Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.

Best LawyersNewyork Lawyers




Canción Sin Nombre
De Gaulle
Eté 85
L'envolée
La bonne épouse
La communion
Le capital au XXIe siècle
Lucky Strike
Radioactive
The Climb
Tiempo después
Une sirène à Paris



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 20


Mars  

Production : Why Not Productions
Distribution : Mars Distribution
Réalisation : Xavier Beauvois
Scénario : Xavier Beauvois, Guillaume Bréaud, Jean-Eric Troubat
Montage : Martine Giordano
Photo : Caroline Champetier
Décors : Alain Tchillinguirian
Son : Jean-Jacques Ferran
Maquillage : Françoise Andrejka
Durée : 110 mn
 

Nathalie Baye : Caroline Vaudieu
Jalil Lespert : Antoine Derouère
Roschdy Zem : Solo
Jacques Perrin : Clermont
Xavier Beauvois : Nicolas Morbé
Antoine Chappey : Louis Mallet
 

site officiel
 
 
Le petit lieutenant


France / 2004

16.11.05
 

Beauvois, Xavier, réalisateur français, trouvé par le cinéma « comme une fée qui serait venue (le) chercher ». Un art qu’il cherche et recherche pour, dit-il, « lui rendre le mieux possible en essayant de faire des films avec une plus grande morale, une plus grande rigueur ». Cette éthique, Beauvois la doit manifestement à celui qui fut son mentor, Jean Douchet, critique illustre et participant actif de la nouvelle vague, en son temps. Les jeunes gens des « Cahiers du Cinéma » firent alors de la morale au cinéma, une affaire qui devait contaminer la pensée et la manière de faire des films durant les cinquante année suivantes.




En 1995, le deuxième et fameux long-métrage de Beauvois avait révélé aux yeux du monde le souffle de son cinéma. N’oublie pas que tu vas mourir avait, cette année là, remporté le Prix du Jury au Festival de Cannes et le Prix Jean Vigo.
En tant qu’acteur, l’arrhe est laissé pour Ponette, de Jacques Doillon ou Le vent de la nuit, de Philippe Garrel, sur lequel il est aussi scénariste.

Dans Le petit lieutenant, le réalisateur interprète avec justesse un flic réac léger et franchement tête à claques. Avec ce nouveau film, il tente une incursion dans le film de genre, sans pour autant se laisser aller aux facilités que permettent les codifications courantes du polard. A l’écouter, bien qu’il ait étudié le sujet de très près en passant beaucoup de temps dans un commissariat, le genre serait presque un prétexte donné aux producteurs, une matière convaincante, lui permettant ensuite de réaliser son propre film dans le sous-texte.
A l’origine, le rôle de Vaudieu devait être interprété par Jacques Dutronc, avant d’être attribué à Nathalie Baye (sic). Beauvois, néanmoins semble ne pas regretter cette péripétie : « Ça apporte de la tendresse. On est plus ému, tout est beaucoup plus fragile que si c’était un homme. Je n’imagine plus la dernière scène du film avec un homme : je n’aurais pas pu finir sur un visage d’homme. ».
 
axel
 
 
 
 

haut