Jamais contente, adaptation de la trilogie de Marie Desplechin (la sœur de) par Emilie Deleuze, affronte l'adolescence sans ménagement. Avec son héroïne réjouissance, un scénario ciselé, le film déjoue les attentes et rend plutôt content.



Born to be Blue
Dalida
Entre les frontières
Harmonium
Jamais contente
La Grande Muraille
La mécanique de l'ombre
La reine Garçon
Ouvert la nuit
Power to Change
The Birth of a Nation
The Fits
The Last face
Un jour mon prince
Wanderlust



Ma vie de Courgette
Mademoiselle
Tu ne tueras point
L'ornithologue
Papa ou maman 2
Premier contact
Go Home
La jeune fille sans mains
Manchester by the Sea
Rogue One : A Star Wars Story
Your name
Neruda



Doctor Strange
Moi, Daniel Blake
Le client
Les Animaux Fantastiques
Alliés
La fille de Brest
Louise en hiver
Ma' Rosa
Sausage Party
Sully
Vaiana, la légende du bout du monde
Wolf and sheep
À Jamais
Absolutely Fabulous: Le Film
Baccalaureat
Carole Matthieu
Demain tout commence
Personal Shopper
Louise en hiver
Assassin's Creed
Avant le déluge
Beauté cachée
Paterson
Souvenir
American Pastoral
Hedi, un vent de liberté
L'Ami (François d'Assises et ses frères)
Le Fondateur
Passengers
La vallée des loups
Nocturnal Animals
Quelques minutes après minuit






 (c) Ecran Noir 96 - 17


Warner Bros  



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Wild Wild West (Les mystères de l'Ouest)


USA / 1999

04.08.99
 



L'OUEST A PERDU LE NORD FACE AU SUD





"Et on dit que les savants ont toute leur tête !"

Il devient de plus en plus difficile d'écrire des critiques de films. D'abord parce que les films venus des studios hollywoodiens se suivent et se ressemblent. La différence réside alors dans le casting, le style éventuel, et la dose de pyrotechnie utilisée. Ensuite, parce qu'en adaptant des séries TV sur grand écran, les scénarii sont des calques de ce qu'on connaît déjà et suivent les mêmes recettes, les mêmes épisodes pour essayer de soutenir l'attention du spectateur.

On doit le dire : Wild Wild West n'a rien d'original, à notre grande déception. Autant de dollars pour un résultat si convenu, c'est à se demander si les décideurs de la Warner ont encore de l'imagination. Le film reprend des éléments de X-files (Maïs), des Avengers (Machines folles), de Mission : Impossible (Déguisement)... bref, jamais on n'est surpris.
Certaines idées sont gâchées (le chariot de nitroglycérine, sans suspens), d'autres plutôt bien vues (Will Smith en train de se battre vêtu de son seul chapeau ; l'oreille de Ted Levine en forme de cor, et le petit chien qui aboie, comme pour rappeler le logo de Pathé Marconi ; Will Smith en Ebonna dansante...). Et puis bon, les clins d'oeils inévitables (West, James West à la façon d'un 007), du français dans le texte, des sous entendus scabreux, et sexuels, un pré-générique avec un fou qui délire, etc…

Rien de nouveau à l'West. Le film est machiste, comme il fallait s'y attendre. Hayek est superflue et toujours mise à l'image pour son cul. Tout y est redondant: une scène explicative qui appelle une scène d'action, un dialogue qui fait écho à ce qui suivra, etc... L'humour est très ado : les psys se régaleront avec cette version un peu gay de la série (faux seins, travestis, positions en dessous de la ceinture...). Dommage que le couple Smith-Kline, individuellement bons comme il faut, ne fonctionne pas. La chimie n'opère pas. Tout comme Branagh, trop caricatural, avec un personnage trop banal et déjà vu. Le film manque de nuance(s).

On ne garde donc aucun souvenir de ce film, produit divertissant mais prévisible jusqu'au bout. Il reste le générique, fidèle au mythique visuel TV, avec la musique légendaire (qui se transforme en hip-hop de mauvais goût). Mais ça ne fait pas un film... On le regrette d'autant plus que Barry Sonnenfeld a un ton ; un style qui ne se retrouve nulle part, loin de l'humour noir de MIB, Get Shorty ou La Famille Addams.

(ndlr : Au fait, y'-avait-il des lunettes de soleil à cette époque ?)
 
vincy

 
 
 
 

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