Les amants électriques ou le grand retour de Bill Plympton, 6 ans après Des idiots et des anges. Ici il est question de femmes, d'amants, de sexe et de jalousie. Avec son style unique, il nous électrifie une fois de plus.



96 heures
Après la nuit
Avanti
Brick Mansions
Dans la cour
Girafada
Je m'appelle Hmmm...
Khumba
L'été des poissons volants
La ligne de partage des eaux
Les 3 vies du chevalier
Les amants électriques
Night Moves
Noor
States of Grace
Un voyage
Une rencontre



Gravity
12 Years a Slave
Le vent se lève
The Grand Budapest Hotel
La Cour de Babel
Les chiens errants
Wrong Cops
Leçons d'harmonie
Real
Dancing in Jaffa
Mille Soleils
Nebraska
Computer Chess
La belle vie
Tom à la ferme



La reine des neiges
Les garçons et Guillaume, à table !
Ida
Lego, la grande aventure
Supercondriaque
Monuments Men
Her
Situation amoureuse, c'est compliqué
Aimer, boire et chanter
All About Albert
Closed Circuit
De toutes nos forces
Gerontophilia
Layla
Les Gazelles
Captain America : Le Soldat de l'Hiver
47 Ronin
Eastern Boys
La crème de la crème
Salaud, on t'aime
Divergente
Heli
Les yeux jaunes des crocodiles
My Sweet Pepper Land
Noé
Rio 2
Suneung
Babysitting
Melaza
Métabolisme ou quand le soir tombe sur Bucarest
Need for Speed
Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu?
The Best Offer
Une promesse






 (c) Ecran Noir 96 - 14


  



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Un air de famille


France / 1996

06.11.96
 



CHACUN CHERCHE SON MOI





La pièce de théâtre était brillante. Grâce à la mise en scène de Klapisch, le film l'est tout autant. Juex de miroirs, de couloirs, de transparence et d'obscurité. Le cinéaste a su capter l'air du temps pour retranscrire cette famille qui n'a l'air de rien.
L'institution - fragile - de la famille, avec toutes ses rancoeurs, tous ses griefs, inhérents à elle, se fait attaquer avec délice et acidité. Au delà des mots (et des maux), il y a un huis-clos cocotte minute et des comédiens qui maîtrisent la moindre nuance de leur personnage. Les plus sages sont les plus immondes. Les marginaux, eux, souffrent.
Le réalisateur Cédric Klapisch fait un petit effort pour étendre au delà des frontières de la scène ce festival de paroles. Parole qui peut tout sauver (l'amour), détruire (la télé). Le silence est d'or, la danse alchimique. Bref, les relations sont multiples et la plupart des séquences cultes s'enchaînent. Portrait d'une petite bourgeoisie, à la coupe. C'est un Père Noël 15 ans après.
En dehors de son apparition dans les lumineux flash-backs de l'enfance, Klapisch ne cherche pas à déguiser les origines théatrales de la pièce. Mais ce n'est pas un problême puisqu'il y donne la légèreté et la vitalité d'une réalisation et d'une écriture acerbes, tout en observant avec affection l'hypocrise de cette famille unie.
Le décorateur François Emmanuelli aide aussi à accentuer ce sens de la claustrophobie avec ce vieux bar tentaculaire et ses différents espaces, permettant encore plus de profondeur pour la lumière magnifique de Benoit Delhomme.
On retient les performances sont uniformément pétillantes. En particulier Maurier comme mère loin d'être impartiale, Jaoui en esprit critique qui se conforonte ici à Darroussin, humble et outsider, puis, ensemble, s'éloignant tels les vainqueurs. Et grand sacre de Catherine Frot, nunuche pas si niaise, soumise mais libérée. Du grand art. Les plus grands rires proviennent de son jeu, intense, incarnant un personnage ayant du bon sens et un esprit faible, qui finalement révèle la nature honnête et généreuse de chacun. Bref elle est à la morale et le pilier de l'histoire. Faisant oublier le cynisme et al dureté de notre société.
 
vincy

 
 
 
 

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