Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Ce que pensent les hommes (He's Just Not That Into You)


USA / 2009

11.02.2009
 



COLLISIONS





«- Regardez Al Pacino : jamais marié, heureux comme un pape.»

Comédie de moeurs en forme de puzzle, Ce que pensent les hommes est tout autant inégal que charmant. Dans la veine sociologique où l’on apprend que si les hommes viennent de Mars, les femmes sont de Vénus, le film juxtapose différentes petites histoires, qui, mises bout à bout, ne font pas forcément un long métrage palpitant. Réalisé avec des bras ballants, il ne trouve aucun rythme et se repose sur l’abattage des comédiens et les situations, plus mélodramatiques que comiques. Car derrière son allure fantaisiste, c’est la noirceur qui domine.
Le sujet est pourtant en or. Les malentendus, incompréhensions, hypocrisies et manipulations pour arriver à ses fins, selon si l’on est masculin ou féminin. Ou comment on peut enfin comprendre pourquoi les mecs refusent de s’engager, et tous les subterfuges qu’ils utilisent pour y parvenir ? Ou encore comment les filles peuvent espérer une mariage à partir de signes insignifiants et de téléphone qui ne sonne jamais ? « - Si un gars t’appelles pas, c’est qu’il te veut pas. »

Le scénario emprunte beaucoup à la série Sex & the City, et, paradoxalement réussit là où le film adapté avait échoué : marier le verbe cru, la franchise des arrières pensées avec des personnages attachants (et très attachés à leur téléphone). Le sexe est ainsi omniprésent, et rappelle qu’il ait tourner le monde en faisant tourner les têtes. On a voit pas le bout d’un, mais on ne fait qu’en parler, comme chez un psy pour clients riches ou cérébraux.
La parole, pourtant, n’a pas beaucoup de valeur tant on ne se dirait pas « les choses ». Accumulant quelques clichés, pas mal de poncifs, le film se fourvoie dans des adultères, des tromperies, des frustrations, des dragues qui unissent ou désunissent les maillons faibles. Le divertissement et l’ennui s’alternent. Car le gros souci de se genre de films tient dans le casting. Et, comme dans leurs (dés)amours, l’harmonie ne règne pas à l’écran. Drew Barrymore et Ben Affleck, au demeurant parfaits, ne sont que des guests invitées pour trois ou quatre scènes. Pas de quoi défendre un personnage. Jennifer Aniston, Jennifer Connelly, Kevn Connolly et Bradley Cooper prouvent qu’à seconds rôles égals, les femmes peuvent toucher certainement plus que les hommes. Scarlett Johansson confirme que sans un Woody Allen elle est une star à part, se faisant son propre film, et laissant peu d’espace de jeux à ses camarades. Tout le paradoxe est donc que ce film à stars est « volé » par les deux acteurs les moins connus du grand public : Justin Long et Ginnifer Goodwin. Les bonnes répliques, tous les messages, la véritable histoire d’a (comme amitié) du film unit ces deux acteurs séduisants.

Hélas, le film veut tout aborder, tout dire. Conquête vaine. Les dépendances affectives, l’absence de schémas, la vérité versus le mensonge, la fille contradictoire, le mec piégé par ses sentiments… toutes les contraintes et les contrariétés sont épluchées. Il est bien plus intéressant quand une fille se complait dans le virtuel et se rassurant avec ses collègues homos ou qu’une femme intransigeante interdit une quelconque cigarette dans sa maison, … Toutes des insécures, toutes des Bridget Jones. Sur Facebook, ces « control freaks » mettraient « It’s complicated » en statut marital.

Mais à force de nous surcharger de sentiments, bons et cruels, l’ensemble manque de détails, de subtilités dans les comportements. Au final, rien qu’on ne sache déjà de cette thèse sans fin sur les relations hommes / femmes.
 
vincy

 
 
 
 

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