A ciambra présenté à la Quinzaine des réalisateurs, confirme le talent de Jonas Carpignano, après la révélation de Meditterranea. Un film dans la veine des fresques néo-réalistes italiennes, focalisées sur un jeune gitan pris entre plusieurs feux. Renversant.



A Ciambra
American Assassin
Ça (It)
Des rêves sans étoiles
Dieu n'est pas mort
Faute d'amour
Gauguin, voyage à Tahiti
Kiss & Cry
L'un dans l'autre
La mort se mérite
Laetitia
Les hommes d'argile
Mon garçon
Mr Chat et les Shammies



Le grand méchant renard et autres contes...
Le Caire Confidentiel
Baby Driver
La région sauvage
120 battements par minute
Belle de jour
Petit paysan
Jeannette, l'enfance de Jeanne d'Arc
Une famille Syrienne
Good Time
Le redoutable
Home



Okja
Visages, Villages
Moi, moche et méchant 3
Spider-Man: Homecoming
Une femme fantastique
Dunkerque
Valérian et la Cité des mille planètes
Atomic Blonde
Cars 3
Hitman & Bodyguard
La Planète des Singes: Suprématie
Lola Pater
Mort à Sarajevo
Que Dios Nos Perdone
Une femme douce
Les proies
Gabriel et la montagne
Patti Cake$
Wind River
Barbara
Le chemin
Otez-moi d'un doute
Barry Seal: American Traffic
Les grands esprits
Mary
Mother!
Nos années folles






 (c) Ecran Noir 96 - 17


  

Production : American Empirical pictures, Mordecai films, Touchstone pictures
Distribution : GBVI
Réalisation : Wes Anderson
Scénario : Wes Anderson, Owen Wilson
Montage : Daniel R. Padgett, Dylan Tichenor
Photo : Robert D. Yeoman
Décors : Carolyn Cartwright, Sandy Reynolds-Wasco
Musique : Mark Mothersbaugh
Costumes : Karen Patch
Directeur artistique : Carl Sprague
Durée : 108 mn
 

Gene Hackman : Royal Tenenbaum
Anjelica Huston : Etheline Tenenbaum
Gwyneth Paltrow : Margot Tenenbaum
Ben Stiller : Chas Tenenbaum
Luke Wilson : Richie Tenenbaum
Owen Wilson : Eli Cash
Danny Glover : Henry Sherman
Bill Murray : Raleigh St. Clair
Seymour Cassel : Dusty
Alec Bamdwin : le narrateur
 

 
 
The Royal Tenenbaums (La famille Tenenbaum)


USA / 2001

13.02.02
 

Prologue. Wes Anderson a d'abord imaginé les personnages. Une famille de génies. Ce n'est pas sans rappeler son précédent film, Rushmore. Un film culte où Jason Schwartzmann (qui fait ici un caméo lors d'un match de tennis) incarnait un enfant prodige mais totalement inadapté à son environnement américain. Le film fut maintes fois primés ou sélectionnés dans les Festivals. mais Disney n'y croyant pas, le distributeur planta la carrière potentielle du film. C'est d'autant plus regrettable que le premier film du jeune Anderson, Battle Rocket, fut un succès commercial inattendu.





Chapitre premier. C'est aussi une histoire de famille, de clan. Owen Wilson est un ami du réalisateur depuis l'Université du Texas. Ils ont écrit ensemble tous ses films. C'est lui qui a amené Ben Stiller dans la partition. Avec Stiller, Wilson a joué récemment dans Zoolander et Mon beau père et moi. On retrouve aussi Luke Wilson, le frère d'Owen. Il a joué dans les deux films d'Anderson. Bill Murray était aussi de l'aventure de Rushmore. Luke Wilson et lui ont aussi participé à Charlie's Angels. Ultime clin d'oeil : Anjelica Huston interprète une archéologue, le métier de la mère du cinéaste. La plupart des autres petits détails (nom de famille, balle dans la main) proviennent d'anecdotes de leur entourage.

Chapitre second. Huston, comme Paltrow et Hackman, tous oscarisés, ainsi que Glover, sont des nouveaux venus. Hackman en a profité pour être primé aux Golden Globes et à l'American Film Insititute, avec ce rôle. Pour Paltrow, c'est aussi la seconde comédie consécutive, après Shallow Hal, sorti quasiment simultanément. Ils complètent un casting charismatique. Anderson a écrit le rôle expressément pour Gene Hackman. Ce dernier, ainsi que Huston, ont attendu que leurs personnages gagnent en profondeur pour accepter leurs rôles.

Chapitre troisième. Autour des personnages, il fallait une direction artistique complexe mais perfectionniste. Wes Anderson rêvait d'un New York aussi stylisé que le Londres de Mary Poppins. Tout fut tourné à New York et dans ses environs. La résidence des Tenenbaums est un manoir réel situé à Harlem. Un rêve pour le réalisateurs avec un toit pour élever des faucons, trois chambres superposées par étages... Le Waldorf Astoria a servit de décors pour l'hôtel imaginaire (le Lindbergh Palace) où vit Royal. Même les vignettes (Antarctique, Paris, Jamaïque, Indiana...) ont été réalisées aux alentours de Big Apple. 240 scènes en 60 jours, où les acteurs faisaient des pauses dans la salle principale de la maison.

Chapitre quatrième. Eric Anderson, le frère du cinéaste, a aussi participé au film. Illustrateur et artiste, il fit les dessins qui représentent les personnages mais aussi les 17 portraits de Margot et les dessins d'enfants du vestibule. Les costumes ont évidemment leur importance. Ces uniformes (détail constant de ses films) ont un rôle à jouer dans la définition du personnage : cow boy en slip, jogging rouge, style intello ou chic, fourrures, bandeau de tennis... Ils figent les adultes dans leurs tenues d'enfance. A cela, il faut ajouter la musique, influence réelle d'une scène ou illustration d'une atmosphère. Cela ve de Ravel à John Lennon, des Clash à Dylan, de Satie aux Rolling Stones, de Lou Reed à Brian Wilson.

Epilogue. Le film fait les délices de la presse "in". Tellement loin des comédies stéréotypées hollywoodiennes. Le film a obtenu un succès non négligeable aux States (50 millions de $ pour un modeste budget de 21 millions de $) et une nomination aux Oscars (le scénario). On ne peut pas dire qu'il sorte avec grand fracas en France, ce qui est dommage. Mais ce ne sera pas la première fois qu'un film américain deviendra culte avec les années grâce à quelques cinéphiles avertis.
 
vincy
 
 
 
 

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