Ours d'or à Berlin cette année, Fuocoammare, par-delà Lampedusa décrit le quotidien des habitants de Lampedusa , frontière en pleine mer entre l'Europe et l'Afrique. De quoi nous sensibiliser à un problème souvent déformé par les médias.



Apollinaire, 13 films-poèmes
Aquarius
Below Sea Level
Chouette... un nouvel ami !
Dogs
El Sicario, Room 164
Fuocoammare, par-delà Lampedusa
Ivan Tsarevitch et la princesse changeante
L'étoile du jour
La danseuse
La déferlante
Le Pape François
Les Sept Mercenaires
Morgane
Nola Circus
Radin!
The Sea is Behind



L'effet aquatique
The Strangers
Comme des bêtes
The Wave
Dernier train pour Busan
Frantz



La Tortue rouge
Independence Day : Resurgence
Le BGG - Le Bon Gros Géant
La Couleur de la victoire
Guibord s'en va-t-en guerre
L'économie du couple
Jason Bourne
Parasol
S.O.S Fantômes
Stefan Zweig, adieu l'Europe
Toni Erdmann
Star Trek : Sans limites
Blood father
Fronteras
Le fils de Jean
Nocturama
Ben-Hur
Infiltrator
Voir du pays
Clash
War Dogs
Where to invade next ?
Victoria
Brooklyn Village
Cézanne et moi
Juste la fin du monde
Kubo et l'armure magique






 (c) Ecran Noir 96 - 16


  

Production : Imagine, Universal, DreamWorks
Distribution : UIP
Réalisation : Ron Howard
Scénario : Akiva Goldsman, d'après le livre de Sylvia Nasar
Montage : Mike Hill, Dan Hanley
Photo : Roger Deakins
Musique : James Horner
Durée : 136 mn
 

Russell Crowe : John Nash
Jennifer Connelly : Alicia Nash
Ed Harris : Parcher
Christopher Plummer : Sr. Rosen
Josh Lucas : Martin Hansen
Adam Goldberg : Sol
Paul Bettany : Charles Herman
 

sites sur Nash
 
 
A Beautiful Mind (Un homme d exception)


USA / 2001

13.02.02
 

Il y a d'abord la vie exceptionnelle de John Forbes Nash. Mathématicien génial, schizophrène patholgique, époux d'une superbe femme... Entre la folie pure et la raison la plus cartésienne, sa vie culmine avec un Prix Nobel d'économie en 94. Mais son plus beau combat sera celui contre les hallucinations dont il est victime. Il se prend même pour le Messie. C'est ce que raconte le livre (best-seller) de Sylvia Nasar, journaliste au NY Times. Cette biographie lui a valu le National Book Critic Circle Award. Tout ne sera pas repris dans le film...




C'est en lisant le portrait de Nash dans Vanity Fair que l'associé de Ron Howard, Brian Gazer, tombe amoureux de cette histoire vraie. Mélange de survie et de défi, de génie, et de désir, il y avait tout pour plaire au cinéaste Howard (Apollo 13). Gazer engage le scénariste Akiva Goldsman dont les parents ont fondé l'une des premières résidences pour enfants schizophrènes. Le parti pris d'Akiva était d'insérer une grande partie de fiction à travers une vie divisée réellement en trois phases (découverte, éclipse, consécration).
Pour Ron Howard, c'était peut être aussi l'occasion de réaliser un film "à Oscars". En effet la vie de Nash a tout le potentiel "à récompenses" (il obtiendra 4 Golden Globes, dont celui du meilleur drame et du meilleur acteur) : maladie mentale, itinéraire d'exception, reconnaissance, tragédie, et surtout une histoire d'amour violente, belle, au bord de la rupture. De l'avis des auteurs, la femme de Nash, Alicia, est la véritable héroïne de la vie du mathématicien.
D'ailleurs les critiques ne s'y trompent pas. Jennifer Connelly récolte quasiment tous les prix dans la catégorie second-rôle féminin, et part favorite pour les Oscars.
Russell Crowe a commencé le tournage, au lendemain de son Oscar pour Gladiator. Il venait de récupérer de sa blessure sur le tournage de Flora Plum, le film avorté de Jodie Foster. Etant donné que A Beautiful Mind a dépassé le cap des 100 millions de $ de recettes aux USA, il est évident que le charismatique acteur est très vite entré dans les dix stars les plus puissantes du moment à Hollywood.
On lui a adjoint Ed Harris (déjà excellent dans Apollo 13), Christopher Plummer et Josh Lucas. Ron Howard a insisté pour tourner l'histoire dans l'ordre chronologique (comme dans Apollo 13, encore....). Nash rencontra Crowe sur le plateau. Pas avant. Même si Nash avait eu l'occasion de donner une leçon de maths à l'équipe lors des séances de répétitions.
Pour Ron Howard, c'est aussi sa consécration. Alternant les films fantaisistes à effets spéciaux et les drames ancrés dans une pseudo-réalité, il a ainsi décrit l'univers des pompiers, des astronautes, des journalistes, de la TV, de la famille, passant de la comédie à l'action. La science a toujours été un de ses credo dans ses scénarii : pilule de jouvence, lutte contre le feu, découverte spatiale, ...Il est loin le temps de la série Happy Days et du film de George Lucas, American Graffiti.
Il n'empêche; le film cartonne en son pays. Mais le public français risque d'être un peu réticent, surtout que les critiques font la moue pour ce film très classique.  
 
vincy
 
 
 
 

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