Elle l'adore a reçu tous les labels coup de coeur des exploitants. La comédie est, une fois de plus, l'occasion pour Sandrine Kiberlain de briller en nous faisant rire. Ce premier film a tout d'un bon divertissement populaire.



Bodybuilder
Casse
Dracula untold
En sortant de l'école
Equalizer
Horns
L'apôtre
Le temps de quelques jours
Les âmes noires
Still the Water
The Tribe
Tu veux ou tu veux pas
Tuer un homme



Under the skin
Coldwater
Sunhi
Boyhood
Maestro
The Raid 2: Berandal
Les combattants
L'enlèvement de Michel Houellebecq
3 coeurs
Refroidis



Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu?
Jimmy's Hall
La Planète des singes : l'affrontement
Lucy
Nos pires voisins
Winter Sleep
La dune
Le beau monde
Les Gardiens de la Galaxie
22 Jump Street
Party Girl
The salvation
Hercule
Boys Like Us
Hippocrate
Near Death Experience
Mademoiselle Julie
Les recettes du bonheur
Gemma Bovery
Deepsea Challenge 3D
La Paz
Shirley, un voyage dans la peinture d'Edward Hopper
Pride
Tout est faux
Sin City: j'ai tué pour elle
Un homme très recherché
Avant d'aller dormir
Elle l’adore
Get on Up
I Origins
Leviathan
Saint Laurent






 (c) Ecran Noir 96 - 14


  



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Speed Racer


USA / 2008

18.06.2008
 



LA MATRICE DU JEU VIDEO





«- Le petit Speed va redorer le blason de la famille Racer !»

Autant le dire tout de suite, les bambins en culotte courtes seront ravies de ce jeu vidéo live coloré à outrance tandis que les aficionados de Matrix se demanderont ce qu’ils font dans la salle. Car les frères Wachowski, bercés durant leur enfance par la série animée de Tatsuo Yoshida, ont voulu rendre hommage à ce grand classique de l’animation japonaise en réalisant un film destiné avant tout à un public familial. Et si l’entreprise est louable en soi, l’aspect infantile voire infantilisant du résultat laisse songeur quant à la capacité des frangins à créer un film que l’on croirait estampillé Dreamworks.

Speed Racer peut toutefois être vu comme un Disney sous acide avec effet bariolé multicolore en mettant plein la vue. Sur ce point là au moins le film ne ment pas, le style visuel est psychédélique à outrance, dans certaines séquences on se croirait en plein flower power, et ses spectaculaires effets spéciaux repoussent une nouvelles fois les limites du cinéma. Comme dans une gigantesque montagne russe avec une monstrueuse barbe à papa entre les mains le film se déroule à la vitesse de l’éclair, n’ayant que faire d’un véritable langage cinématographique pour mieux exploiter le numérique du XXIème siècle. Alors oui on s’amuse, tout converge à cela, oui on écarquille les yeux, que faire d’autre ?, mais l’impression subsiste de n’assister qu’à un long et parfois épuisant délire de deux potes retombés dans le berceau. Car il n’est pas exclu de faire un film pour enfants tout en tenant un discours sur l’homme, l’innocence, la magie de l’émerveillement, tant d’éléments complètement absents dans Speed Racer.

Les Wachowski auraient mieux fait de revoir les films de Miyazaki, chefs d’œuvre de l’animation s’adressant aux touts petits comme aux plus grands, afin d’appréhender la structure de ce que doit être un vrai film familial, un objet émotif d’où subsiste de belles réflexions sur la nature humaine. Bon s’il vous plait les frangins, vous vous êtes bien amusés, revenez maintenant à quelque chose d’un peu plus sérieux, personne ne vous en voudra.
 
Denis

 
 
 
 

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