Ne croyez pas que je hurle est le joyau tant attendu de l'année. Film expérimental et sentimental, audace narrative et visuelle, cette expérience signée Frank Beauvais est aussi délicate que mélancolique, curieuse que hypnotique.



Betty Marcusfeld
Cervin, la montagne du monde
Chambre 212
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
Joker
La fameuse invasion des ours en Sicile
La grande cavale
Nos défaites
On va tout péter
Papicha
Pour Sama
Quelle folie
Soeurs d'armes
Tout est possible



Parasite
Le Roi Lion
Une Fille facile
Viendra le feu
Deux moi
Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie



L'œuvre sans auteur
Comme des bêtes 2
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille
Roubaix, une lumière
Thalasso
Les Baronnes
Late Night
Hauts perchés
Frankie
La vie scolaire
Fête de famille
Les hirondelles de Kaboul
Liberté
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour
De sable et de feu
Ad Astra
Trois jours et une vie
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man






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Max la menace (Get Smart)


USA / 2008

10.09.2008
 









"- Vous seriez mort si j'étais envoyé par CONTROL.
- C'est vous qui seriez mort si vous étiez envoyé par CONTROL!
-Nous sommes tous deux en vie. Il est donc impossible que je sois envoyé par CONTROL.
- C'est complètement logique.
"

Adaptation d'une série créée par le génial Mel Brooks dans les "Swinging sixties", ce Max la Menace n'a rien perdu de sa sympathie. Un réalisateur fan, un studio opportuniste, un comique en poupe : il n'en fallait pas moins pour stimuler notre curiosité. Divertissement agréable, ludique, ce Max la Menace Begins est au croisement du pastiche façon Zucker Abrahams Zucker et de l'action spectaculaire, avec sauts en parachute, courses poursuites, fusillades, explosions, bagarres, gadgets et jolie fille. De gags en répliques drôles, certaines scènes ont été écrites dans l'espoir de devenir cultes, ou parodiées : le concours de danse entre les deux agents, la scène de la mini-arbalète... Les moments d'humour s'enchaînent à bon rythme, sans tomber dans le stakhanovisme des zygomatiques. Sous le charme? Il y a pire blockbuster, avec quelques clins d'oeil cinéphiles, références historiques, et réflexions sur les apparences.
Evidemment cela repose beaucoup sur l'abattage et le talent des comédiens. Steve Carrell au physique de Monsieur-Tout-Le-Monde rend son personnage touchant. Qui d'autre que lui pourrait amadouer un géant de deux mètres puis devenir son confident? Il n'a rien de ridicule en pseudo James Bond ou en dragueur de belle brune. Cette dernière, Anne Hathaway, qui fait ses premiers pas dans le cinéma d'action, sait opérer de très jolies cascades et porte de belles toilettes (sans doute bien conseillée par le Diable qui s'habille en Prada). Seule femme dans cet univers d'hommes, elle n'est ni potiche, ni méchante calculatrice sans coeur.
Même Dwayne Johnson alias "the Rock" a un rôle un plus profond que d'habitude. Enfin, il y a le grand Terence Stamp, le Siegfried de KAOS (très à l'aise dans son rôle de terroriste déjanté à la fois drôle et inquiétant), et son opposé, Alan Arkin, le patron toujours fringuant de CONTROL.
Ni chaotique, ni trop contrôlé, Max, sans menacer quoi que ce soit, reste "smart". Il manque cependant un zeste de folie ou une singularité visuelle pour que la comédie soit complètement convaincante.
 
Claire

 
 
 
 

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