-elle?
Barbra : Barbra Streisand.

EN : Et pourquoi ne vouliez-vous pas être jugée de nouveau?
Barbra : Vous lisez plein d'articles sur vous, vous lisez des mots comme égocentrique sur vous. Je déteste parler de moi. Je n'aime pas faire des interviews. Mais mon métier, et le fait que je sois une femme n'arrange rien, m'oblige à parler de moi, à faire des interviews. Et alors on vous dit égocentrique.
Dustin : Si un mec est dur et fort, on dit, "Il est dur et fort." Si c'est une femme, on la traite de garce.

EN : Mais va-t-on quand même vous revoir au cinéma?
Barbra : Vous savez je n'aime pas beaucoup travailler. Je n'aime pas me réveiller tôt le matin. Je joue à la bourse, à six heures trente. Je suis fatiguée à huit heures trente. Et puis finalement je retourne me coucher. Je lis le journal le soir.
Dustin : Je donnerais une réponse différente à sa place. Steven Spielberg m'a raconté qu'avant de démarrer un film, le premier jour du tournage, il était obligé de se garer sur le bas côté et de vomir. Sugar Ray Leonard que j'ai rencontré une fois m'a dit qu'il avait la diarrhée avant chaque combat. Pavarotti était connu pour rester planter dans les coulisses. Il fallait que sa femme le pousse sur la scène. Ce n'est pas facile de faire face à ses peurs. Et le talent est lié en partie à un savoir faire mais aussi au coeur. Je comprends parfaitement ce à quoi est confrontée Barbra.
Barbra : Alors je passe du bon temps à la maison, en étant avec des gens que j'aime, en décorant mon chez moi. Construire une maison est une expérience très créative. C'est comme faire un film. J'ai du bon temps. Le travail ne me manque pas. Je suis très fainéante.
Dustin : Je ne suis pas d'accord avec sa réponse. Je pense que Barbra a commencé à réaliser des films, à l'origine, parce qu'elle n'était pas capable d'exploiter tout son talent à l'époque. Quand elle dit qu'elle s'ennuyait, mon opinion était que cela réclamait trop de travail, d'énergie, de douleur, de difficultés pour faire ce qu'elle voulait. C'est la raison de son hiatus de 8 années. Elle est revenue là, parce qu'elle se sentait en confiance et qu'on l'encourageait à être à son meilleur.
Barbra : C'est vrai. j'aime être désirée. Beaucoup de gens sont intimidés par moi, notamment les cinéastes. Jay ne l'était pas. Il aime collaborer, il est ouvert aux idées extérieures. C'est un signe de talent quand vous n'êtes pas effrayés par les opinions des autres. Vous vous les accaparez.

EN : Et vous, Ben, vous n'avez jamais été tenté de réaliser vous même ce film?
Ben : Oh non. Jamais. Jay Roach est un vrai maître, et il le fait sans effort.


   karine, intro : vincy