Ça tombe à pic! La couleur de la victoire retrace l'itinéraire fantastique d'un petit fils d'esclave, noir, devenu champion olympique, devant Hitler. Jesse Owens est aujourd'hui une icône et il était temps d'avoir un film résumant sa vie.



A tous les vents du ciel
Black Stone
Carmina!
Comme des bêtes
Déesses indiennes en colère
Genius
Guibord s'en va-t-en guerre
Insaisissables 2
La Couleur de la victoire
Rio 2096
The Wave



Demain
A War
Diamant noir
Le monde de Dory
L'effet aquatique
Juillet août
The Strangers



Théo et Hugo dans le même bateau
Elle
Julieta
Ma Loute
Money Monster
Alice de l'autre du côté du miroir
Apprentice
Retour chez ma mère
The Neon Demon
Folles de joie
Dans les forêts de Sibérie
L'idéal
La forêt de quinconces
Avant toi
Le Secret des banquises
Love & Friendship
Casablancas, l'homme qui aimait les femmes
La Tortue rouge
Ninja Turtles 2
Florence Foster Jenkins
Hibou
L'âge de glace: Les lois de l'univers
Nos pires voisins 2
Sur quel pied danser
Tarzan
Viva
Truman
Elvis & Nixon
Colonia
Independence Day : Resurgence
Le BGG - Le Bon Gros Géant
Man on high heels






 (c) Ecran Noir 96 - 16


  

Production : American Empirical pictures, Mordecai films, Touchstone pictures
Distribution : GBVI
Réalisation : Wes Anderson
Scénario : Wes Anderson, Owen Wilson
Montage : Daniel R. Padgett, Dylan Tichenor
Photo : Robert D. Yeoman
Décors : Carolyn Cartwright, Sandy Reynolds-Wasco
Musique : Mark Mothersbaugh
Costumes : Karen Patch
Directeur artistique : Carl Sprague
Durée : 108 mn
 

Gene Hackman : Royal Tenenbaum
Anjelica Huston : Etheline Tenenbaum
Gwyneth Paltrow : Margot Tenenbaum
Ben Stiller : Chas Tenenbaum
Luke Wilson : Richie Tenenbaum
Owen Wilson : Eli Cash
Danny Glover : Henry Sherman
Bill Murray : Raleigh St. Clair
Seymour Cassel : Dusty
Alec Bamdwin : le narrateur
 

 
 
The Royal Tenenbaums (La famille Tenenbaum)


USA / 2001

13.02.02
 

Prologue. Wes Anderson a d'abord imaginé les personnages. Une famille de génies. Ce n'est pas sans rappeler son précédent film, Rushmore. Un film culte où Jason Schwartzmann (qui fait ici un caméo lors d'un match de tennis) incarnait un enfant prodige mais totalement inadapté à son environnement américain. Le film fut maintes fois primés ou sélectionnés dans les Festivals. mais Disney n'y croyant pas, le distributeur planta la carrière potentielle du film. C'est d'autant plus regrettable que le premier film du jeune Anderson, Battle Rocket, fut un succès commercial inattendu.





Chapitre premier. C'est aussi une histoire de famille, de clan. Owen Wilson est un ami du réalisateur depuis l'Université du Texas. Ils ont écrit ensemble tous ses films. C'est lui qui a amené Ben Stiller dans la partition. Avec Stiller, Wilson a joué récemment dans Zoolander et Mon beau père et moi. On retrouve aussi Luke Wilson, le frère d'Owen. Il a joué dans les deux films d'Anderson. Bill Murray était aussi de l'aventure de Rushmore. Luke Wilson et lui ont aussi participé à Charlie's Angels. Ultime clin d'oeil : Anjelica Huston interprète une archéologue, le métier de la mère du cinéaste. La plupart des autres petits détails (nom de famille, balle dans la main) proviennent d'anecdotes de leur entourage.

Chapitre second. Huston, comme Paltrow et Hackman, tous oscarisés, ainsi que Glover, sont des nouveaux venus. Hackman en a profité pour être primé aux Golden Globes et à l'American Film Insititute, avec ce rôle. Pour Paltrow, c'est aussi la seconde comédie consécutive, après Shallow Hal, sorti quasiment simultanément. Ils complètent un casting charismatique. Anderson a écrit le rôle expressément pour Gene Hackman. Ce dernier, ainsi que Huston, ont attendu que leurs personnages gagnent en profondeur pour accepter leurs rôles.

Chapitre troisième. Autour des personnages, il fallait une direction artistique complexe mais perfectionniste. Wes Anderson rêvait d'un New York aussi stylisé que le Londres de Mary Poppins. Tout fut tourné à New York et dans ses environs. La résidence des Tenenbaums est un manoir réel situé à Harlem. Un rêve pour le réalisateurs avec un toit pour élever des faucons, trois chambres superposées par étages... Le Waldorf Astoria a servit de décors pour l'hôtel imaginaire (le Lindbergh Palace) où vit Royal. Même les vignettes (Antarctique, Paris, Jamaïque, Indiana...) ont été réalisées aux alentours de Big Apple. 240 scènes en 60 jours, où les acteurs faisaient des pauses dans la salle principale de la maison.

Chapitre quatrième. Eric Anderson, le frère du cinéaste, a aussi participé au film. Illustrateur et artiste, il fit les dessins qui représentent les personnages mais aussi les 17 portraits de Margot et les dessins d'enfants du vestibule. Les costumes ont évidemment leur importance. Ces uniformes (détail constant de ses films) ont un rôle à jouer dans la définition du personnage : cow boy en slip, jogging rouge, style intello ou chic, fourrures, bandeau de tennis... Ils figent les adultes dans leurs tenues d'enfance. A cela, il faut ajouter la musique, influence réelle d'une scène ou illustration d'une atmosphère. Cela ve de Ravel à John Lennon, des Clash à Dylan, de Satie aux Rolling Stones, de Lou Reed à Brian Wilson.

Epilogue. Le film fait les délices de la presse "in". Tellement loin des comédies stéréotypées hollywoodiennes. Le film a obtenu un succès non négligeable aux States (50 millions de $ pour un modeste budget de 21 millions de $) et une nomination aux Oscars (le scénario). On ne peut pas dire qu'il sorte avec grand fracas en France, ce qui est dommage. Mais ce ne sera pas la première fois qu'un film américain deviendra culte avec les années grâce à quelques cinéphiles avertis.
 
vincy
 
 
 
 

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