Ours d'or à Berlin en février, Taxi Teheran est le 3e film tourné clandestinement par Jafar Panahi, interdit de filmer. Il en résulte un cri de révolte d'un peuple qui n'en peut plus d'être isolé, oppressé, mais aussi un divertissement léger et taquin, qui en font une véritable déclaration d'amour au cinéma.



En équilibre
En route!
Enfant 44
Je suis Annemarie Schwarzenbach
La promesse d'une vie
Le chateau de sable
Le rappel des oiseaux
Les Gorilles
Robin des bois, la véritable histoire!
Taxi Téhéran
Une belle fin



Timbuktu
Les nouveaux sauvages
Snow Therapy
It Follows
Kingsman: Services secrets
Citizenfour
Selma
Tu dors Nicole
Dear White People
A trois on y va
Sea Fog: Les clandestins



La famille Bélier
Les souvenirs
Imitation game
Papa ou Maman
Les nouveaux héros
Cinquante nuances de Grey
American Sniper
Le dernier loup
Birdman (ou la surprenante vertu de l'ignorance)
Inherent Vice
L'Art de la fugue
Le cercle
Tokyo Fiancée
1001 grammes
Le dernier coup de marteau
The Voices
Big Eyes
Divergente 2: L'insurrection
Furyo
Hacker
Still Alice
Un homme idéal
Cendrillon
Diversion
Voyage en Chine
Indian Palace: Suite royale
Journal d’une femme de chambre
Fast & Furious 7
San Francisco 1985
Shaun le mouton
Les châteaux de sable
Suite française
Cake
Dark Places
Jamais de la vie
The Humbling
Lost River
Pourquoi j'ai pas mangé mon père






 (c) Ecran Noir 96 - 15


  



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Speed Racer


USA / 2008

18.06.2008
 



LA MATRICE DU JEU VIDEO





«- Le petit Speed va redorer le blason de la famille Racer !»

Autant le dire tout de suite, les bambins en culotte courtes seront ravies de ce jeu vidéo live coloré à outrance tandis que les aficionados de Matrix se demanderont ce qu’ils font dans la salle. Car les frères Wachowski, bercés durant leur enfance par la série animée de Tatsuo Yoshida, ont voulu rendre hommage à ce grand classique de l’animation japonaise en réalisant un film destiné avant tout à un public familial. Et si l’entreprise est louable en soi, l’aspect infantile voire infantilisant du résultat laisse songeur quant à la capacité des frangins à créer un film que l’on croirait estampillé Dreamworks.

Speed Racer peut toutefois être vu comme un Disney sous acide avec effet bariolé multicolore en mettant plein la vue. Sur ce point là au moins le film ne ment pas, le style visuel est psychédélique à outrance, dans certaines séquences on se croirait en plein flower power, et ses spectaculaires effets spéciaux repoussent une nouvelles fois les limites du cinéma. Comme dans une gigantesque montagne russe avec une monstrueuse barbe à papa entre les mains le film se déroule à la vitesse de l’éclair, n’ayant que faire d’un véritable langage cinématographique pour mieux exploiter le numérique du XXIème siècle. Alors oui on s’amuse, tout converge à cela, oui on écarquille les yeux, que faire d’autre ?, mais l’impression subsiste de n’assister qu’à un long et parfois épuisant délire de deux potes retombés dans le berceau. Car il n’est pas exclu de faire un film pour enfants tout en tenant un discours sur l’homme, l’innocence, la magie de l’émerveillement, tant d’éléments complètement absents dans Speed Racer.

Les Wachowski auraient mieux fait de revoir les films de Miyazaki, chefs d’œuvre de l’animation s’adressant aux touts petits comme aux plus grands, afin d’appréhender la structure de ce que doit être un vrai film familial, un objet émotif d’où subsiste de belles réflexions sur la nature humaine. Bon s’il vous plait les frangins, vous vous êtes bien amusés, revenez maintenant à quelque chose d’un peu plus sérieux, personne ne vous en voudra.
 
Denis

 
 
 
 

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