Ça tombe à pic! La couleur de la victoire retrace l'itinéraire fantastique d'un petit fils d'esclave, noir, devenu champion olympique, devant Hitler. Jesse Owens est aujourd'hui une icône et il était temps d'avoir un film résumant sa vie.



A tous les vents du ciel
Black Stone
Carmina!
Comme des bêtes
Déesses indiennes en colère
Genius
Guibord s'en va-t-en guerre
Insaisissables 2
La Couleur de la victoire
Rio 2096
The Wave



Demain
A War
Diamant noir
Le monde de Dory
L'effet aquatique
Juillet août
The Strangers



Théo et Hugo dans le même bateau
Elle
Julieta
Ma Loute
Money Monster
Alice de l'autre du côté du miroir
Apprentice
Retour chez ma mère
The Neon Demon
Folles de joie
Dans les forêts de Sibérie
L'idéal
La forêt de quinconces
Avant toi
Le Secret des banquises
Love & Friendship
Casablancas, l'homme qui aimait les femmes
La Tortue rouge
Ninja Turtles 2
Florence Foster Jenkins
Hibou
L'âge de glace: Les lois de l'univers
Nos pires voisins 2
Sur quel pied danser
Tarzan
Viva
Truman
Elvis & Nixon
Colonia
Independence Day : Resurgence
Le BGG - Le Bon Gros Géant
Man on high heels






 (c) Ecran Noir 96 - 16


  

Production : Imagine, Universal, DreamWorks
Distribution : UIP
Réalisation : Ron Howard
Scénario : Akiva Goldsman, d'après le livre de Sylvia Nasar
Montage : Mike Hill, Dan Hanley
Photo : Roger Deakins
Musique : James Horner
Durée : 136 mn
 

Russell Crowe : John Nash
Jennifer Connelly : Alicia Nash
Ed Harris : Parcher
Christopher Plummer : Sr. Rosen
Josh Lucas : Martin Hansen
Adam Goldberg : Sol
Paul Bettany : Charles Herman
 

sites sur Nash
 
 
A Beautiful Mind (Un homme d exception)


USA / 2001

13.02.02
 

Il y a d'abord la vie exceptionnelle de John Forbes Nash. Mathématicien génial, schizophrène patholgique, époux d'une superbe femme... Entre la folie pure et la raison la plus cartésienne, sa vie culmine avec un Prix Nobel d'économie en 94. Mais son plus beau combat sera celui contre les hallucinations dont il est victime. Il se prend même pour le Messie. C'est ce que raconte le livre (best-seller) de Sylvia Nasar, journaliste au NY Times. Cette biographie lui a valu le National Book Critic Circle Award. Tout ne sera pas repris dans le film...




C'est en lisant le portrait de Nash dans Vanity Fair que l'associé de Ron Howard, Brian Gazer, tombe amoureux de cette histoire vraie. Mélange de survie et de défi, de génie, et de désir, il y avait tout pour plaire au cinéaste Howard (Apollo 13). Gazer engage le scénariste Akiva Goldsman dont les parents ont fondé l'une des premières résidences pour enfants schizophrènes. Le parti pris d'Akiva était d'insérer une grande partie de fiction à travers une vie divisée réellement en trois phases (découverte, éclipse, consécration).
Pour Ron Howard, c'était peut être aussi l'occasion de réaliser un film "à Oscars". En effet la vie de Nash a tout le potentiel "à récompenses" (il obtiendra 4 Golden Globes, dont celui du meilleur drame et du meilleur acteur) : maladie mentale, itinéraire d'exception, reconnaissance, tragédie, et surtout une histoire d'amour violente, belle, au bord de la rupture. De l'avis des auteurs, la femme de Nash, Alicia, est la véritable héroïne de la vie du mathématicien.
D'ailleurs les critiques ne s'y trompent pas. Jennifer Connelly récolte quasiment tous les prix dans la catégorie second-rôle féminin, et part favorite pour les Oscars.
Russell Crowe a commencé le tournage, au lendemain de son Oscar pour Gladiator. Il venait de récupérer de sa blessure sur le tournage de Flora Plum, le film avorté de Jodie Foster. Etant donné que A Beautiful Mind a dépassé le cap des 100 millions de $ de recettes aux USA, il est évident que le charismatique acteur est très vite entré dans les dix stars les plus puissantes du moment à Hollywood.
On lui a adjoint Ed Harris (déjà excellent dans Apollo 13), Christopher Plummer et Josh Lucas. Ron Howard a insisté pour tourner l'histoire dans l'ordre chronologique (comme dans Apollo 13, encore....). Nash rencontra Crowe sur le plateau. Pas avant. Même si Nash avait eu l'occasion de donner une leçon de maths à l'équipe lors des séances de répétitions.
Pour Ron Howard, c'est aussi sa consécration. Alternant les films fantaisistes à effets spéciaux et les drames ancrés dans une pseudo-réalité, il a ainsi décrit l'univers des pompiers, des astronautes, des journalistes, de la TV, de la famille, passant de la comédie à l'action. La science a toujours été un de ses credo dans ses scénarii : pilule de jouvence, lutte contre le feu, découverte spatiale, ...Il est loin le temps de la série Happy Days et du film de George Lucas, American Graffiti.
Il n'empêche; le film cartonne en son pays. Mais le public français risque d'être un peu réticent, surtout que les critiques font la moue pour ce film très classique.  
 
vincy
 
 
 
 

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