Les initiés de John Trengove est une tragédie sensible qui vaut le détour: portrait d'un pays, description d'un rite et regard acéré sur la masculinité et ses apparences.



11 minutes
Cessez-le-feu
Glory
Gold
Jonction 48
Konbissiri
L'affranchie
L'éveil de la permaculture
Les initiés
Life: Origine inconnue
Mes vies de chien
Nostos
Retour à Forbach
Sous le même toit
Wedding Doll
Zeitgeist protest



Lumière! L'aventure commence
Moonlight
Logan
Grave
The Lost City Of Z
L'Autre côté de l'espoir
La Belle et la Bête
L'Opéra
Les Mauvaises Herbes
La jeune fille et son aigle
Lettres de la guerre
The Young Lady



Alibi.com
Lion
Patients
Kong: Skull Island
Le secret de la chambre noire
Les figures de l'ombre
Miss Sloane
Monsieur & Madame Adelman
Paris pieds nus
Jours de France
Mate-me por favor
Fantastic Birthday
Fixeur
Going to Brazil
Sage femme
A United Kingdom
Félicité
Baby Boss
Ghost in the Shell
Orpheline
Telle mère, telle fille
Corporate
Stratton
Fast and Furious 8
Je danserai si je veux
Pas comme les loups
L'homme aux mille visages






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Speed Racer


USA / 2008

18.06.2008
 



LA MATRICE DU JEU VIDEO





«- Le petit Speed va redorer le blason de la famille Racer !»

Autant le dire tout de suite, les bambins en culotte courtes seront ravies de ce jeu vidéo live coloré à outrance tandis que les aficionados de Matrix se demanderont ce qu’ils font dans la salle. Car les frères Wachowski, bercés durant leur enfance par la série animée de Tatsuo Yoshida, ont voulu rendre hommage à ce grand classique de l’animation japonaise en réalisant un film destiné avant tout à un public familial. Et si l’entreprise est louable en soi, l’aspect infantile voire infantilisant du résultat laisse songeur quant à la capacité des frangins à créer un film que l’on croirait estampillé Dreamworks.

Speed Racer peut toutefois être vu comme un Disney sous acide avec effet bariolé multicolore en mettant plein la vue. Sur ce point là au moins le film ne ment pas, le style visuel est psychédélique à outrance, dans certaines séquences on se croirait en plein flower power, et ses spectaculaires effets spéciaux repoussent une nouvelles fois les limites du cinéma. Comme dans une gigantesque montagne russe avec une monstrueuse barbe à papa entre les mains le film se déroule à la vitesse de l’éclair, n’ayant que faire d’un véritable langage cinématographique pour mieux exploiter le numérique du XXIème siècle. Alors oui on s’amuse, tout converge à cela, oui on écarquille les yeux, que faire d’autre ?, mais l’impression subsiste de n’assister qu’à un long et parfois épuisant délire de deux potes retombés dans le berceau. Car il n’est pas exclu de faire un film pour enfants tout en tenant un discours sur l’homme, l’innocence, la magie de l’émerveillement, tant d’éléments complètement absents dans Speed Racer.

Les Wachowski auraient mieux fait de revoir les films de Miyazaki, chefs d’œuvre de l’animation s’adressant aux touts petits comme aux plus grands, afin d’appréhender la structure de ce que doit être un vrai film familial, un objet émotif d’où subsiste de belles réflexions sur la nature humaine. Bon s’il vous plait les frangins, vous vous êtes bien amusés, revenez maintenant à quelque chose d’un peu plus sérieux, personne ne vous en voudra.
 
Denis

 
 
 
 

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