Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



Ailleurs
Effacer l'historique
Ema
Enorme
Eté 85
Irréversible - version intégrale
La daronne
Lucky Strike
Petit pays
Rocks
Tenet
The Climb
Yakari, le film



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 20


  

Production : Lee Daniels Entertainment, Lions Gate
Distribution : Metropolitan Filmexport
Réalisation : Marc Forster
Scénario : Milo Addoca, Will Rokos
Montage : Matt Chesse
Photo : Roberto Schaefer
Musique : Asche & Spencer
Durée : 115 mn
 

Billy Bob Thornton : Hank Grotowski
Halle Berry : Leticia Musgrove
Peter Boyle : Buck Grotowski
Heath Ledger : Sonny Grotowski
Mos Def : Ryrus Cooper
Sean Puff Diddy Combs : Lawrence Musgrove
 

site officiel
 
 
A l'ombre de la haine (Monster's Ball)


USA / 2001

20.03.02
 

Monster's Ball est un petit film qui sort de nulle part, une production indépendante qui, de Toronto aux Oscars en passant par Berlin, poursuit son parcours prestigieux et allonge son palmarès.




Sortie discrète, mais succès réel, avec déjà 20 millions de $ au BO américain et surtout des prix d'interprétation pour l'actrice Halle Berry (Berlin, Screen Actor Guild, favorite pour les Oscars face à Sissy Spacek). Evidemment, les scènes de sexe - sulfureuses, crues, explicites pour reprendre un terme anglo-saxon - font parler d'elles. Elles représentent un certain risque pour deux acteurs hollywoodiens, mais aussi une garantie en cas de jackpot - ce qui est le cas. Il s'agit surtout du reflet exact d'un film déroutant le système, en se remplissant de silence, de franchise, de lucidité, d'impressions, et aussi de cul. Le montage initial du film en montrait davantage. Mais la menace de la censure américaine a convaincu producteurs et réalisateur de limiter l'exhibitionnisme. A Berlin, et dans les versions européennes et canadiennes, en revanche, rien n'empêchera d'exposer les fesses, les seins et les positions kamasutresques.
Cette vision "directe" de la sexualité peut s'expliquer par la vie européenne du réalisateur, Marc Forster, qui a passé sa jeunesse sur le Vieux Continent, en Suisse pour être exact. Quand il étudie le cinéma à New York, sa méconnaissance de la langue anglaise l'a forcé à expliquer ses créations par des images plus que par des dialogues.
De Niro, Tommy lee Jones côté acteurs, Sean Penn, Oliver Stone côté réalisateurs, beaucoup ont été "attachés" au projet avant qu'il ne voir le jour. Adepte du minimalisme, il est évidemment tombé amoureux de ce script qui circulait depuis un certain temps à Hollywood. Les auteurs refusaient les compromis, les dillutions pour "assagir" le scénario. Forster y voyait un aspect humain très fort, très intéressant. Son frère s'est suicidé, son père est mort un peu plus tard. Il s'étonnait des coïncidences. Y compris avec son second film, Everything put together, où l'on assiste aussi à la mort d'un enfant et à la désintégration d'une communauté d'amis.
Il n'eut que 25 jours pour tourner cette histoire forte, dure, en pleine chaleur subtropicale, en Louisiane. Ils tournaient près de dix scènes par jour. Thornton revenait de Cannes (pour la présentation de The Barber) lorsqu'il a enchaîné le film. C'est grâce à son nom que le financement du projet pu avoir lieu (10 millions de $). Toutes les grandes comédiennes noires ont voulu le rôle d'Halle Berry. A priori cette actrice était presque trop belle pour être crédible. Elle s'est battue pour obtenir le contrat, avec un cachet en deça de son niveau habituel. L'histoire démontrera le bien fondé de sa démarche passionnelle. Si on connaît maintenant bien Billy Bob Thornton (Monsieur Angelina Jolie), avec des films comme Bandits, The Barber ou Armageddon, il faut rappeler que la sublime Halle Berry s'est faite découvrir dans Jungle Fever de Spike Lee. Elle a tourné dans Boomerang, Bulworth et X-Men, avant le prochain 007, Meurs un autre jour. On note aussi la présence de l'Australien Heath Ledger (Chevalier, The Patriot), du vétéran Peter Boyle (Taxi Driver, Malcom X, Frankenstein Junior) et du rapper Sean Combs.
Pour finir, le titre du film a été changé en France, pour ne pas confondre avec une autre sortie du 20 mars 2002, Monstres et cie. "Le bal du monstre" est la fête que l'on célébrait en Angleterre la veille d'une exécution.
 
vincy
 
 
 
 

haut