Inherent Vice ou l'ambition de Paul Thomas Pynchon d'adapter un roman de Thomas Pynchon. La fresque est audacieuse, parfois brillante, souvent molle. Reste de grands comédiens et un vrai sens du plan au cinéma.



Chappie
Chelli
Citizenfour
Inherent Vice
L'abri
L'Art de la fugue
L'ennemi de la classe
La vie des gens
Le cercle
Le grand musée
Retour à la vie
Snow in Paradise
Tokyo Fiancée



Mommy
Gone girl
Mr. Turner
Le chant de la mer
Timbuktu
Whiplash
L'affaire SK1
Bébé Tigre
Les nouveaux sauvages
Discount
Snow Therapy
It Follows
Kingsman: Services secrets



Paddington
Le Hobbit: La bataille des cinq armées
La famille Bélier
Invincible
Les souvenirs
Wild
Foxcatcher
Rendez-vous à Atlit
Tak3n (Taken 3)
Une merveilleuse histoire du temps
Into the Woods: Promenons-nous dans les bois
Phoenix
Toute première fois
Imitation game
Félix et Meira
Frank
Jupiter: Le destin de l'univers
La grande aventure de Maya l'abeille
Les jours venus
Les Moomins sur la Riviera
Papa ou Maman
L'enquête
Les merveilles
Les nouveaux héros
Mon fils
Cinquante nuances de Grey
Bob l'éponge: Un héros sort de l'eau
American Sniper
Max et Lenny
Things People Do
Vincent n'a pas d'écailles
Projet Almanac
Tracers
Loin de mon père
Les chevaliers du Zodiaque - la légende du Sanctuaire
Le dernier loup
Hungry Hearts
Birdman (ou la surprenante vertu de l'ignorance)






 (c) Ecran Noir 96 - 15


  



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Un air de famille


France / 1996

06.11.96
 



CHACUN CHERCHE SON MOI





La pièce de théâtre était brillante. Grâce à la mise en scène de Klapisch, le film l'est tout autant. Juex de miroirs, de couloirs, de transparence et d'obscurité. Le cinéaste a su capter l'air du temps pour retranscrire cette famille qui n'a l'air de rien.
L'institution - fragile - de la famille, avec toutes ses rancoeurs, tous ses griefs, inhérents à elle, se fait attaquer avec délice et acidité. Au delà des mots (et des maux), il y a un huis-clos cocotte minute et des comédiens qui maîtrisent la moindre nuance de leur personnage. Les plus sages sont les plus immondes. Les marginaux, eux, souffrent.
Le réalisateur Cédric Klapisch fait un petit effort pour étendre au delà des frontières de la scène ce festival de paroles. Parole qui peut tout sauver (l'amour), détruire (la télé). Le silence est d'or, la danse alchimique. Bref, les relations sont multiples et la plupart des séquences cultes s'enchaînent. Portrait d'une petite bourgeoisie, à la coupe. C'est un Père Noël 15 ans après.
En dehors de son apparition dans les lumineux flash-backs de l'enfance, Klapisch ne cherche pas à déguiser les origines théatrales de la pièce. Mais ce n'est pas un problême puisqu'il y donne la légèreté et la vitalité d'une réalisation et d'une écriture acerbes, tout en observant avec affection l'hypocrise de cette famille unie.
Le décorateur François Emmanuelli aide aussi à accentuer ce sens de la claustrophobie avec ce vieux bar tentaculaire et ses différents espaces, permettant encore plus de profondeur pour la lumière magnifique de Benoit Delhomme.
On retient les performances sont uniformément pétillantes. En particulier Maurier comme mère loin d'être impartiale, Jaoui en esprit critique qui se conforonte ici à Darroussin, humble et outsider, puis, ensemble, s'éloignant tels les vainqueurs. Et grand sacre de Catherine Frot, nunuche pas si niaise, soumise mais libérée. Du grand art. Les plus grands rires proviennent de son jeu, intense, incarnant un personnage ayant du bon sens et un esprit faible, qui finalement révèle la nature honnête et généreuse de chacun. Bref elle est à la morale et le pilier de l'histoire. Faisant oublier le cynisme et al dureté de notre société.
 
vincy

 
 
 
 

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