Jamais contente, adaptation de la trilogie de Marie Desplechin (la sœur de) par Emilie Deleuze, affronte l'adolescence sans ménagement. Avec son héroïne réjouissance, un scénario ciselé, le film déjoue les attentes et rend plutôt content.



Born to be Blue
Dalida
Entre les frontières
Harmonium
Jamais contente
La Grande Muraille
La mécanique de l'ombre
La reine Garçon
Ouvert la nuit
Power to Change
The Birth of a Nation
The Fits
The Last face
Un jour mon prince
Wanderlust



Ma vie de Courgette
Mademoiselle
Tu ne tueras point
L'ornithologue
Papa ou maman 2
Premier contact
Go Home
La jeune fille sans mains
Manchester by the Sea
Rogue One : A Star Wars Story
Your name
Neruda



Doctor Strange
Moi, Daniel Blake
Le client
Les Animaux Fantastiques
Alliés
La fille de Brest
Louise en hiver
Ma' Rosa
Sausage Party
Sully
Vaiana, la légende du bout du monde
Wolf and sheep
À Jamais
Absolutely Fabulous: Le Film
Baccalaureat
Carole Matthieu
Demain tout commence
Personal Shopper
Louise en hiver
Assassin's Creed
Avant le déluge
Beauté cachée
Paterson
Souvenir
American Pastoral
Hedi, un vent de liberté
L'Ami (François d'Assises et ses frères)
Le Fondateur
Passengers
La vallée des loups
Nocturnal Animals
Quelques minutes après minuit






 (c) Ecran Noir 96 - 17


(c) Gaumont Columbia Tristar  

Production : John Linson, David Fincher
Distribution : Gaumont Columbia Tristar Films
Réalisation : Catherine Hardwicke
Scénario : Stacy Peralta
Montage : Nancy Richardson
Photo : Elliot Davis
Décors : Chris Gorak
Musique : Mark Mothersbaugh
Costumes : Cindy Evans
Durée : 107 mn
 

Emile Hirsch : Jay Adams
Victor Rasuk : Tony Alva
John Robinson : Stacy Peralta
Michael Angarano : Sid
Nikki Reed : Kathy Alva
Rebecca De Mornay : Philaine
Heath Ledger : Skip Engblom
Johnny Knoxville : Topper
 

Site officiel
 
 
Les Seigneurs de Dogtown (Lords of Dogtown)


USA / 2005

20.07.2005
 

Les Seigneurs de Dogtown retrace l’histoire véridique de cette bande d’ami qui, dans les années 70, ont démocratisé les figures de casse-cou sur skateboard. Le Zephyr Shop était le second foyer des gamins de Dogtown, l’endroit où ils se retrouvaient tous. La boutique vendait des planches de surf et se transformait le soir en QG pour les fans de surf et de skate. Venice Beach. Santa Monica. En somme, la banlieue de Los Angeles. Le « Pacific Ocean Park » est un ancien parc d’attraction. Il était abandonné au moment où les Z-Boys ont commencé à y surfer. Aujourd’hui, il n’existe plus et l’équipe de décoration du film a du reconstruire entièrement la jetée du parc. L’auteur du scénario et héros de l’histoire, Stacy Peralta se souvient : « C’était un terrain de jeu pour hors-la-loi, il symbolise vraiment la topographie de ce qu’était Dogtown : un taudis en bord de mer. »




Il poursuit : « J’ai commencé à écrire Les Seigneurs de Dogtown peu après avoir présenté le documentaire Dogtown and Z-Boys [Prix du public et Prix du meilleur réalisateur pour un film documentaire au Festival de Sundance et Prix du meilleur documentaire à l’AFI Film Festival ainsi qu’un Independant Spirit Award]. J’avais écrit cinq scénarios avant celui-ci et il a été sans aucun doute ce que j’ai fait de plus difficile, de plus ambitieux et de plus éprouvant de toute ma vie. »

L’authenticité était la clé et la production a décidé de faire appel au plus grand nombre de véritable intervenant de l’histoire. Tony Alva a immédiatement accepté de participer au projet. Maintenant célèbre dans le monde entier, il a chorégraphié les cascades pour les skateurs et a enseigné aux acteurs non seulement a pratiquer le skate mais à le faire à la mode Z-Boys. Le choix des acteurs s’est aussi fait en collaboration avec les protagonistes authentiques.
Plus extrême et incontrôlable que le reste de l’équipe, Jay Adams est celui qui symbolise le mieux les hauts et les bas de ce sport. Catherine Hardwicke, la réalisatrice, commente le casting : « Emile Hirsch est un acteur fantastique avec un large registre de jeu. Il a le même look que Jay, il skate comme lui et on avait parfois l’impression que Jay avait pris possession de son corps. » Emile Hirsch explique : « Le don de Jay et sa malédiction aussi c’était son énergie dingue et spontanée. Il n’est jamais rentré dans le coté business. Lui, il était seulement skate et destroy. »

Pour réaliser ce film, il fallait non seulement un réalisateur qui sache ce que représentait le projet mais aussi quelqu'un dont la vision et le style s’accordent avec cet univers particulier. « Ce film est un projet de rêve, confie Catherine Hardwicke. Je vis à Venice, je surfe et je connais les gens impliqués, alors pour moi c’était une évidence. » La réalisatrice a reçu le prestigieux Director’s Award du Festival de Sundance 2003, pour Thirteen, qui marquait à la fois ses débuts de réalisatrice et de scénariste. Le film a remporté le prix du Jury au Festivals de Locarno et de Deauville, une mention spéciale au National Board of Review, le Prix du meilleur scénario au Festival de Nantucket, trois citations aux Independant Spirit Awards. Catherine Hardwicke est par ailleurs une chef décoratrice et une architecte réputée. On lui doit notamment les décors des films Les Rois du désert (David O’Russel), Vanilla Sky (Cameron Crowe), Mad City (Costa-Gavras)… Pourtant, le film a failli être réalisé par le cinéaste culte David Fincher (Seven, Alien 3, Fight Club, The Game), qui s’est contenté d’y figurer au générique en tant que producteur exécutif.
 
Axel
 
 
 
 

haut