Laissez bronzer les cadavres est à la frontière du western, du polar et du giallo italien, avec geysers de sang, imagerie érotique, attente lourde et séquences solaires et moites. Et rien que pour ça, il faut aller le voir!



Bricks
Corbier, des traces dans la mémoire des masses
Knock
L'assemblée
La belle et la meute
Laissez bronzer les cadavres
Le monde secret des émojis
Le vent dans les roseaux
Les nouvelles aventures de Cendrillon
My Little Pony: le film
The Meyerowitz Stories
The Square
Tous les rêves du monde
Zombillénium



Le Caire Confidentiel
Baby Driver
120 battements par minute
Petit paysan
Jeannette, l'enfance de Jeanne d'Arc
Une famille Syrienne
Good Time
Le redoutable
Home
A Ciambra
Des rêves sans étoiles
Le Sens de la fête
Quel cirque !



Barbara
Otez-moi d'un doute
Barry Seal: American Traffic
Les grands esprits
Mary
Mother!
Nos années folles
American Assassin
Faute d'amour
Kiss & Cry
Mon garçon
Le château de verre
Le Petit Spirou
Le jeune Karl Marx
Money
Kingsman: Le cercle d'or
Une suite qui dérange : le temps de l'action
Un beau soleil intérieur
Blade runner 2049
Capitaine Superslip
Confident royal
Dans la forêt enchantée de OukyBouky
Happy End
Téhéran tabou
Detroit
Kingsman: Le cercle d'or
L'atelier
L'école buissonnière
La passion Van Gogh
Numéro Une






 (c) Ecran Noir 96 - 17


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 279

 
Speed Racer


USA / 2008

18.06.2008
 



LA MATRICE DU JEU VIDEO

Le livre Bye Bye Bahia



«- Le petit Speed va redorer le blason de la famille Racer !»

Autant le dire tout de suite, les bambins en culotte courtes seront ravies de ce jeu vidéo live coloré à outrance tandis que les aficionados de Matrix se demanderont ce qu’ils font dans la salle. Car les frères Wachowski, bercés durant leur enfance par la série animée de Tatsuo Yoshida, ont voulu rendre hommage à ce grand classique de l’animation japonaise en réalisant un film destiné avant tout à un public familial. Et si l’entreprise est louable en soi, l’aspect infantile voire infantilisant du résultat laisse songeur quant à la capacité des frangins à créer un film que l’on croirait estampillé Dreamworks.

Speed Racer peut toutefois être vu comme un Disney sous acide avec effet bariolé multicolore en mettant plein la vue. Sur ce point là au moins le film ne ment pas, le style visuel est psychédélique à outrance, dans certaines séquences on se croirait en plein flower power, et ses spectaculaires effets spéciaux repoussent une nouvelles fois les limites du cinéma. Comme dans une gigantesque montagne russe avec une monstrueuse barbe à papa entre les mains le film se déroule à la vitesse de l’éclair, n’ayant que faire d’un véritable langage cinématographique pour mieux exploiter le numérique du XXIème siècle. Alors oui on s’amuse, tout converge à cela, oui on écarquille les yeux, que faire d’autre ?, mais l’impression subsiste de n’assister qu’à un long et parfois épuisant délire de deux potes retombés dans le berceau. Car il n’est pas exclu de faire un film pour enfants tout en tenant un discours sur l’homme, l’innocence, la magie de l’émerveillement, tant d’éléments complètement absents dans Speed Racer.

Les Wachowski auraient mieux fait de revoir les films de Miyazaki, chefs d’œuvre de l’animation s’adressant aux touts petits comme aux plus grands, afin d’appréhender la structure de ce que doit être un vrai film familial, un objet émotif d’où subsiste de belles réflexions sur la nature humaine. Bon s’il vous plait les frangins, vous vous êtes bien amusés, revenez maintenant à quelque chose d’un peu plus sérieux, personne ne vous en voudra.
 
Denis

 
 
 
 

haut