Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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La tête la première


Belgique / 2012

17.10.2013
 



JE T'AIME, MOI NON PLUS





La tête est la première est un film qui se prend en cours de route avec la rencontre de deux adolescents qui vont faire un bout de chemin ensemble, c’est l’histoire d’une parenthèse où tout serait possible. On les trouve justement dès le début au bord de la route en train de faire de l’autostop, la destination semble aussi incertaine que là d’où ils viennent. Peu importe : l’important, c’est le voyage, et le voyage forme la jeunesse. Adrien essaye de devenir comédien et Zoé n’a envie de rien, ils n’allaient pas dans la même direction mais lui va décider de la suivre…

La tête la première véhicule tout le charme des films amateurs, le charme de ceux qui savent faire mais qui veulent faire comme ils peuvent avec les moyens du bord. La réalisatrice Amélie van Elmbt suit les pas de ses deux personnages qui, en allant d’un endroit à un autre, vont faire plusieurs rencontres qui vont les rapprocher. Tout à la fois road-movie bucolique et divagation sur le sens de la vie, le film fourmille de clichés sur la fin de l’adolescence mais un certain charme s’en échappe et séduit.

« Pas envie de devenir quelqu’un, plutôt devenir moi-même. »

Zoé et Adrien vont jeter leurs papiers dans l’eau, se réfugier dans une maison qui était fermée, s’amuser à la fête d’un village, reprendre la route pour une autre ville… Ces pérégrinations sont les moments où ils vont se découvrir l’un l’autre. Les moments où la réalisatrice parvient non pas à recréer artificiellement des séquences de vie mais plutôt à saisir naturellement des scènes de vie sont ceux où le duo se trouve confronté à d’autres personnes. Louise qui est récupérée à une gare tout comme plus tard un autre homme déniché chez lui vont déclencher la tension d’un impossible trio amoureux.

« Peut-être que tu comptes plus que ce que je pense, tu rends ma vie trop compliquée. »

Un film comme La tête la première ressemble à une anomalie marginale avec autour la plupart des autres films plus formatés "Cinéma". Tandis que les gros films font remarquer des petits défauts, La tête la première est un petit film qui montre des belles qualités. Il a été produit avec l’énergie et la générosité d’un court-métrage (autofinancé, une petite équipe…, puis un soutien à la post-production) et il s’en dégage une fraîcheur pétillante qui le fait sélectionner par l’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) pour Cannes 2012, et enfin trouver un distributeur. Tout comme Donoma, La vie au ranch ou Rengaine, ce film témoigne que le talent peut tout à fait s’affranchir d’une lourde logistique. Les acteurs David Murgia et Alice de Lencquesaing avec la fougue et les hésitations de leur jeunesse offrent à l’image un duo auquel on s’attache, et dont est ravi d’avoir croisé la route.
 
Kristofy

 
 
 
 

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