Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



Blue Velvet
Femmes d'Argentine
Kongo
La bonne épouse
Le coeur du conflit
Les visages de la victoire
Radioactive
Trois étés
Un fils
Une sirène à Paris
Visions chamaniques
Vivarium
Yiddish



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
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L'extraordinaire voyage de Marona
1917
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L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
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Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
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Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 20


Gebeka  

Production : Les Armateurs, Studio O, Odec Kid Cartoons, Monipoly
Distribution : Gédéon
Réalisation : Michel Ocelot
Scénario : Michel Ocelot
Montage : Dominique Lefever
Décors : Thierry Million
Musique : Youssou n'Dour
Durée : 70 mn
 


Kirikou et les bêtes sauvage (la suite)
 
 
Kirikou et la sorcière 


France / 1998

10.12.98
 

Incroyable aventure de ce petit Africain. Mis à part les Américains, qui dans leur bêtise (ou leur jalousie) ont réfusé le film parce que Kirikou sa ballade tout nu, le dessin animé de Michel Ocelot a connu un parcours merveilleeux : un million d'entrées en France face à Mulan et au Prince d'Egypte, de nombreux prix (d'Annecy à Rouyn-Noranda), et bientôt un jeu CD-Rom.




Tout est parti d'un conte d'Afrique occidentale. Ocelot imagine cette histoire d'un enfant qui parle dans le ventre de sa mère, qui sauve le village de la domination d'une sorcière. Ce qui attire l'auteur c'est l'Afrique. pas celle des décors du Roi Lion, mais celle des Africains, de leurs légendes... un pari osé alors que le cinéma africain meurt lentement, et que les communautés africaines ou métissées sont peu voire pas représentées à la TV ou au cinéma en Europe.
Ocelot, qui a vécu son enfance en Guinée, ne pouvait avoir qu'un rapport affectif avec ce scénario. "J'ai voulu développer l'opposition petit enfant/grande sorcière; Kirikou est tout petit et tout nu, Karaba est sculpturale, bardée de bijoux, de méchanceté et de pouvoirs." Il préfère aussi que Kirikou acquiert de vraies réponses, et ne tue pas Karaba, contrairement à l'histoire originelle.
Il ajoute ses propres thèmes : questions d'enfants, convictions d'adultes, importance de la famille et de la communauté, l'harmonie avec le corps, la guerre des sexes, l'altruisme, l'astuce, le pardon, le temps, l'amour sous toutes ses formes... Une philosophie légèrement chrétienne, mais dénuée de morale. Evidemment on peut aller plus loin : Kirikou symbole d'une animation européenne (non formatée), et Karaba, représentant Disney. cependant on notera que tous les héros du film sont des indépendants, des auto-didactes.

Artistiquement, Ocelot pouvait s'inspirer des sculptures et des arts décoratifs (masques) africains. Mais il y a peu d'art graphique figuratif. Il a donc pris comme base le Douanier Rousseau (pour les décors de nature). L'Art égyptien a prédominé pour dessiner les personnages, qui ne devaient pas être caricaturaux. Tous les fétiches sont issues de statuettes d'art primitif. Et la musique a été composée par le chanteur mondialement célèbre Youssou N'Dour (qui a travaillé avec Peter Gabriel, Neneh Cherry...), star sénégalaise.

Sorti périlleusement et timidement avant les fêtes de 98, Kirikou est un grand succès. Et du coup l'auteur et les producteurs ont eu beaucoup moins de difficultés à boucler le budget du prochain (Princes et Princesses).
Ocelot, Président de l'Association Internationale du Film d'Animation, malgré ses talents de conteurs, faisait des films difficiles à vendre (sujets, format). Et il s'était ainsi marginalisé, dans un domaine où l'Europe s'était fait largement dépassé par les Américains (cinéma) et les Japonais (TV). C'est le pari d'un producteur sur un projet culturellement différent, plus proche de nos sensibilités. Après tou, les Américains pillent bien dans nos contes et légendes pour les transformer en produits "hollywoodiens". Il a d'ailleurs marché dans toute l'Europe. Cela a permis de relancer les espoirs et d'améliorer la diffusion des dessins animés français.
Vrai film de cinéma, au budget très étroit, ce long métrage animé a nécessité 5 ans de production.
Et un beau bébé est né, finalement... et s'appelle Kirikou.

PERSONNAGES
Kirikou "est un tout petit garçon qui sait ce qu'il veut et il le sait avant même sa naissance. Il est indépendant, généreux, vaillant, et il va faire face à la reodutable sorcière Karaba. Naturellement il rêve d'être grand."
Karaba "est une femme puissante méchante, et très belle." Elle n'aime pas les enfants, méprise les femmes, déteste les hommes et veut leur faire tout le mal possible. Elle vit isolée, entourée de fêtiches."
La Mère de Kirikou "est une jeune femme digne, un peu rejetée par les autres gens du village." Indépendante et ouverte d'esprit. Elle sera toujours là quand Kirikou en aura besoin.
L'oncle de Kirikou est un des rares hommes survivants du village. Ordinaire, il suit les ordres et ne veut pas être un héros.
Le Sage. Il habite la Montagne Interdite. C'est le grand-père de Kirikou. Il "est tendre, indulgent, et beau. il représente la vieillesse sereine, bienfaisante et noble."
Et puis il y a des fêtiches (esclaves redoutables et multiformes), les animaux (qui n'ont rien d'humanisés) et les plantes...
 
vincy
 
 
 
 

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