Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



Ailleurs
Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
Effacer l'historique
Ema
Enorme
La daronne
Lux Æterna
Peninsula
Petit pays
Rocks
Tenet
Un pays qui se tient sage



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 24


  

Production : Studio Ghibli, Tokuma Shoten, Yamato Transport, réseau NTV
Distribution : GBVI
Réalisation : Hayao Miyazaki
Scénario : Hayao Miyazaki, d'après le roman de Eiko Kadono
Montage : Shinji ïtsuka, Katsyya Kondô, Yoshifumi Kondô
Photo : Hirôshi Ono, Jûrô Sugimura
Son : Naoko Asari
Musique : Joe Hisaishi
Durée : 102 mn
 


Dossier : mangas
 
 
Majo no takkyubin (Kiki la petite sorcière / Kiki's Delivery service)


Japon / 1989

31.03.04
 

Hayao Miyazaki, depuis Kiki, a fait du chemin. Lorsqu'il sort son troisième long métrage d'animation (2 600 000 japonais accros durant l'été 1989), le réalisateur a obtenu d'immenses triomphes internationaux (Mononoke) et un Ours d'or du meilleur film à Berlin (Chihiro). Entre temps, l'ensemble de l'animation mondiale s'est réveillé. Et Disney, en pleine renaissance, a commencé à acquérir (et plagier) les productions du "maître du manga". D'ailleurs la version distribuée en France comme aux USA est modifiée : la gamine ne boit plus du café mais du chocolat chaud et on suggère vers la fin du film que le chat de Kiki est capable de parler de nouveau. Le film a la particularité de continuer durant le générique final.




Premier succès public des Studios Ghibli (mentionné sur un bus qui traverse la ville), la version originale (ici un peu dénaturé ou occidentalisé, comme on veut), n'a jamais été vue en France autrement qu'en import ou en pirate. le film a même eu plusieurs titres (jusqu'à Kiki l'ensorceleuse, Kiki la messagerie de l'ensorceleuse dans les festivals mangas). Ce film appartient à cette branche Miyazakienne où les gamines font leur initiation en frôlant les esprits et la magie. Kiki est une ancêtre de Chihiro. Le décor prend place non pas dans un Japon traditionnel mais plutôt dans l'exotisme européen (à l'instar de Porco Rosso, Le Château dans le ciel). La boulangerie a des airs autrichiens, une partie de la ville de Kokiro (inventée) a des allures de port méditerrannéen et une autre a les allures d'une ville au bord de la Baltique. "Aujourd'hui l'architecture ou les voitures manquent de caractère. Je n'ai pas envie de peindre un monde qui ne m'inspire pas. Je ne peux pas délivrer un message d'espoir en montrant par exemple, le Tokyo d'aujourd'hui", déclare l'auteur dans "Positif".
 
vincy
 
 
 
 

haut