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1917 est une prouesse visuelle épatante avec ce faux plan séquence permanent qui suit deux jeunes soldats sur le front entre tranchées et snipers. Succès inattendu, le film de Sam Mendès est aussi parmi les favoris aux Oscars depuis son Golden Globe.



Adoration
Bad Boys For Life
Garanbadal
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part
K contraire
La Llorana
Le photographe
Le réseau Shelburn
Luciérnagas
Nanga Parbat
Pygmalionnes
Qu'un sang impur
Scandale



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
À couteaux tirés
It must be heaven
Le Voyage du Prince
Ils aimaient la vie (Kanal)
Jeune Juliette
La vie invisible d'Euridice Gusmao
Marriage Story
The Lighthouse
First Love, le dernier Yakusa
Les filles du Docteur March
L'adieu
L'extraordinaire voyage de Marona
1917



La reine des neiges 2
Le Roi
Gloria Mundi
Chanson douce
L'orphelinat
Last Christmas
Proxima
Brooklyn Affairs
La Famille Addams
Lola vers la mer
Une vie cachée
Notre Dame
Star Wars, épisode IX : L'Ascension de Skywalker
La Vérité
Cunningham
Le lac aux oies sauvages
Les deux papes
Official Secrets
Les siffleurs
Les enfants du temps
Nina Wu
Swallow
Je ne rêve que de vous






 (c) Ecran Noir 96 - 20


  



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Blow


USA / 2001

19.10.01
 



JOHNNY DOPE





Quelques mois après Traffic, la somptueuse audace de Soderbergh, Ted Demme nous livre un autre regard sur les dealers et la drogue. Un regard moralement pas si différent, puisque la famille est là aussi au coeur des justifications; mais un film artistiquement moins marquant et plus centré sur son personnage principal. La famille, c'est celle des parents, la sienne, mais aussi la bande de copains californiens ou les amis du cartel de Medellin.
Blow fait passer un bon moment, qui s'étire un peu trop sur la fin, après une histoire rythmée et raccourcissant près de 25 ans de la vie d'un homme. Trahi par sa mère, puis par sa femme, sans parler de ses différents associés, il perdit plus qu'il ne gagna. Ses seules attaches furent son père, son idôle - admirable Ray Liotta - et sa fille, sa raison de vivre.
En ce sens, Blow est un film sur les erreurs humaines, et les sentiments. L'argent, ça va, ça vient. La scène la plus frappante est incontestablement celle où Penelope Cruz gueule après son mari à propos d'un manque de fric, terrible séquence maritale et quotidienne qui fait écho à celle entre Ray Liotta et Rachel Griffiths, ses parents.
Mais Blow c'est avant tout l'ascension et les déchéances d'un gringo "magico" qui fera rentrer la coke colombienne de Pablo Escabar sur le sol américain. Le film accuse toute l'Amérique de se shooter à la poudre. Mais il ne va pas plus loin. Cette absence de critique ou de discours fait que le scénario glisse sur le spectateur sans jamais l'atteindre. Il faut arriver au final, plus sentimental, pour comprendre la douleur de cet homme qui n'aura jamais fait les bons choix. Esthétiquement, les décennies qui passent sont bien retransposées. L'insousciance, l'énergie, la vie sous l'emprise de drogue est bien rendue. Les gens en deviennent fous, en dehors des réalités. Leur excentrisme les font paraître pathétiques. Le casting est impeccable. Cruz, Reubens, Potente, Molla, Griffiths donnent le meilleur d'eux-même dans des seconds-rôles haut en couleurs. Depp se défend bien, même si on croit difficilement à son vieillissement, à son gros bidon.
La réalisation n'est jamais très originale. mais reconnaissons que le montage la sauve souvent de la platitude avec des scènes photographiées plus que filmées, des personnages délirants, immoraux mais si séduisants. Le script est efficace.
On baigne donc dans l'enfer du fric, de l'herbe, de la coke et de l'hypocrisie américaine. Mais l'oeuvre reste superficielle parce que Demme ne sait pas quel film choisir : le docu sur la dope ou les relations humaines d'un dealer. Si Blow bluffe par certains moments, les multiplications de situations tiennent plus lieu de la chronique en quelques chapitres que de l'analyse psychologique de son "héros".
C'est pourtant dans cette phase de conscience vis-à-vis de son père ou de sa fille, que le film prend sa réelle épaisseur. Mais jamais on ne sent la parano dans laquelle il aurait pu tomber, ou l'abîme dans lequel il plonge. Il aurait fallu une opinion un peu plus critique, positive ou négative, sur le sujet. Dans Traffic, l'itinéraire de chacun menait aux doutes voire à la remise en question de leur rôle sur terre. Ici, l'impasse conduit à des certitudes : celle d'avoir échoué.
 
vincy

 
 
 
 

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