Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



Ailleurs
Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
Effacer l'historique
Ema
Enorme
Eté 85
Irréversible - version intégrale
La daronne
Lucky Strike
Petit pays
Rocks
Tenet
The Climb
Un pays qui se tient sage
Yakari, le film



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 20


  

Production : Orly films, TF1 Films
Distribution : Ocean Films
Réalisation : Jean Veber
Scénario : Jean Veber
Montage : Georges Klotz
Photo : Laurent Fleutot
Son : Laurent Poirier, Michel Casang, Gérard Lamps
Musique : Marco Prince
Effets spéciaux : Eclair Numérique
Costumes : Thierry Delettre
Maquillage : Françoise Quilichini
Durée : 90 mn
 

Vincent Perez : Yan Lazarrec
Guillaume Depardieu : François Barrier
Clara Bellar : Mathilde
Laurent Gamelon : Maurice Battistoni
Pascal Légitimus : Tony, le travesti
Alice Taglioni : Christine
Atmen Kelif : Massoud
Kad Merad : le médecin légiste
Gabrielle Lazure : Martine
 

site officiel
 
 
Le pharmacien de garde


France / 2003

15.01.03
 

Enfant déjà, Jean Veber, fils de réalisateur Francis Veber, voulait passer derrière la caméra. Le déclic : son père, bien sûr, mais aussi King Kong, son "premier grand souvenir de cinéma". Fort d’une passion héréditaire pour le septième art, Jean Veber s'aventure donc naturellement dans des études cinématographiques, au collège de Santa Monica, à Los Angelès. Il se lance alors dans l’écriture et fait plusieurs stages, à la mise en scène de productions françaises et américaines, notamment L’armée des ténèbres, film d’horreur de Sam Raimi (réalisateur de Spider-Man). En 1993, il travaille avec Claude Pinoteau sur l’écriture de la comédie Cache-Cash. 1999 : Jean Veber passe à la réalisation, avec un court de sept minutes, La ballade de Don, comédie produite par Orly Films. Le pharmacien de garde est son tout premier long métrage : "un sujet qui me tenait à coeur " nous raconte Jean Veber. "Avec l’aide de Nicolas Vanier, qui avait produit mon court métrage, j’ai pu le porter à l’écran".




"J’avais envie de faire un film de genre. Pas tellement sur le modèle des films américains, mais plus sur le modèle français ­ je pense à Harry, un ami qui vous veut du bien, ou à Scènes de Crimes", explique Jean Veber. Passionné de littérature et cinéma fantastique, il décide donc de pimenter l’univers du Pharmacien de garde avec une dose de surnaturel. "Le fantastique qui m’intéresse le plus, c’est celui qui est ancrée dans la réalité", nous confie le réalisateur. C’est ainsi qu’il va se frotter à la culture Celte et s’inspirer de ses contes et légendes pour écrire le scénario. Combinés, récits mythologiques et problèmes contemporains permettaient d’ancrer l’histoire dans la réalité, et favorisaient une caractérisation précise du personnage incarné par Vincent Perez. "Ce que je voulais surtout, c’était donner au méchant une croisade juste, qu’il soit une sorte de Robin des Bois des temps modernes. Et, en même temps, son moyen pour mener sa croisade n’est pas le bon, puisqu’il choisit la violence. Ce qui fait de lui un personnage à la fois aimable et monstrueux", ajoute Jean Veber.
Aux yeux du réalisateur, Vincent Perez était le comédien idéal pour interpréter le tueur en série. Veber avait en mémoire le personnage d’Anthony Perkins, dans Psychose : "Hitchcock a choisi Anthony Perkins, un jeune premier séduisant, pour en faire un méchant. J’avais envie de retrouver cette dualité, cette fêlure, avec Vincent qui a ce côté charmant, mais qui peut dans la seconde devenir très inquiétant". Quant au choix de Guillaume Depardieu, Jean Veber a été touché par l’aura du comédien à l’écran : "j’avais constaté cette fragilité qui le rend particulièrement spécial et émouvant", nous confie-t-il.
Réunion d’un tueur magnifique et d’une âme sensible, donc. Le tout sur fond de légendes bretonnes et désastres écologiques : pour son premier long métrage Jean Veber n’a pas choisi la facilité... Et la saga meurtrière n’en est qu’à ses débuts, puisque, il a co-écrit Le Marquis Noir, réalisé par André Bonzel (co-réalisateur de C’est arrivé près de chez vous) : histoire d’un tueur de marquises à la cour de Louis XIV. Un thriller historique, donc, qui sortira au deuxième semestre 2003.
 
sabrina
 
 
 
 

haut