Ne croyez pas que je hurle est le joyau tant attendu de l'année. Film expérimental et sentimental, audace narrative et visuelle, cette expérience signée Frank Beauvais est aussi délicate que mélancolique, curieuse que hypnotique.



Betty Marcusfeld
Cervin, la montagne du monde
Chambre 212
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
Joker
La fameuse invasion des ours en Sicile
La grande cavale
Nos défaites
On va tout péter
Papicha
Pour Sama
Quelle folie
Soeurs d'armes
Tout est possible



Parasite
Le Roi Lion
Une Fille facile
Viendra le feu
Deux moi
Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie



L'œuvre sans auteur
Comme des bêtes 2
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille
Roubaix, une lumière
Thalasso
Les Baronnes
Late Night
Hauts perchés
Frankie
La vie scolaire
Fête de famille
Les hirondelles de Kaboul
Liberté
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour
De sable et de feu
Ad Astra
Trois jours et une vie
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 21

 
Enfin veuve


France / 2008

16.01.2008
 



LA VEUVE PAS ASSEZ JOYEUSE





«- Son mec, c'est comme la galette des Rois, il veut la tirer une fois par an! » 

Enfin veuve appartient à cette catégorie de film qui pourrait être diffusé un mercredi soir, en drainant deux à trois fois plus de téléspectateurs que ce qu'il fera en salles de cinéma. Le second film d'Isabelle Mergault profite de répliques amusantes, de situations drôles, d'un ton volontairement décalé à l'image de Laroque, la veuve, prise d’un fou rire lors de l’enterrement de son mari. Mergeault, comme pour son premier film, aborde des sujets lourds - la mort, le poids de l'éducation,la difficultés d’assumer ses désirs, de trouver sa place, de sauver les apparences et finalement de s’assumer pleinement. Récité ainsi, on pourrait croire à un film autobiographique. Elle part du postulat que la vie adultérine était plus simple à gérer que le veuvage. La lettre de rupture constitue ainsi l'une des meilleures scènes du film . L'épouse pas sage se fait aider par son amant indécis pour écrire les adieux au mari. Une fois celui-ci disparu, le triangle amoureux se constitue de l'amant, de la veuve et de sa famille.

Bonne dialoguiste, la Mergault nous divertit. Les gags alourdissent le propos et les moments d'émotion sonnent moins juste. Il faut toute l'énergie de Laroque et Gamblin pour produire une alchimie particulière. Le choix des deux comédiens produit l'effet escompté : une comédie charmante, romantique, attirante. Elle tantôt grave, tantôt fofolle, ou lui capable d'imiter une mouette (ou un goéland) remplissent le contrat attendu.
Bonne directrice d'acteurs, la cinéaste a engagé de très bons seconds rôles, et notamment Eva Darlan, Wladimir Yordanoff et Julien Cafaro. On regrette cependant que Claire Nadeau n’ait pas un personnage plus important à défendre. Quant à Tom Morton, il est parfaitement horripilant dans la rôle du fils qui veut trop bien faire. Bref il y en a pour tous les âges ; les bons sentiments ne heurteront personne. En salle ou chez soi, Enfin veuve répondra aux attentes de ceux qui veulent prendre une bouffée d'air iodé. Une forme de positive attitude qui ressemble bien au personnage que Mergeault essaie d'installer dans le cinéma et le théâtre français. Ni plus ni moins.
 
Claire Fayau

 
 
 
 

haut