Dear White People, prix du public à sundance, est une satire sociale où des personnages de Spike Lee seraient plongés dans des méli-mélos à la Almodovar, pour résumer. Une comédie intelligente et loufoque qui dénonce le racisme sans l'enferme dans une case.



300 hommes
A trois on y va
Cendrillon
Dear White People
Diversion
El Evangelio de la carne
Enfances nomades
L'homme des foules
La sapienza
Le petit homme
Paris of the North
Un amour
Voyage en Chine
Waste Land



Timbuktu
Whiplash
L'affaire SK1
Les nouveaux sauvages
Snow Therapy
It Follows
Kingsman: Services secrets
Citizenfour
Selma
Tu dors Nicole



La famille Bélier
Invincible
Les souvenirs
Une merveilleuse histoire du temps
Into the Woods: Promenons-nous dans les bois
Imitation game
Frank
Jupiter: Le destin de l'univers
La grande aventure de Maya l'abeille
Les jours venus
Papa ou Maman
L'enquête
Les merveilles
Les nouveaux héros
Mon fils
Cinquante nuances de Grey
Bob l'éponge: Un héros sort de l'eau
American Sniper
Max et Lenny
Things People Do
Vincent n'a pas d'écailles
Projet Almanac
Tracers
Loin de mon père
Les chevaliers du Zodiaque - la légende du Sanctuaire
Le dernier loup
Hungry Hearts
Birdman (ou la surprenante vertu de l'ignorance)
Inherent Vice
L'Art de la fugue
Le cercle
Tokyo Fiancée
1001 grammes
Le dernier coup de marteau
The Voices
Big Eyes
Divergente 2: L'insurrection
Furyo
Hacker
Still Alice
Un homme idéal






 (c) Ecran Noir 96 - 15


Mars  



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Wimbledon (La plus belle victoire)


Royaume Uni / 2004

20.10.04
 



PAIR DE TENNIS





"- Je fonctionne pas e-mail. Le tél c'est finit!"

Si vous aimez les comédies romantiques, alors Wimbledon vous comblera, ou presque. Car celle-ci vaut à peine deux balles dans ses rebondissements. A croire que le scénario a été prévu davantage pour un jeu vidéo qu'un film. On a le droit à l'échappée belle, au sentiment de trahison, à tous ces hauts le coeur qui vous abattent. Bref, l'histoire semble aussi impossible que celle de Roméo et Juliette (pensez un Anglais et une Américaine, c'est comme Bush et Blair!) alors que fondamentalement la réalité est plus grande : le ricain Agassi et la germanique Steffi Graf, l'australien Hewitt et la belge Clijsters, voilà du mélange de langues! Une Russe aurait eu plus d'allure (et cela aurait donné un soupçon de réalité tant les joueuses de ce pays trustent le top 10 du WTA), même jouée par Dunst (personnage cliché, faire-valoir adorable, rire hystérique idiot et jeu très limité).
Si vous aimez le tennis, alors Wimbledon vous ravira, enfin peut-être. Honnêtement, les équipes de Francetélévisions font bien mieux avec leurs multiples caméras. Le film a ses contraintes; Comme tout cinéma mettant en valeur un sport, le script nous oblige à subir quelques parties, plus ou moins brèves, comme autant d'instants dramatiques. Evidemment, le climax est à son plus haut niveau avec une finale qui s'étire en longueur, pour nous faire palpiter jusqu'à l'attendu tie-break. Franchement, la dernière finale de Roland Garros de Steffi Graf était cent fois plus captivante... Le tennis est comme un Western où il ne suffit pas de dégainer (sauf en cas d'ace) pour gagner le point. Le "je vais te breaker connard" du monstrueux Austin Nichols vaut toutes les menaces de Jack Palance. Le cinéma pouvait offrir un vrai traitement de ce sport (qui par ailleurs laissera froid ceux qui ne le comprennent pas) et pas seulement quelques ralentis fainéants.
Si vous aimez 4 mariages, Notting Hill, et consorts, alors Wimbledon vous séduira, mais moins. Certes le concept est identiques : Londres en visite touristique (avec de jolies vues aériennes), la virée dans la province (ici Brighton, au bord de la mer), les seconds rôles excentriques (enfin soi disant, car ils sont hélas trop sages et rarement bien écrits), la star américaine et le charmeur britannique (Hugh Grant ne pouvait pas jouer ce rôle, pour des questions d'âge). Sans oublier la musique sexy pour faire moderne et chic, comme un polo Lacoste (perso je les préfère couleur encre). Même la présence des médias fouineurs, typiquement britannique, rappelle quelques comédies passées. Tout doit etre avoué, montré. Un secret est un mensonge en puissance. C'est d'ailleurs là que le film se prend dans le filet : il aurait pu, avec subversion, déjouer cette dictature de la transparence et au contraire il la soutient.
Bon alors, une étoile quand même pour ce film si prévisible, où chaque étape est anticipée. Ce n'est pas le scénario (qui au mieux frôle la candeur, au pire le ridicule). Pourquoi aller voir un film où Dunst comme les autres acteurs n'ont rien à jouer, et n'éblouissent pas?
Si vous ne connaissez pas Paul Bettany, alors Wimbledon vous le fera aimer. Car, à lui tout seul, cet acteur britannique vaut le déplacement. Il profite de plusieurs atouts : un physique qui le rend bien plus sexy que n'importe quel joueur du tournoi ATP, un cul qui n'a pas besoin de caleçon (bleu, flottant) ou de slip (noir, moule-balles), et un sourire angélique qui lui permet de mettre les garçons de court dans la poche. Avec un humour anglais inné, il est à l'aise dans ses baskets et sert les dialogues sans aucune fautes et avec une justesse de tir parfaite. Si à 31 ans un joueur de tennis est out, le comédien, lui, ne peut que s'améliorer. C'est un beau match qu'il nous offre, et on sait d'avance qu'il va gagner grâce à son jeu chacun des sets.
Précisons que les commentaires sont émis par de vénérables champions, John McEnroe et Chris Evert, anciens numéros 1. McEnroe aimant se moquer de lui : "à sa place, je serai vert de rage." Nous on était juste vert de voir un si beau sujet, un si bon acteur gâché de la sorte. La rage a depuis longtemps disparu des cours. Notre époque est devenue consensuelle. Wimbledon reflète parfaitement cette paresse. Si vous aimez les comédies romantiques avec de bons dialogues de grands acteurs et du sport, voyez Pat and Mike avec Katharine Hepburn et Spencer Tracy.
 
vincy

 
 
 
 

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