New York Melody, ce n'est ni un mélo ni une romance. Plutôt un film enchanté où la musique sert de thérapie pour deux êtres largués. Touchant et joyeux, folk et vibrant.



Baby Balloon
Echo
Hasta Manana
Kumbh Mela, sur les rives du fleuve sacré
La Planète des singes : l'affrontement
Mister Babadook
Moonwalk one
New York Melody



Adieu au langage
Bird People
Les poings contre les murs
Palo Alto
Con la pata quebrada
Under the skin
Coldwater
Sunhi
Boyhood
Maestro
The Raid 2: Berandal



Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu?
Godzilla
The Homesman
Maps to the Stars
X-Men: Days of Future Past
Deux jours, une nuit
Amour sur place ou à emporter
La liste de mes envies
Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
Maléfique
Edge of Tomorrow
Tristesse Club
Sous les jupes des filles
Black coal
Un amour sans fin
Jersey Boys
The Two Faces of January
Triple Alliance
Xenia
Le coeur battant
Le conte de la princesse Kaguya
L’ex de ma vie
On a failli être amies
Transcendance
Zero Theorem
Les ponts de Sarajevo
Jimmy's Hall
Dragons 2
Albert à l'ouest
Circles
Everyone's going to die
Les hommes ! De quoi parlent-ils ?
Les vacances du Petit Nicolas
Fastlife
L'homme qu'on aimait trop
Tanta agua
Transformers : L'âge de l'extinction
Palma Real motel
Planes 2






 (c) Ecran Noir 96 - 14


  



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Un air de famille


France / 1996

06.11.96
 



CHACUN CHERCHE SON MOI





La pièce de théâtre était brillante. Grâce à la mise en scène de Klapisch, le film l'est tout autant. Juex de miroirs, de couloirs, de transparence et d'obscurité. Le cinéaste a su capter l'air du temps pour retranscrire cette famille qui n'a l'air de rien.
L'institution - fragile - de la famille, avec toutes ses rancoeurs, tous ses griefs, inhérents à elle, se fait attaquer avec délice et acidité. Au delà des mots (et des maux), il y a un huis-clos cocotte minute et des comédiens qui maîtrisent la moindre nuance de leur personnage. Les plus sages sont les plus immondes. Les marginaux, eux, souffrent.
Le réalisateur Cédric Klapisch fait un petit effort pour étendre au delà des frontières de la scène ce festival de paroles. Parole qui peut tout sauver (l'amour), détruire (la télé). Le silence est d'or, la danse alchimique. Bref, les relations sont multiples et la plupart des séquences cultes s'enchaînent. Portrait d'une petite bourgeoisie, à la coupe. C'est un Père Noël 15 ans après.
En dehors de son apparition dans les lumineux flash-backs de l'enfance, Klapisch ne cherche pas à déguiser les origines théatrales de la pièce. Mais ce n'est pas un problême puisqu'il y donne la légèreté et la vitalité d'une réalisation et d'une écriture acerbes, tout en observant avec affection l'hypocrise de cette famille unie.
Le décorateur François Emmanuelli aide aussi à accentuer ce sens de la claustrophobie avec ce vieux bar tentaculaire et ses différents espaces, permettant encore plus de profondeur pour la lumière magnifique de Benoit Delhomme.
On retient les performances sont uniformément pétillantes. En particulier Maurier comme mère loin d'être impartiale, Jaoui en esprit critique qui se conforonte ici à Darroussin, humble et outsider, puis, ensemble, s'éloignant tels les vainqueurs. Et grand sacre de Catherine Frot, nunuche pas si niaise, soumise mais libérée. Du grand art. Les plus grands rires proviennent de son jeu, intense, incarnant un personnage ayant du bon sens et un esprit faible, qui finalement révèle la nature honnête et généreuse de chacun. Bref elle est à la morale et le pilier de l'histoire. Faisant oublier le cynisme et al dureté de notre société.
 
vincy

 
 
 
 

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