L'ornithologue est peut-être le plus beau film de Joao Pedro Rodrigues. Entre mythes, martyrs et résurrection, le cinéaste portugais nous hypnotise au fil de cette errance poétique, érotique, fantastique et naturaliste.



Banana
Dark Show
Enfin des bonnes nouvelles
Kangchenjunga
L'ornithologue
La fine équipe
Le Gang des Antillais
Le voyage au Groenland
Les enfants de la chance
Ma' Rosa
Oppression
Rocco
Sausage Party
Sully
Vaiana, la légende du bout du monde
Wolf and sheep



Aquarius
Le ciel attendra
Voyage à travers le cinéma français
Willy 1er
Ma vie de Courgette
Sing Street
Mademoiselle
Réparer les vivants
2 nuits jusqu’au matin
Dernières nouvelles du Cosmos
Tu ne tueras point
Close encounters with Vilmos Zsigmond
Swagger
Wallace & Gromit : les inventuriers



Juste la fin du monde
Miss Peregrine et les enfants particuliers
Captain Fantastic
L'Odyssée
La fille inconnue
Brice 3
Jack Reacher: Never Go Back
Le Teckel
Les Trolls
Mal de Pierres
The Happiest Day in the Life of Olli Mäki
L'Attrape-rêves
Doctor Strange
La Fille du train
Moi, Daniel Blake
Mr Wolff
Snowden
Inferno
L'Histoire de l'amour
Le client
Planétarium
Les Animaux Fantastiques
Polina, danser la vie
Trashed
Alliés
La fille de Brest
Louise en hiver
Seul dans Berlin






 (c) Ecran Noir 96 - 16


Mars  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 340

 
Wimbledon (La plus belle victoire)


Royaume Uni / 2004

20.10.04
 



PAIR DE TENNIS





"- Je fonctionne pas e-mail. Le tél c'est finit!"

Si vous aimez les comédies romantiques, alors Wimbledon vous comblera, ou presque. Car celle-ci vaut à peine deux balles dans ses rebondissements. A croire que le scénario a été prévu davantage pour un jeu vidéo qu'un film. On a le droit à l'échappée belle, au sentiment de trahison, à tous ces hauts le coeur qui vous abattent. Bref, l'histoire semble aussi impossible que celle de Roméo et Juliette (pensez un Anglais et une Américaine, c'est comme Bush et Blair!) alors que fondamentalement la réalité est plus grande : le ricain Agassi et la germanique Steffi Graf, l'australien Hewitt et la belge Clijsters, voilà du mélange de langues! Une Russe aurait eu plus d'allure (et cela aurait donné un soupçon de réalité tant les joueuses de ce pays trustent le top 10 du WTA), même jouée par Dunst (personnage cliché, faire-valoir adorable, rire hystérique idiot et jeu très limité).
Si vous aimez le tennis, alors Wimbledon vous ravira, enfin peut-être. Honnêtement, les équipes de Francetélévisions font bien mieux avec leurs multiples caméras. Le film a ses contraintes; Comme tout cinéma mettant en valeur un sport, le script nous oblige à subir quelques parties, plus ou moins brèves, comme autant d'instants dramatiques. Evidemment, le climax est à son plus haut niveau avec une finale qui s'étire en longueur, pour nous faire palpiter jusqu'à l'attendu tie-break. Franchement, la dernière finale de Roland Garros de Steffi Graf était cent fois plus captivante... Le tennis est comme un Western où il ne suffit pas de dégainer (sauf en cas d'ace) pour gagner le point. Le "je vais te breaker connard" du monstrueux Austin Nichols vaut toutes les menaces de Jack Palance. Le cinéma pouvait offrir un vrai traitement de ce sport (qui par ailleurs laissera froid ceux qui ne le comprennent pas) et pas seulement quelques ralentis fainéants.
Si vous aimez 4 mariages, Notting Hill, et consorts, alors Wimbledon vous séduira, mais moins. Certes le concept est identiques : Londres en visite touristique (avec de jolies vues aériennes), la virée dans la province (ici Brighton, au bord de la mer), les seconds rôles excentriques (enfin soi disant, car ils sont hélas trop sages et rarement bien écrits), la star américaine et le charmeur britannique (Hugh Grant ne pouvait pas jouer ce rôle, pour des questions d'âge). Sans oublier la musique sexy pour faire moderne et chic, comme un polo Lacoste (perso je les préfère couleur encre). Même la présence des médias fouineurs, typiquement britannique, rappelle quelques comédies passées. Tout doit etre avoué, montré. Un secret est un mensonge en puissance. C'est d'ailleurs là que le film se prend dans le filet : il aurait pu, avec subversion, déjouer cette dictature de la transparence et au contraire il la soutient.
Bon alors, une étoile quand même pour ce film si prévisible, où chaque étape est anticipée. Ce n'est pas le scénario (qui au mieux frôle la candeur, au pire le ridicule). Pourquoi aller voir un film où Dunst comme les autres acteurs n'ont rien à jouer, et n'éblouissent pas?
Si vous ne connaissez pas Paul Bettany, alors Wimbledon vous le fera aimer. Car, à lui tout seul, cet acteur britannique vaut le déplacement. Il profite de plusieurs atouts : un physique qui le rend bien plus sexy que n'importe quel joueur du tournoi ATP, un cul qui n'a pas besoin de caleçon (bleu, flottant) ou de slip (noir, moule-balles), et un sourire angélique qui lui permet de mettre les garçons de court dans la poche. Avec un humour anglais inné, il est à l'aise dans ses baskets et sert les dialogues sans aucune fautes et avec une justesse de tir parfaite. Si à 31 ans un joueur de tennis est out, le comédien, lui, ne peut que s'améliorer. C'est un beau match qu'il nous offre, et on sait d'avance qu'il va gagner grâce à son jeu chacun des sets.
Précisons que les commentaires sont émis par de vénérables champions, John McEnroe et Chris Evert, anciens numéros 1. McEnroe aimant se moquer de lui : "à sa place, je serai vert de rage." Nous on était juste vert de voir un si beau sujet, un si bon acteur gâché de la sorte. La rage a depuis longtemps disparu des cours. Notre époque est devenue consensuelle. Wimbledon reflète parfaitement cette paresse. Si vous aimez les comédies romantiques avec de bons dialogues de grands acteurs et du sport, voyez Pat and Mike avec Katharine Hepburn et Spencer Tracy.
 
vincy

 
 
 
 

haut