En compétition à Cannes Le conte des contes de Matteo Garrone s'inspire du livre fantastique et merveilleux de Giambattista Basile (autour de 1625. Beau, barré, baroque: le film oscille entre Del Toro et Gilliam.



Fantasia
Haramiste
Le Prince de Hombourg
Le retour de Fabiola
Les Profs 2
Lost for Words
Love & Mercy
Maris en liberté
Tale of Tales, le conte des Contes
Terminator Genisys
Victoria



Taxi Téhéran
Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence
Hyena
Trois souvenirs de ma jeunesse
Ex Machina
Un Français
L'éveil d'Edoardo
Vice-Versa
Mustang
Les mille et une nuits - L'inquiet



Shaun le mouton
Pourquoi j'ai pas mangé mon père
Une belle fin
Avengers: L'ère d'Ultron
Le tournoi
Connasse, princesse des coeurs
On est vivants
L'épreuve
Les jardins du Roi
Un peu, beaucoup, aveuglément
A la poursuite de demain
Girls Only
Goodnight Mommy
La loi du marché
La Tête haute
Mad Max: Fury Road
Refugiado
Une femme iranienne
Adaline
Loin de la foule déchaînée
Cendres
Contes italiens
Jurassic World
Le monde de Nathan
La belle promise
La Bataille de la Montagne du Tigre
Spy
Valley of love
Entourage
Gunman
Masaan (Le bûcher)
Une mère
Une seconde mère






 (c) Ecran Noir 96 - 15


  



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Un air de famille


France / 1996

06.11.96
 



CHACUN CHERCHE SON MOI





La pièce de théâtre était brillante. Grâce à la mise en scène de Klapisch, le film l'est tout autant. Juex de miroirs, de couloirs, de transparence et d'obscurité. Le cinéaste a su capter l'air du temps pour retranscrire cette famille qui n'a l'air de rien.
L'institution - fragile - de la famille, avec toutes ses rancoeurs, tous ses griefs, inhérents à elle, se fait attaquer avec délice et acidité. Au delà des mots (et des maux), il y a un huis-clos cocotte minute et des comédiens qui maîtrisent la moindre nuance de leur personnage. Les plus sages sont les plus immondes. Les marginaux, eux, souffrent.
Le réalisateur Cédric Klapisch fait un petit effort pour étendre au delà des frontières de la scène ce festival de paroles. Parole qui peut tout sauver (l'amour), détruire (la télé). Le silence est d'or, la danse alchimique. Bref, les relations sont multiples et la plupart des séquences cultes s'enchaînent. Portrait d'une petite bourgeoisie, à la coupe. C'est un Père Noël 15 ans après.
En dehors de son apparition dans les lumineux flash-backs de l'enfance, Klapisch ne cherche pas à déguiser les origines théatrales de la pièce. Mais ce n'est pas un problême puisqu'il y donne la légèreté et la vitalité d'une réalisation et d'une écriture acerbes, tout en observant avec affection l'hypocrise de cette famille unie.
Le décorateur François Emmanuelli aide aussi à accentuer ce sens de la claustrophobie avec ce vieux bar tentaculaire et ses différents espaces, permettant encore plus de profondeur pour la lumière magnifique de Benoit Delhomme.
On retient les performances sont uniformément pétillantes. En particulier Maurier comme mère loin d'être impartiale, Jaoui en esprit critique qui se conforonte ici à Darroussin, humble et outsider, puis, ensemble, s'éloignant tels les vainqueurs. Et grand sacre de Catherine Frot, nunuche pas si niaise, soumise mais libérée. Du grand art. Les plus grands rires proviennent de son jeu, intense, incarnant un personnage ayant du bon sens et un esprit faible, qui finalement révèle la nature honnête et généreuse de chacun. Bref elle est à la morale et le pilier de l'histoire. Faisant oublier le cynisme et al dureté de notre société.
 
vincy

 
 
 
 

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