Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Four Brothers (Quatre Frères)


USA / 2005

05.10.05
 



NON MERCY





Vous n'êtes pas nos oncles, vous êtes blancs!

Un ange maternel, aimable gentille et au service de la communauté citoyenne, aux cheveux grisonnants, est abattue dans une supérette de Détroit, juste après avoir convaincu un jeune black de 10 ans du mal qu’il avait fait en volant un bonbon.
Le réalisateur est suffisamment magnanime avec l’audience pour lui épargner l’exécution à bout portant dans cette scène introductive ; mais, malheureusement c’est la dernière fois que le metteur en scène trop rapide et trop furieux fera preuve de tact et d’un soupçon de subtilité.

Le dernier opus de John Singleton n’épargne aucun cliché et n’éprouve aucune pitié pour le spectateur qui, figé sur son siège, assiste dépité à une succession de saynètes déjà vues et revues dans le cinéma gangsta rap mâtiné de la tradition western. Comme clichés, nous subissons par exemple la mère sainte nitouche qui a tenté d’élever dans le droit chemin 4 fils adoptifs irrécupérables, deux noirs deux blancs (gimmick sans doute utilisé pour satisfaire les quotas de discrimination chers aux responsables politiques d’outre atlantique), et qui rappelle aux bonnes manières sa progéniture autour d’un repas familial de Thanksgiving, dans une scène surgie de l’au-delà.
Cliché scénaristique, lorsqu’on assiste impuissant, à la rocambolesque vengeance des frères profondément attristés par l’exécution de leur maman chérie. Tout y passe, poursuites en voiture, exécutions sommaires, flics corrompus, gunfights assourdissants, intrigue politico-affairiste sur la gestion immobilière de la ville de Detroit.
Cliché pictural encore, lorsqu’un gros plan nous indique le tatouage sur l’épaule de Mark Wahlberg signifiant que cet homme est sans pitié et assumera sa vengeance et celle de ses frères jusqu’à la dernière goutte de sang.
Cliché enfin lors du combat final à mains nus entre le frère revanchard et la crapule locale devant une troupe de mâles.

En résumé, ce film ne mérite aucune mansuétude tant il prend en otage le spectateur par son propos machiste et idéologiquement douteux (ode à la vengeance privée). Invitons donc les pauvres spectateurs qui iront voir ce film malgré cette tentative de découragement, aussi lourde que le film, à crier « Non mercy » à la fin de la séance ou alors à signer une pétition pour que John Singleton tente de retrouver l’étincelle que l’on pouvait déceler à l’époque de Boyz in the Hood.
 
Redrum

 
 
 
 

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