Le Monde de Dory confirme la santé retrouvée de Disney et Pixar dans l'animation. 13 ans après Le Monde de Nemo, cette suite était un risque. C'est un gros succès en salles. Mais de Zootopie à Dory, il faut quand même bien comprendre que la morale de Disney est beaucoup plus progressiste qu'avant et que John Lasseter peut-être remercié pour cette révolution...



Camping 3
Casablancas, l'homme qui aimait les femmes
Conjuring 2
Cosmodrama
L'effet aquatique
La Tortue rouge
Ninja Turtles 2
Voix off
Voleur d'histoire



Demain
Deadpool
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A War
Diamant noir
Le monde de Dory



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Fritz Bauer, un héros allemand
Le Livre de la Jungle
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Maggie a un plan
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Théo et Hugo dans le même bateau
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Elle
Julieta
Le Voyage de Fanny
Les amants de Caracas
Ma Loute
Money Monster
Mr. Holmes
The Nice guys
Un Homme à la hauteur
X-men: Apocalypse
Alice de l'autre du côté du miroir
Apprentice
Ils sont partout
Retour chez ma mère
The Neon Demon
Folles de joie
La Loi de la jungle
Dans les forêts de Sibérie
L'idéal
La forêt de quinconces
Avant toi
Le Secret des banquises
Love & Friendship






 (c) Ecran Noir 96 - 16


  



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Un air de famille


France / 1996

06.11.96
 



CHACUN CHERCHE SON MOI





La pièce de théâtre était brillante. Grâce à la mise en scène de Klapisch, le film l'est tout autant. Juex de miroirs, de couloirs, de transparence et d'obscurité. Le cinéaste a su capter l'air du temps pour retranscrire cette famille qui n'a l'air de rien.
L'institution - fragile - de la famille, avec toutes ses rancoeurs, tous ses griefs, inhérents à elle, se fait attaquer avec délice et acidité. Au delà des mots (et des maux), il y a un huis-clos cocotte minute et des comédiens qui maîtrisent la moindre nuance de leur personnage. Les plus sages sont les plus immondes. Les marginaux, eux, souffrent.
Le réalisateur Cédric Klapisch fait un petit effort pour étendre au delà des frontières de la scène ce festival de paroles. Parole qui peut tout sauver (l'amour), détruire (la télé). Le silence est d'or, la danse alchimique. Bref, les relations sont multiples et la plupart des séquences cultes s'enchaînent. Portrait d'une petite bourgeoisie, à la coupe. C'est un Père Noël 15 ans après.
En dehors de son apparition dans les lumineux flash-backs de l'enfance, Klapisch ne cherche pas à déguiser les origines théatrales de la pièce. Mais ce n'est pas un problême puisqu'il y donne la légèreté et la vitalité d'une réalisation et d'une écriture acerbes, tout en observant avec affection l'hypocrise de cette famille unie.
Le décorateur François Emmanuelli aide aussi à accentuer ce sens de la claustrophobie avec ce vieux bar tentaculaire et ses différents espaces, permettant encore plus de profondeur pour la lumière magnifique de Benoit Delhomme.
On retient les performances sont uniformément pétillantes. En particulier Maurier comme mère loin d'être impartiale, Jaoui en esprit critique qui se conforonte ici à Darroussin, humble et outsider, puis, ensemble, s'éloignant tels les vainqueurs. Et grand sacre de Catherine Frot, nunuche pas si niaise, soumise mais libérée. Du grand art. Les plus grands rires proviennent de son jeu, intense, incarnant un personnage ayant du bon sens et un esprit faible, qui finalement révèle la nature honnête et généreuse de chacun. Bref elle est à la morale et le pilier de l'histoire. Faisant oublier le cynisme et al dureté de notre société.
 
vincy

 
 
 
 

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