Avec La belle saison, Catherine Corsini passe un peu à côté de la chronique du mouvement féministe, de ses luttes et de ses conquêtes, mais elle raconte une histoire d'amour sensuelle entre des personnages qui sonnent justes.



American Ultra
Amnesia
Antigang
C'était une fois dans l'Ouest
Derrière le mur, la Californie
Dheepan, l'homme qui n'aimait pas la guerre
Hitman: Agent 47
La belle saison
Les dollars des sables
Les milles et une nuits, volume 3; L'enchanté
Les secrets des autres
Sinister 2
Une famille à louer
Ventos de Agosto
Vive les vacances
We Are Your Friends



Taxi Téhéran
Trois souvenirs de ma jeunesse
Ex Machina
Un Français
L'éveil d'Edoardo
Vice-Versa
Mustang
Les mille et une nuits - L'inquiet
Dior et moi
Microbe et Gasoil
Que viva Eisenstein !
Love
Mission : Impossible - Rogue Nation



Avengers: L'ère d'Ultron
La loi du marché
Mad Max: Fury Road
Jurassic World
Spy
Valley of love
Entourage
Love & Mercy
Terminator Genisys
Victoria
Tale of Tales, le conte des Contes
Daddy Cool
Hill of Freedom
Les Minions
Ant-Man
La femme au tableau
La Isla Minima
Le combat ordinaire
Les Nuits blanches du facteur
Les révoltés
Je suis mort mais j'ai des amis
Des apaches
Lena
Les bêtises
Pitch Perfect 2
While we're young
Le Petit Prince
Les chaises musicales
Les mille et une nuits - le désolé
Summer
Umrika
La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil
Les 4 Fantastiques
Oriana Fallaci
Sur la ligne
Ted 2
Tsili
Absolutely Anything
La nina de fuego
La face cachée de Margo






 (c) Ecran Noir 96 - 15


  

Production : Imagine, Universal, DreamWorks
Distribution : UIP
Réalisation : Ron Howard
Scénario : Akiva Goldsman, d'après le livre de Sylvia Nasar
Montage : Mike Hill, Dan Hanley
Photo : Roger Deakins
Musique : James Horner
Durée : 136 mn
 

Russell Crowe : John Nash
Jennifer Connelly : Alicia Nash
Ed Harris : Parcher
Christopher Plummer : Sr. Rosen
Josh Lucas : Martin Hansen
Adam Goldberg : Sol
Paul Bettany : Charles Herman
 

sites sur Nash
 
 
A Beautiful Mind (Un homme d exception)


USA / 2001

13.02.02
 

Il y a d'abord la vie exceptionnelle de John Forbes Nash. Mathématicien génial, schizophrène patholgique, époux d'une superbe femme... Entre la folie pure et la raison la plus cartésienne, sa vie culmine avec un Prix Nobel d'économie en 94. Mais son plus beau combat sera celui contre les hallucinations dont il est victime. Il se prend même pour le Messie. C'est ce que raconte le livre (best-seller) de Sylvia Nasar, journaliste au NY Times. Cette biographie lui a valu le National Book Critic Circle Award. Tout ne sera pas repris dans le film...




C'est en lisant le portrait de Nash dans Vanity Fair que l'associé de Ron Howard, Brian Gazer, tombe amoureux de cette histoire vraie. Mélange de survie et de défi, de génie, et de désir, il y avait tout pour plaire au cinéaste Howard (Apollo 13). Gazer engage le scénariste Akiva Goldsman dont les parents ont fondé l'une des premières résidences pour enfants schizophrènes. Le parti pris d'Akiva était d'insérer une grande partie de fiction à travers une vie divisée réellement en trois phases (découverte, éclipse, consécration).
Pour Ron Howard, c'était peut être aussi l'occasion de réaliser un film "à Oscars". En effet la vie de Nash a tout le potentiel "à récompenses" (il obtiendra 4 Golden Globes, dont celui du meilleur drame et du meilleur acteur) : maladie mentale, itinéraire d'exception, reconnaissance, tragédie, et surtout une histoire d'amour violente, belle, au bord de la rupture. De l'avis des auteurs, la femme de Nash, Alicia, est la véritable héroïne de la vie du mathématicien.
D'ailleurs les critiques ne s'y trompent pas. Jennifer Connelly récolte quasiment tous les prix dans la catégorie second-rôle féminin, et part favorite pour les Oscars.
Russell Crowe a commencé le tournage, au lendemain de son Oscar pour Gladiator. Il venait de récupérer de sa blessure sur le tournage de Flora Plum, le film avorté de Jodie Foster. Etant donné que A Beautiful Mind a dépassé le cap des 100 millions de $ de recettes aux USA, il est évident que le charismatique acteur est très vite entré dans les dix stars les plus puissantes du moment à Hollywood.
On lui a adjoint Ed Harris (déjà excellent dans Apollo 13), Christopher Plummer et Josh Lucas. Ron Howard a insisté pour tourner l'histoire dans l'ordre chronologique (comme dans Apollo 13, encore....). Nash rencontra Crowe sur le plateau. Pas avant. Même si Nash avait eu l'occasion de donner une leçon de maths à l'équipe lors des séances de répétitions.
Pour Ron Howard, c'est aussi sa consécration. Alternant les films fantaisistes à effets spéciaux et les drames ancrés dans une pseudo-réalité, il a ainsi décrit l'univers des pompiers, des astronautes, des journalistes, de la TV, de la famille, passant de la comédie à l'action. La science a toujours été un de ses credo dans ses scénarii : pilule de jouvence, lutte contre le feu, découverte spatiale, ...Il est loin le temps de la série Happy Days et du film de George Lucas, American Graffiti.
Il n'empêche; le film cartonne en son pays. Mais le public français risque d'être un peu réticent, surtout que les critiques font la moue pour ce film très classique.  
 
vincy
 
 
 
 

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