Presqu'un an après sa présentation à Un certain regard à Cannes, Jauja sort enfin en salles. Le film de Lisandro Alonson envoûte tant la rêverie nous happe: les paysages de la Patagonie et l'errance de Viggo Mortensen valent d'explorer ce territoire étrange et captivant.



Avengers: L'ère d'Ultron
Broadway Therapy
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Entre amis
Every Thing Will Be Fine
Good Kill
Jauja
Jiseul
Le dos rouge
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Les nouveaux sauvages
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Kingsman: Services secrets
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Dear White People
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 (c) Ecran Noir 96 - 15


Warner Bros  



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Wild Wild West (Les mystères de l'Ouest)


USA / 1999

04.08.99
 



L'OUEST A PERDU LE NORD FACE AU SUD





"Et on dit que les savants ont toute leur tête !"

Il devient de plus en plus difficile d'écrire des critiques de films. D'abord parce que les films venus des studios hollywoodiens se suivent et se ressemblent. La différence réside alors dans le casting, le style éventuel, et la dose de pyrotechnie utilisée. Ensuite, parce qu'en adaptant des séries TV sur grand écran, les scénarii sont des calques de ce qu'on connaît déjà et suivent les mêmes recettes, les mêmes épisodes pour essayer de soutenir l'attention du spectateur.

On doit le dire : Wild Wild West n'a rien d'original, à notre grande déception. Autant de dollars pour un résultat si convenu, c'est à se demander si les décideurs de la Warner ont encore de l'imagination. Le film reprend des éléments de X-files (Maïs), des Avengers (Machines folles), de Mission : Impossible (Déguisement)... bref, jamais on n'est surpris.
Certaines idées sont gâchées (le chariot de nitroglycérine, sans suspens), d'autres plutôt bien vues (Will Smith en train de se battre vêtu de son seul chapeau ; l'oreille de Ted Levine en forme de cor, et le petit chien qui aboie, comme pour rappeler le logo de Pathé Marconi ; Will Smith en Ebonna dansante...). Et puis bon, les clins d'oeils inévitables (West, James West à la façon d'un 007), du français dans le texte, des sous entendus scabreux, et sexuels, un pré-générique avec un fou qui délire, etc…

Rien de nouveau à l'West. Le film est machiste, comme il fallait s'y attendre. Hayek est superflue et toujours mise à l'image pour son cul. Tout y est redondant: une scène explicative qui appelle une scène d'action, un dialogue qui fait écho à ce qui suivra, etc... L'humour est très ado : les psys se régaleront avec cette version un peu gay de la série (faux seins, travestis, positions en dessous de la ceinture...). Dommage que le couple Smith-Kline, individuellement bons comme il faut, ne fonctionne pas. La chimie n'opère pas. Tout comme Branagh, trop caricatural, avec un personnage trop banal et déjà vu. Le film manque de nuance(s).

On ne garde donc aucun souvenir de ce film, produit divertissant mais prévisible jusqu'au bout. Il reste le générique, fidèle au mythique visuel TV, avec la musique légendaire (qui se transforme en hip-hop de mauvais goût). Mais ça ne fait pas un film... On le regrette d'autant plus que Barry Sonnenfeld a un ton ; un style qui ne se retrouve nulle part, loin de l'humour noir de MIB, Get Shorty ou La Famille Addams.

(ndlr : Au fait, y'-avait-il des lunettes de soleil à cette époque ?)
 
vincy

 
 
 
 

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