Le Grand Méchant Renard et autres contes est la nouvelle pépite animée de Benjamin Renner (Ernest & Celestine). Cette fois-ci les (més)aventures sont plus loufoques, entre Tex Avery et Wallace & Gromit. Trois petites histoires drôles de bêtes.



Ana, mon amour
AvA
Bad Buzz
Baywatch: alerte à Malibu
Des plans sur la comète
Everything, Everything
It comes at Night
K.O.
Le grand méchant renard et autres contes...
Le Manoir
Les Ex
Macadam Popcorn
Rara
Songs for Madagascar



La Belle et la Bête
L'Opéra
Lettres de la guerre
The Young Lady
On l'appelle Jeeg Robot
Tunnel
I Am Not Your Negro
Les fantômes d'Ismaël
L'amant d'un jour
Psiconautas
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Sage femme
Baby Boss
Django
Les Gardiens de la Galaxie 2
De toutes mes forces
Emily Dickinson, a Quiet Passion
Message from the King
Alien: Covenant
Departure
L'Amant double
Le Roi Arthur: la légende d'Excalibur
Marie-Francine
Pirates des Caraïbes: La Vengeance de Salazar
Rodin
Churchill
Dora ou les névroses sexuelles de nos parents
HHhH
Le jour d'après
Le Vénérable W.
The Wall
Wonder Woman
Ce qui nous lie
La Momie
Retour à Montauk






 (c) Ecran Noir 96 - 17


  



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Un air de famille


France / 1996

06.11.96
 



CHACUN CHERCHE SON MOI





La pièce de théâtre était brillante. Grâce à la mise en scène de Klapisch, le film l'est tout autant. Juex de miroirs, de couloirs, de transparence et d'obscurité. Le cinéaste a su capter l'air du temps pour retranscrire cette famille qui n'a l'air de rien.
L'institution - fragile - de la famille, avec toutes ses rancoeurs, tous ses griefs, inhérents à elle, se fait attaquer avec délice et acidité. Au delà des mots (et des maux), il y a un huis-clos cocotte minute et des comédiens qui maîtrisent la moindre nuance de leur personnage. Les plus sages sont les plus immondes. Les marginaux, eux, souffrent.
Le réalisateur Cédric Klapisch fait un petit effort pour étendre au delà des frontières de la scène ce festival de paroles. Parole qui peut tout sauver (l'amour), détruire (la télé). Le silence est d'or, la danse alchimique. Bref, les relations sont multiples et la plupart des séquences cultes s'enchaînent. Portrait d'une petite bourgeoisie, à la coupe. C'est un Père Noël 15 ans après.
En dehors de son apparition dans les lumineux flash-backs de l'enfance, Klapisch ne cherche pas à déguiser les origines théatrales de la pièce. Mais ce n'est pas un problême puisqu'il y donne la légèreté et la vitalité d'une réalisation et d'une écriture acerbes, tout en observant avec affection l'hypocrise de cette famille unie.
Le décorateur François Emmanuelli aide aussi à accentuer ce sens de la claustrophobie avec ce vieux bar tentaculaire et ses différents espaces, permettant encore plus de profondeur pour la lumière magnifique de Benoit Delhomme.
On retient les performances sont uniformément pétillantes. En particulier Maurier comme mère loin d'être impartiale, Jaoui en esprit critique qui se conforonte ici à Darroussin, humble et outsider, puis, ensemble, s'éloignant tels les vainqueurs. Et grand sacre de Catherine Frot, nunuche pas si niaise, soumise mais libérée. Du grand art. Les plus grands rires proviennent de son jeu, intense, incarnant un personnage ayant du bon sens et un esprit faible, qui finalement révèle la nature honnête et généreuse de chacun. Bref elle est à la morale et le pilier de l'histoire. Faisant oublier le cynisme et al dureté de notre société.
 
vincy

 
 
 
 

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