90's, premier film du comédien Jonah Hill, est un portrait de jeunesse aussi délicat que touchant. Dans le lLos Angeles des skaters, où musique et skets dictent leurs lois, on suit une bande d'ados désœuvrés qui stoppent le temps sans cesser de rêver.



Cold Blood Legacy
Douleur et Gloire
Fight Club
Hard Paint
Just Charlie
Le Chinois et moi
Le jeune Ahmed
Les plus belles années d’une vie
Mr Local
Passion
Permanent Green Light
Séduis-moi si tu peux
Swing Time in Limousin
The Dead don't Die
Tous les Dieux du ciel



C'est ça l'amour
Synonymes
90's
Ne coupez pas!
Coming Out
Tremblements
Dieu existe, son nom est Petrunya
Drôles de cigognes
Les météorites
Petra



Captain Marvel
Le garçon qui dompta le vent
Le mystère Henri Pick
Triple frontière
Entre les roseaux
Dumbo
Los silencios
La Lutte des classes
Shazam!
Tel Aviv on Fire
Terra Willy, planète inconnue
Tito et les oiseaux
Blanche comme Neige
Le vent de la liberté
Les oiseaux de passage
Ray & Liz
The Highwaymen
Alpha - The Right to Kill
After : Chapitre 1
El Reino
Raoul Taburin
Liz et l'oiseau bleu
The Highwaymen
Avengers: Endgame
L'Adieu à la nuit
Gloria Bell
Coeurs ennemis
Jessica Forever
Hellboy
Les Crevettes pailletées






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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La tête de maman


France / 2006

28.03.2007
 



MIEUX VAUT TARD(IEU) QUE JAMAIS





"Qu’est-ce qu’il y a dans la tête de maman ? Qui occupe toute la place ?"

Jamais facile, l’adolescence. Qu’on la vive ou qu’on la raconte, grand est le risque de tomber dans le cliché ou le grand guignol. Intelligemment, Carine Tardieu aborde ce sujet sensible par le biais du rapport à la mère et de la quête d’identité. C’est en effet en se demandant comment sa mère a pu devenir une personne aussi triste et déprimée que son héroïne achève de se construire en tant qu’adulte. Réveiller le passé est pour elle le seul moyen de retrouver ses racines et sa propre vérité. De Lulu, ado rebelle et ronchon, plus prompte à jouer des poings que des sentiments, elle deviendra Lucille, jeune fille en paix avec les autres et surtout avec elle-même.

La démarche de la réalisatrice est intéressante à deux titres : adopter le point de vue de son héroïne, quitte à être injuste ou excessive (comme lorsqu’elle juge sévèrement les autres ou s’imagine une mère de substitution) et rester dans la fantaisie même quand l’avancement de l’intrigue requerrait plus de gravité. Les scènes au zoo et les moments joyeux entre Juliette (Karin Viard très crédible en femme lessivée par la vie) et Jacques (un Kad Merad presque lunaire) apportent une dimension onirique à cette histoire en forme de parabole.

Au fond, que dit le film ? Qu’il faut du temps pour sortir de sa chrysalide. Avec plus ou moins de bonheur, plus ou moins de légèreté, chacun n’aspire au fond qu’à ça, qu’il s’agisse du personnage le plus évident, la jeune Lucille en plein parcours initiatique, ou de Juliette, inéluctablement restée bloquée dans le passé. Que faire de nos vies : aller de l’avant ou ressasser ses erreurs et ses regrets anciens ?

Il y a dans La tête de maman une fraîcheur, une audace narrative qui excusent la plupart des maladresses formelles du film. Les images projetées sur le mur du jardin et les histoires que Lulu se raconte en voix off apportent une vraie originalité à l’intrigue, sans cela assez banale. C’est parfois un peu long, un peu démonstratif, mais l’essentiel est là : l’humanité et la pudeur. On rit souvent, on est parfois au bord des larmes. Dans ce monde qui n’a rien de bienveillant règnent une douceur de vivre, un refus de la résignation, une note d’espoir qui ne sonnent jamais faux. Quand on commence à accepter les autres tels qu’ils sont, à s’intéresser sincèrement à eux, on devient soi-même, un être plus libre et joyeux.
 
MpM

 
 
 
 

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