Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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 (c) Ecran Noir 96 - 24


  

Production : Paramount pictures, Dreamworks pictures
Distribution : Paramount Pictures France
Réalisation : Michael Bay
Scénario : Alex Kurtzman, Roberto Orci, d'après la série animée télévisée
Montage : Paul Rubell, Glen Scantlebury, Thomas A. Muldoon
Photo : Mitchell Amundsen
Décors : Jeff Mann
Son : Peter J. Devlin
Musique : Steve Jablonski
Effets spéciaux : John Frazier
Maquillage : Edouard F. Henriques III
Directeur artistique : Sean Haworth, Beat Frutiger, Kevin Kavanaugh
Durée : 144 mn
 

Shia LaBeouf : Sam
Jon Voight : John Keller
Megan Fox : Mikaela
Josh Duhamel : Sergent Lennox
Rachael Taylor : Maggie Madsen
John Turturro : Agent Simmons
 

bande annonce
Le site officiel
 
 
Transformers


USA / 2007

25.07.2007
 

JE SUIS UN TRANSFORMER MAIS CA NE FAIT RIEN





Heu, qu'est-ce que c'est, déjà, un transformer ? Ah oui, un robot qui a la faculté de se transformer en véhicule. Même qu'il en existe des gentils (menés par le très chouette Optimus Prime) et des méchants (les décepticons et leur horrible chef Mégatron), tout ce petit monde ayant choisi la terre pour s'entretuer gaiement et, au passage, décimer l'humanité.

Si vous n'aviez pas une dizaine d'années dans les 80's ou si vous n'avez jamais regardé la série animée télévisée "tranformers", elle-même inspirée d'une série de figurines et de comic-books, tout cela risque de vous sembler un brin tiré par les cheveux. Pas de panique, vous avez le temps de vous y faire. D'ici le 25 juillet, date de sortie du film de Michael Bay, on peut parier que les transformers vont envahir notre univers, voire déferler sur une nouvelle génération de pré-ados prêts à se laisser séduire en un tour de main.

Histoire de lancer le mouvement, DreamWorks Pictures et Paramount Pictures ont proposé à la presse de découvrir en avant-première une vingtaine de minutes du film (en vidéo au format professionnel Betacam numérique). Cette pratique consistant à montrer quelques scènes éparses d'une œuvre non terminée vaut ce qu'elle vaut, c'est-à-dire que si elle suscite un réel désir de spectateur, elle permet par contre rarement de juger de la qualité générale de l'intrigue (trop souvent réduite à la portion congrue dans ce genre de blockbusters) et des personnages.

Les quatre scènes dévoilées à cette occasion ne font pas vraiment exception. Dans l'une d'entre elles, on fait la connaissance du jeune héros, Sam, de sa voiture qui est un autobot, et de sa (future) petite amie, Mikaela. Les deux ados sont proprets et un peu falots, tout droits sortis d'une comédie romantique pour teenagers, tandis que la voiture ne communique que par chansons interposées. Humour parfaitement calibré et psychologie des personnages réduite à l'essentiel : on est dans la scène d'exposition par excellence, gentillette et destinée à être bousculée.

Dans la séquence suivante, on retrouve en effet Sam et Mikaela aux prises avec des transformers qui saccagent le jardin des parents de Sam. Le ton est toujours à la comédie, mais l'intérêt est clairement ailleurs. Pour la première fois, on voit des robots géants (dont Optimus prime) se mouvoir et même s'exprimer. L'image est si fluide qu'on en oublie presque la somme d'effets spéciaux et numériques qu'il a dû falloir pour en arriver là.

Et l'on n'est pas au bout de nos peines puisque les deux séquences restantes sont elles-aussi riches en émotions fortes. Cette fois, on est franchement dans l'actionner de base : explosions à tout va, fusillades, actions héroïques… et LE moment de bravoure, celui où un hélicoptère se transforme sous nos yeux en robot géant. Le plan est rapide, mais pas assez pour ne pas nous en mettre plein la vue. Fluidité, vitesse, précision… indubitablement, ça promet pour la suite !

D'autant que le dernier passage dévoilé par DreamWorks et Paramount est du même accabit. Dans le désert, des militaires sont surpris par l'attaque soudaine d'un robot-scorpion. Les scènes de combat sont entrecoupées par une conversation téléphonique entre un militaire affolé et un standardiste blasé qui ne comprend pas bien l'urgence de la situation. Ce mélange des genres entre la violence et l'humour potache laisse présager une certaine légèreté scénaristique en plus d'une succession d'effets spéciaux impressionnants. Rendez-vous le 25 juillet pour vérifier si la transformation est parfaitement réussie.

"Un merveilleux film d'été"

"J'ai toujours aimé les Transformers. Je ne chercherai pas à vous faire croire que j'achetais ces jouets et ces comics pour mes enfants. Non, c'est à moi qu'ils étaient destinés et c'est moi qui en tirais le plus de plaisir quand nous y jouions en famille. Fidèle collectionneur et fan inconditionnel, je pensais depuis longtemps qu'ils pourraient inspirer un merveilleux film d'été." L'homme qui parle ainsi n'est autre que Steven Spielberg, réalisateur de quelques-uns des plus grands succès de cinéma des trente dernières années, et producteur exécutif de Transfomers. Son enthousiasme communicatif a été pour beaucoup dans la réussite du projet. "Lorsque DreamWorks nous a dit que Steven était partant, j'ai pensé "que peut-on souhaiter de mieux ?" La suite ? Un pur bonheur !", confirme Tom DeSanto, coproducteur et véritable encyclopédie vivante de la BD.

Michael Bay ayant déjà fait appel au Département de la Défense pour plusieurs de ses films, il entretient d'excellentes relations avec ses responsables. C'est pourquoi la production de Transformers a eu accès à différentes bases militaires et a reçu l'autorisation de tourner dans l'enceinte et aux abords du Pentagone (une première depuis les attentats du 11 septembre 2001). Par ailleurs, l'équipe du film a pu utiliser des appareils haut de gamme tels que les avions cargos C-190, les F-117 ou encore le CV-22, un engin qui associe les fonctionnalités de l'avion et de l'hélicoptère. Enfin, durant toute la durée du tournage, un représentant de l'Aviation a servi de consultant sur les grandes séquences aériennes.

Vingt-cinq artistes ont été réunis pour réaliser des storyboards et illustrer les métamorphoses des robots/voitures, ce qui a pris des mois. Au final, seuls deux robots ont été manufacturés, les autobots Frenzy et Bumblebee. Ce dernier mesure près de six mètres de haut et pèse quatre tonnes. Soit une journée complète d'assemblage ! Mais bien sûr, c'est le numérique qui a joué le plus grand rôle dans l'animation des différents robots. Grâce aux superordinateurs de nouvelle génération, les artistes numériques ont réussi à obtenir une précision extrême dans les éclairages, les couleurs, les reflets et les textures.

Le choix des véhicules chargés de symboliser les robots a également été difficile et c'est finalement General motors qui l'a remporté avec une "écurie" comprenant notamment un prototype de Camaro (Bumblebee), un roadster Pontiac solstice GXP (Jazz), une ambulance dérivée de la Hummer H2 (Ratchet), une camionnette GMC Topkick 6500 (Ironhide), etc. Concernant les décepticons (également capables de se métamorphoser en avions), on retrouve un jet alien (Mégatron), un raptor jet F-22 (Starscream) ou encore un hélicoptère Sikorsky (Blackout). Autant de nouvelles figurines à commercialiser pour permettre à Steven Spielberg de jouer avec ses petits enfants…
 
MpM
 
 
 
 

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