Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.

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 (c) Ecran Noir 96 - 20


Universal  

Production : Wingnut pictures, Universal pictures
Distribution : UIP
Réalisation : Peter Jackson
Scénario : Peter Jackson, Philippa Boyens, Fran Walsh, d'après une oeuvre de Edgar Wallace et Merian C. Cooper
Montage : Jamie Selkirk, Jabez Olssen
Photo : Andrew Lesnie
Décors : Grant Major
Musique : James Newton Howard
Effets spéciaux : WETA digital, Joe Letteri, Richard Taylot
Durée : 180 mn
 

Naomi Watts : Ann Darrow
Jack Black : Carl Denham
Adrien Brody : Jack Driscoll
Thomas Kretschmann : Capitaine Englehorn
Colin Hanks : Preston
Andy Serkis : Kong, Lumpy
Evan Parke : Hayes
Jamie Bell : Jimmy
Lobo Chan : Choy
 

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King Kong


Nouvelle Zélande / 2005

14.12.05
 

Avant même sa sortie (mondiale !), King Kong apparaît comme le film de tous les records : tout d’abord fixé à quelques 150 millions de dollars, le budget a allégrement atteint les 207 millions de dollars dont prés de 32 millions pour les seuls effets spéciaux supplémentaires (la scène sur le lac glacé ayant été imaginée en tout dernier lieu). Peter Jackson lui, n’a pas été « épargné ». Déjà milliardaire depuis la trilogie Lord of the Ring, le réalisateur s’est vu offrir un très confortable et très conséquent salaire de prés de 20 millions de dollars. Niveau Spielberg. Rien d’étonnant au final pour une super-hyper production ayant réuni plus de 1 300 techniciens à quelques 7 500 figurants pendant 131 jours dans des dizaines de studios de Nouvelle-Zélande. Il fallait bien trouver un prolongement "économique" à la trilogie de Tolkien, qui avait ressuscité l'industrie cinématographique de ce petit pays. Sans parler de la première bande-annonce internet du film  qui a été téléchargé par 100 millions de personnes le jour de sa mise en ligne.

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Mais c’est sans doute Peter Jackson lui-même qui décroche le record tant jalousé du « réalisateur le plus perspicace ». "J'avais 8 ou 9 ans lorsque je vis King Kong un vendredi soir, à la télévision. L'impact fut tel que je décidai sur le champ de devenir réalisateur." En effet, c’est à l’âge de 13 ans que l’adolescent précoce et boutonneux à réaliser son tout premier King Kong avec la caméra familiale. En 1996 après Fantômes contre fantômes, Universal Pictures et Miramax lui proposent enfin de réaliser son rêve en adaptant, sur grand écran, les aventures de son gorille préféré. Raté. "C'était un film d'aventures au second degré, très hollywoodien, plein de gags, de répliques à l'emporte-pièces." Sans doute effrayé par la bête, Hollywood préférera lui confier les rênes de la trilogie de Tolkien. Avec le succès que l’on connaît, consacré par un Oscar du meilleur réalisateur.

Coté acteurs : si le choix d’Adrian Brody, lui-même Oscarisé avec son Pianiste, dans le rôle de Jack Driscoll n’a jamais été remis en cause, celui d’Ann Darrow avait été initialement prévu pour Kate Winslet (elle a tourné avec Jackson dans Créatures célestes). Déjà que certains plans du film font penser à Titanic... Naomi Watts en a finalement hérité. Même son de cloche pour le rôle du réalisateur Carl Denham, prévu pour George Clooney, Robert de Niro et Alex Norton. Jack Black, qui venait de sortir Rock Academy, faisant hurler de rire les enfants de Jackson, fut finalement choisi, malgré sa faible popularité internationale. Grand seigneur, Peter Jackson souhaitait également offrir un rôle à Sir Ian « Gandalf » McKellen mais surtout à Fay Wray pour une séquence clin d’oeil. Mais l’actrice est décédée le 8 août 2004, un mois à peine avant le début du tournage. On note donc la présence de Jamie Bell (ex Billy Elliot), Thomas Kretschmann (Le pianiste, La chute, Stalingrad). Andy Serkis, après Gollum dans LOTR, incarne Kong (on le mettait en hauteur pour que Watts puisse "jouer" avec le gorille), mais aussi le cuisinier crado du bateau.

A noter que ce King Kong vient s’ajouter à la longue liste des adaptations cinématographiques du plus célèbre des gorilles. Si l’aventure a démarré en 1933 avec le film mythique de Merian C. Cooper, elle s’est poursuivie avec plus ou moins de succès – et de réussite – avec les versions japonaises de Ishiro Honda (dont un mythique King Kong VS Godzilla en 1962), et celle du réalisateur de La tour infernale, John Guillermin (1976, avec Jessica Lange et le défunt World Trade Center) entre autres. Sans oublier Le fils de Kong, suite sortie en 1934. Ou Tarzan et King Kong, délire bollywoodien des années 60. Indirectement, n'oublions pas le disneyien Mighty Joe Young, le Donkey Kong des premiers Nintendo et autres game boy préhistoriques, ou la suite de celui de 1976, King Kong Lives, en singe toutou, en 1986. Que du bonheur ! Mais attention, l'érotisme très "Belle et Bête" a disparu et Jackson assume sa vision plus enfantine du sujet : "Cet érotisme de 1933 s'est exprimé à une époque où il était pertinent d'évoquer une sexualité effrayante et ambiguë. Ce n'est plus vraiment le cas aujourd'hui : on sait que les gorilles sont végétariens, pas particulièrement violents, qu'ils vivent dans un environnement familial paisible..."
La version originale est sorti en pleine crise économique (faillite des banques). Episode qui ouvre ce remake de 2005 avec fortes images des photographes de l'époques, revues par le cinéma. Le film récolte alors des recettes record (5ème plus gros succès des années 30). Il est repris dans un cinéma art et essai de Paris lors de la sortie du remake, et il est dispo en DVD collector (avec la suite inclue!).

"Notre King Kong se situe, comme l'original, dans les années 30, et nous donnons de cette époque une image très réaliste, de même que nous traitons l'aventure de Skull Island comme un récit de survie, très âpre, très physique. Ce n'est pas parce qu'une histoire contient une part de fantastique qu'il faut nécessairement lui conférer un style fantastique. Je pense au contraire qu'il est bien plus intéressant de l'aborder par le biais de la réalité, de la rendre aussi réelle que possible et, par-là même, doublement extraordinaire" explique Jackson. "Le King Kong de 1933 est mon film favori. C'est sans doute pour cela que j'ai eu envie de le refaire. J'ai pensé qu'une nouvelle version de cette merveilleuse histoire, bénéficiant des technologies actuelles, pourrait être quelque chose de réellement spectaculaire." Pour justifier encore son ancrage dans les années 30, le cinéaste explique : "Je ne voyais pas comment justifier la présences des biplans au dessus de l'Empire State Building dans un contexte actuel. Et puis dans les années 30, on pouvait encore croire qu'il y avait quelque part dans le vaste univers une minuscule terra incognita."

Ici la terre inconnue c'est peut-être le jeu vidéo qui sort simultanément. L'auteur du remake est dans son temps; il a lancé le projet après avoir mordu à l'hameçon, grâce à ses enfants. "Il constitue une vision magnifiée du film. Il permet de développer des thèmes et des idées que nous n'avons pas pu totalement exprimer dans le film. En particulier les aventures dans Skull Island dont on peut explorer chaque recoin dans le jeu. Si nous avions dû le faire, le film aurait duré plus de cinq heures." Il a supervisé la création de ce jeu imaginé par le français Michel Ancel qui précise le rôle de Peter Jackson : "Jackson voulait qu'on puisse jouer Kong de temps en temps. Cette idée des deux points de vue enrichit l'histoire : Ann voit un autre Kong que les humains et endosser le rôle de la bête nous place aussi forcément dans une certaine empathie. La fin alternative, qui permet de sauver éventuellement King Kong, a aussi été voulue par Jackson."
Nul mystère : le jeu vidéo a largement dépassé le cinéma en terme de chiffres d'affaires. Pour l'instant, le Roi Kong n'a pas encore de comédie musicale prévue dans ses projets.
 
jean françois, EN
 
 
 
 

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