Et puis nous danserons était l'un de coups de cœur cannois. Enivrant, exaltant, brillant! La répression des homosexuels et l'élan romantique qui prend tous les risques, la danse comme lien sensuel et la musique euphorisante. A voir! A découvrir!



Countdown
Graines de ronds-points
J'accuse
J'aimerais qu'il reste quelque chose
Koko-di Koko-da
L'âme du vin
Le bel été
Le Mans 66
Le roi d'ici
Little Joe
Noura rêve
Océan
Pères et impairs
Prendre soin
Rendre la justice
Zibilla ou la vie zébrée



Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie
Chambre 212
Joker
Pour Sama
Shaun le mouton le film : la ferme contre-attaque
La cordillère des songes
Et puis nous danserons
J'ai perdu mon corps
La belle époque
Le monde animé de Grimault



Once Upon a Time... in Hollywood
La vie scolaire
Ad Astra
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
La fameuse invasion des ours en Sicile
Nos défaites
Papicha
La bonne réputation
Maléfique 2: le pouvoir du mal
Martin Eden
Matthias & Maxime
Queens
Abominable
5 est le numéro parfait
Hors normes
Au bout du monde
Sorry We Missed You
Le Traître
Retour à Zombieland
Mon chien stupide
The Laundromat
Un monde plus grand
Une Colonie
Adults in the Room






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Madagascar 2 (Madagascar: Escape 2 Africa)


USA / 2008

19.11.2008 (Paris) / 03.12.2008 (France)
 



DRÔLES DE ZEBRES





«- Manhattan manque de deux choses : des parkings et des hippos. »

Il y a une étoile de différence entre le premier et le deuxième Madagascar. La première aventure était trop simpliste, trop gentille, pas assez décalée, ni finement écrite. Le divertissement « premier degré » où les seconds rôles fournissaient l’essentiel du travail humoristique.
En trois ans, Madagascar a amélioré son script, ses personnages principaux et s’offre, enfin, une certaine liberté dans l’impertinence. Ce délire trouve même quelques jolies idées créatives comme cet avion décollant grâce à un lance-pierre (« Qui a dire que les pingouins ne volaient pas ? ») ou cette négociation syndicale absurde et croquignolesque. Evidemment la parodie y a une belle place : des touristes Américains qui se prennent pour des participants à Koh-Lanta, un hippo hip hop macho et dragueur, une séance de Kung fu sur des airs à la Sergio Leone… et bien entendu Le Roi Lion. Ironiquement, le patron du studio producteur, Jeffrey Katzenberg avait claqué la porte de Disney à cause de l’ingratitude de son employeur devenu leader hollywoodien grâce à ce Roi Lion. Avec Madagascar 2, il se moque de Scar, transformé en Elvis ringard, et de cette histoire de trahison féline. Ici le lion est plutôt Roi de la comédie (et donc de New York). Et pour bien marquer sa différence avec Disney, Katzenberg et DreamWorks font d’une grand-mère fourbe et despotique, une sorte de Capitaine Crochet de la jungle. Délicieusement incorrect.
Madagascar pourrait d’ailleurs s’avérer une franchise à fort potentiel en axant sa narration sur les cinglés qui composent son bestiaire. Leur aliénation est clairement le socle le plus solide pour décliner l’histoire et refléter nos névroses. Tous tarés. Et en premier lieu, les humains, ou ceux qui les copient dans leurs pires travers : Madagascar 2 porte un discours virulent sur le tempérament occidental en milieu extérieur.
Le scénario ne laisse aucun temps morts, alternant règlements de comptes, déclarations d’amour, flash back, traumas freudiens, grand huit pour l’action et quelques séquences d’émotion. Et toujours ce sous-texte sur les discriminations (surpoids, complexé, nerds…) et notamment homosexuel où notre ami le Lion ne drague jamais, a un seul ami, le zèbre et se fait dire « Rien ne serait arrivé si tu avais été un vrai Lion ». Un lion qui préfère danser dès son plus jeune âge, c’est louche… Le quatuor initial se mue en double duo. Le film, certes classique, est moins primitif et gagne, légèrement, en profondeur.
La mise en scène colle très bien à ce film déjanté et ne perd aucun de ses protagonistes en route, malgré cette escale africaine régénérée par son milieu naturel. Courez y « vite avant qu’on retrouve la raison ».
 
vincy

 
 
 
 

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