Eddie the Eagle croise le feel-good-movie avec un genre en soi: l'exploit sportif d'un homme, loufoque, qui n'avait rien pour devenir champion. Résultat: l'enthousiasme est contagieux...



Baden Baden
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Café Society
Criminal
De douces paroles
Dieu, ma mère et moi
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Eddie The Eagle
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L'origine de la violence
La philo vagabonde
La résurrection du Christ
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Ma Loute
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Tini, la nouvelle vie de Violetta
Ultimo Tango
Un Homme à la hauteur
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Demain
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Chala, une enfance cubaine
Un monstre à mille têtes
Quand on a 17 ans
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La Saison des femmes
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Mise à l'épreuve 2
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Eva ne dort pas
L'Avenir
Sauvages
Truth: le prix de la vérité
Fritz Bauer, un héros allemand
Grimsby - Agent trop spécial
Hardcore Henry
Le Livre de la Jungle
Tout pour être heureux
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Les Malheurs de Sophie
Green Room
Captain America : Civil War
Les habitants
Maggie a un plan
Mobile étoile
Nos souvenirs
Théo et Hugo dans le même bateau






 (c) Ecran Noir 96 - 16


  



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Un air de famille


France / 1996

06.11.96
 



CHACUN CHERCHE SON MOI





La pièce de théâtre était brillante. Grâce à la mise en scène de Klapisch, le film l'est tout autant. Juex de miroirs, de couloirs, de transparence et d'obscurité. Le cinéaste a su capter l'air du temps pour retranscrire cette famille qui n'a l'air de rien.
L'institution - fragile - de la famille, avec toutes ses rancoeurs, tous ses griefs, inhérents à elle, se fait attaquer avec délice et acidité. Au delà des mots (et des maux), il y a un huis-clos cocotte minute et des comédiens qui maîtrisent la moindre nuance de leur personnage. Les plus sages sont les plus immondes. Les marginaux, eux, souffrent.
Le réalisateur Cédric Klapisch fait un petit effort pour étendre au delà des frontières de la scène ce festival de paroles. Parole qui peut tout sauver (l'amour), détruire (la télé). Le silence est d'or, la danse alchimique. Bref, les relations sont multiples et la plupart des séquences cultes s'enchaînent. Portrait d'une petite bourgeoisie, à la coupe. C'est un Père Noël 15 ans après.
En dehors de son apparition dans les lumineux flash-backs de l'enfance, Klapisch ne cherche pas à déguiser les origines théatrales de la pièce. Mais ce n'est pas un problême puisqu'il y donne la légèreté et la vitalité d'une réalisation et d'une écriture acerbes, tout en observant avec affection l'hypocrise de cette famille unie.
Le décorateur François Emmanuelli aide aussi à accentuer ce sens de la claustrophobie avec ce vieux bar tentaculaire et ses différents espaces, permettant encore plus de profondeur pour la lumière magnifique de Benoit Delhomme.
On retient les performances sont uniformément pétillantes. En particulier Maurier comme mère loin d'être impartiale, Jaoui en esprit critique qui se conforonte ici à Darroussin, humble et outsider, puis, ensemble, s'éloignant tels les vainqueurs. Et grand sacre de Catherine Frot, nunuche pas si niaise, soumise mais libérée. Du grand art. Les plus grands rires proviennent de son jeu, intense, incarnant un personnage ayant du bon sens et un esprit faible, qui finalement révèle la nature honnête et généreuse de chacun. Bref elle est à la morale et le pilier de l'histoire. Faisant oublier le cynisme et al dureté de notre société.
 
vincy

 
 
 
 

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