Dear White People, prix du public à sundance, est une satire sociale où des personnages de Spike Lee seraient plongés dans des méli-mélos à la Almodovar, pour résumer. Une comédie intelligente et loufoque qui dénonce le racisme sans l'enferme dans une case.



300 hommes
A trois on y va
Cendrillon
Dear White People
Diversion
El Evangelio de la carne
Enfances nomades
L'homme des foules
La sapienza
Le petit homme
Paris of the North
Un amour
Voyage en Chine
Waste Land



Timbuktu
Whiplash
L'affaire SK1
Les nouveaux sauvages
Snow Therapy
It Follows
Kingsman: Services secrets
Citizenfour
Selma
Tu dors Nicole



La famille Bélier
Invincible
Les souvenirs
Une merveilleuse histoire du temps
Into the Woods: Promenons-nous dans les bois
Imitation game
Frank
Jupiter: Le destin de l'univers
La grande aventure de Maya l'abeille
Les jours venus
Papa ou Maman
L'enquête
Les merveilles
Les nouveaux héros
Mon fils
Cinquante nuances de Grey
Bob l'éponge: Un héros sort de l'eau
American Sniper
Max et Lenny
Things People Do
Vincent n'a pas d'écailles
Projet Almanac
Tracers
Loin de mon père
Les chevaliers du Zodiaque - la légende du Sanctuaire
Le dernier loup
Hungry Hearts
Birdman (ou la surprenante vertu de l'ignorance)
Inherent Vice
L'Art de la fugue
Le cercle
Tokyo Fiancée
1001 grammes
Le dernier coup de marteau
The Voices
Big Eyes
Divergente 2: L'insurrection
Furyo
Hacker
Still Alice
Un homme idéal






 (c) Ecran Noir 96 - 15


  

Production : American Empirical pictures, Mordecai films, Touchstone pictures
Distribution : GBVI
Réalisation : Wes Anderson
Scénario : Wes Anderson, Owen Wilson
Montage : Daniel R. Padgett, Dylan Tichenor
Photo : Robert D. Yeoman
Décors : Carolyn Cartwright, Sandy Reynolds-Wasco
Musique : Mark Mothersbaugh
Costumes : Karen Patch
Directeur artistique : Carl Sprague
Durée : 108 mn
 

Gene Hackman : Royal Tenenbaum
Anjelica Huston : Etheline Tenenbaum
Gwyneth Paltrow : Margot Tenenbaum
Ben Stiller : Chas Tenenbaum
Luke Wilson : Richie Tenenbaum
Owen Wilson : Eli Cash
Danny Glover : Henry Sherman
Bill Murray : Raleigh St. Clair
Seymour Cassel : Dusty
Alec Bamdwin : le narrateur
 

 
 
The Royal Tenenbaums (La famille Tenenbaum)


USA / 2001

13.02.02
 

Prologue. Wes Anderson a d'abord imaginé les personnages. Une famille de génies. Ce n'est pas sans rappeler son précédent film, Rushmore. Un film culte où Jason Schwartzmann (qui fait ici un caméo lors d'un match de tennis) incarnait un enfant prodige mais totalement inadapté à son environnement américain. Le film fut maintes fois primés ou sélectionnés dans les Festivals. mais Disney n'y croyant pas, le distributeur planta la carrière potentielle du film. C'est d'autant plus regrettable que le premier film du jeune Anderson, Battle Rocket, fut un succès commercial inattendu.





Chapitre premier. C'est aussi une histoire de famille, de clan. Owen Wilson est un ami du réalisateur depuis l'Université du Texas. Ils ont écrit ensemble tous ses films. C'est lui qui a amené Ben Stiller dans la partition. Avec Stiller, Wilson a joué récemment dans Zoolander et Mon beau père et moi. On retrouve aussi Luke Wilson, le frère d'Owen. Il a joué dans les deux films d'Anderson. Bill Murray était aussi de l'aventure de Rushmore. Luke Wilson et lui ont aussi participé à Charlie's Angels. Ultime clin d'oeil : Anjelica Huston interprète une archéologue, le métier de la mère du cinéaste. La plupart des autres petits détails (nom de famille, balle dans la main) proviennent d'anecdotes de leur entourage.

Chapitre second. Huston, comme Paltrow et Hackman, tous oscarisés, ainsi que Glover, sont des nouveaux venus. Hackman en a profité pour être primé aux Golden Globes et à l'American Film Insititute, avec ce rôle. Pour Paltrow, c'est aussi la seconde comédie consécutive, après Shallow Hal, sorti quasiment simultanément. Ils complètent un casting charismatique. Anderson a écrit le rôle expressément pour Gene Hackman. Ce dernier, ainsi que Huston, ont attendu que leurs personnages gagnent en profondeur pour accepter leurs rôles.

Chapitre troisième. Autour des personnages, il fallait une direction artistique complexe mais perfectionniste. Wes Anderson rêvait d'un New York aussi stylisé que le Londres de Mary Poppins. Tout fut tourné à New York et dans ses environs. La résidence des Tenenbaums est un manoir réel situé à Harlem. Un rêve pour le réalisateurs avec un toit pour élever des faucons, trois chambres superposées par étages... Le Waldorf Astoria a servit de décors pour l'hôtel imaginaire (le Lindbergh Palace) où vit Royal. Même les vignettes (Antarctique, Paris, Jamaïque, Indiana...) ont été réalisées aux alentours de Big Apple. 240 scènes en 60 jours, où les acteurs faisaient des pauses dans la salle principale de la maison.

Chapitre quatrième. Eric Anderson, le frère du cinéaste, a aussi participé au film. Illustrateur et artiste, il fit les dessins qui représentent les personnages mais aussi les 17 portraits de Margot et les dessins d'enfants du vestibule. Les costumes ont évidemment leur importance. Ces uniformes (détail constant de ses films) ont un rôle à jouer dans la définition du personnage : cow boy en slip, jogging rouge, style intello ou chic, fourrures, bandeau de tennis... Ils figent les adultes dans leurs tenues d'enfance. A cela, il faut ajouter la musique, influence réelle d'une scène ou illustration d'une atmosphère. Cela ve de Ravel à John Lennon, des Clash à Dylan, de Satie aux Rolling Stones, de Lou Reed à Brian Wilson.

Epilogue. Le film fait les délices de la presse "in". Tellement loin des comédies stéréotypées hollywoodiennes. Le film a obtenu un succès non négligeable aux States (50 millions de $ pour un modeste budget de 21 millions de $) et une nomination aux Oscars (le scénario). On ne peut pas dire qu'il sorte avec grand fracas en France, ce qui est dommage. Mais ce ne sera pas la première fois qu'un film américain deviendra culte avec les années grâce à quelques cinéphiles avertis.
 
vincy
 
 
 
 

haut