Que c'est bon, les bêtises, lorsqu'elles sont faites par Jérémie Elkaïm, gaffeur maladroit et gauche dans la parfaite ligne de Pierre Richard, période François Pignon. Un premier film savoureux et irrésistible signé par un duo de réalisatrices sous l'influence du meilleur du cinéma burlesque.



Bizarre
Des apaches
Gallows
Je suis mort mais j'ai des amis
La femme de compagnie
La rage au ventre
Lena
Les bêtises
Maari
Nos futurs
Pitch Perfect 2
Pixels
While we're young



Taxi Téhéran
Trois souvenirs de ma jeunesse
Ex Machina
Un Français
L'éveil d'Edoardo
Vice-Versa
Mustang
Les mille et une nuits - L'inquiet
Dior et moi
Microbe et Gasoil
Que viva Eisenstein !
Love



Shaun le mouton
Pourquoi j'ai pas mangé mon père
Avengers: L'ère d'Ultron
Connasse, princesse des coeurs
Un peu, beaucoup, aveuglément
A la poursuite de demain
La loi du marché
La Tête haute
Mad Max: Fury Road
Une femme iranienne
Loin de la foule déchaînée
Cendres
Contes italiens
Jurassic World
Le monde de Nathan
La belle promise
La Bataille de la Montagne du Tigre
Spy
Valley of love
Entourage
Gunman
Masaan (Le bûcher)
Une mère
Une seconde mère
Love & Mercy
Terminator Genisys
Victoria
Tale of Tales, le conte des Contes
Daddy Cool
Difret
Hill of Freedom
Les Minions
Ant-Man
La femme au tableau
La Isla Minima
Le combat ordinaire
Les Nuits blanches du facteur
Les révoltés






 (c) Ecran Noir 96 - 15


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 250

 
Speed Racer


USA / 2008

18.06.2008
 



LA MATRICE DU JEU VIDEO





«- Le petit Speed va redorer le blason de la famille Racer !»

Autant le dire tout de suite, les bambins en culotte courtes seront ravies de ce jeu vidéo live coloré à outrance tandis que les aficionados de Matrix se demanderont ce qu’ils font dans la salle. Car les frères Wachowski, bercés durant leur enfance par la série animée de Tatsuo Yoshida, ont voulu rendre hommage à ce grand classique de l’animation japonaise en réalisant un film destiné avant tout à un public familial. Et si l’entreprise est louable en soi, l’aspect infantile voire infantilisant du résultat laisse songeur quant à la capacité des frangins à créer un film que l’on croirait estampillé Dreamworks.

Speed Racer peut toutefois être vu comme un Disney sous acide avec effet bariolé multicolore en mettant plein la vue. Sur ce point là au moins le film ne ment pas, le style visuel est psychédélique à outrance, dans certaines séquences on se croirait en plein flower power, et ses spectaculaires effets spéciaux repoussent une nouvelles fois les limites du cinéma. Comme dans une gigantesque montagne russe avec une monstrueuse barbe à papa entre les mains le film se déroule à la vitesse de l’éclair, n’ayant que faire d’un véritable langage cinématographique pour mieux exploiter le numérique du XXIème siècle. Alors oui on s’amuse, tout converge à cela, oui on écarquille les yeux, que faire d’autre ?, mais l’impression subsiste de n’assister qu’à un long et parfois épuisant délire de deux potes retombés dans le berceau. Car il n’est pas exclu de faire un film pour enfants tout en tenant un discours sur l’homme, l’innocence, la magie de l’émerveillement, tant d’éléments complètement absents dans Speed Racer.

Les Wachowski auraient mieux fait de revoir les films de Miyazaki, chefs d’œuvre de l’animation s’adressant aux touts petits comme aux plus grands, afin d’appréhender la structure de ce que doit être un vrai film familial, un objet émotif d’où subsiste de belles réflexions sur la nature humaine. Bon s’il vous plait les frangins, vous vous êtes bien amusés, revenez maintenant à quelque chose d’un peu plus sérieux, personne ne vous en voudra.
 
Denis

 
 
 
 

haut