Hors compet à cannes The Strangers est le nouveau thriller intense de Na Hong-jin à qui l'on doit The Chaser et The Murderer. Angoissant, jouissif, le polar n'est peut être pas complètement abouti mais au moins propose-t-il quelque chose de neuf.



Absence
American Nightmare 3
Colonia
D'une famille à l'autre
Elvis & Nixon
Independence Day : Resurgence
Le BGG - Le Bon Gros Géant
Man on high heels
Parenthèse
Une nouvelle année



Demain
A War
Diamant noir
Le monde de Dory
L'effet aquatique
Juillet août
The Strangers



Théo et Hugo dans le même bateau
Elle
Julieta
Ma Loute
Money Monster
Un Homme à la hauteur
X-men: Apocalypse
Alice de l'autre du côté du miroir
Apprentice
Ils sont partout
Retour chez ma mère
The Neon Demon
Folles de joie
La Loi de la jungle
Dans les forêts de Sibérie
L'idéal
La forêt de quinconces
Avant toi
Le Secret des banquises
Love & Friendship
Casablancas, l'homme qui aimait les femmes
La Tortue rouge
Ninja Turtles 2
Florence Foster Jenkins
Hibou
L'âge de glace: Les lois de l'univers
Nos pires voisins 2
Sur quel pied danser
Tarzan
Viva
Truman






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Speed Racer


USA / 2008

18.06.2008
 



LA MATRICE DU JEU VIDEO





«- Le petit Speed va redorer le blason de la famille Racer !»

Autant le dire tout de suite, les bambins en culotte courtes seront ravies de ce jeu vidéo live coloré à outrance tandis que les aficionados de Matrix se demanderont ce qu’ils font dans la salle. Car les frères Wachowski, bercés durant leur enfance par la série animée de Tatsuo Yoshida, ont voulu rendre hommage à ce grand classique de l’animation japonaise en réalisant un film destiné avant tout à un public familial. Et si l’entreprise est louable en soi, l’aspect infantile voire infantilisant du résultat laisse songeur quant à la capacité des frangins à créer un film que l’on croirait estampillé Dreamworks.

Speed Racer peut toutefois être vu comme un Disney sous acide avec effet bariolé multicolore en mettant plein la vue. Sur ce point là au moins le film ne ment pas, le style visuel est psychédélique à outrance, dans certaines séquences on se croirait en plein flower power, et ses spectaculaires effets spéciaux repoussent une nouvelles fois les limites du cinéma. Comme dans une gigantesque montagne russe avec une monstrueuse barbe à papa entre les mains le film se déroule à la vitesse de l’éclair, n’ayant que faire d’un véritable langage cinématographique pour mieux exploiter le numérique du XXIème siècle. Alors oui on s’amuse, tout converge à cela, oui on écarquille les yeux, que faire d’autre ?, mais l’impression subsiste de n’assister qu’à un long et parfois épuisant délire de deux potes retombés dans le berceau. Car il n’est pas exclu de faire un film pour enfants tout en tenant un discours sur l’homme, l’innocence, la magie de l’émerveillement, tant d’éléments complètement absents dans Speed Racer.

Les Wachowski auraient mieux fait de revoir les films de Miyazaki, chefs d’œuvre de l’animation s’adressant aux touts petits comme aux plus grands, afin d’appréhender la structure de ce que doit être un vrai film familial, un objet émotif d’où subsiste de belles réflexions sur la nature humaine. Bon s’il vous plait les frangins, vous vous êtes bien amusés, revenez maintenant à quelque chose d’un peu plus sérieux, personne ne vous en voudra.
 
Denis

 
 
 
 

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