Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Anges & Démons (Angels & Démons)


USA / 2009

13.05.2009
 



LA FOI ET L'ORDRE





« - êtes-vous anti-catholiques ?
- non, anti-vandalisme »


Ron, mi-ange mi-démon
Ron Howard replonge, après Frost/Nixon, l’heure de vérité, dans l’univers de Dan Brown et se lance dans l’adaptation d’un deuxième opus des aventures du désormais célèbre spécialiste des symboles, Robert Langdon.
Cette fois-ci l’Opus Dei et les Chevaliers du Temple ne sont plus au centre du récit et ont laissé la place aux Illuminati, secte ancienne dont les membres pensaient que science et religion étaient intimement liés et dont faisait très certainement partie, entre autres, le grand Galilée.
L’histoire ne se déroule plus entre Paris et Londres mais dans le Saint des Saints, au Vatican et Robert Langdon ne joue plus contre mais avec l’Eglise. A noter aussi que ce dernier n’est plus accompagné d’une jeune cryptologue française (Audrey Tautou) mais d’une belle scientifique italienne (Ayelet Zurer). Si le livre précède le Da Vinci code, le film est une suite.
A (ces) quelques détails près, L’Histoire, elle, se répète. L’Eglise est à nouveau attaquée en son cœur. Un complot sanglant se prépare contre l’Eglise catholique et Robert Langdon, avec qui cette dernière n’est pas en très bon terme depuis Da Vinci Code, est appelé à la rescousse.

Anges ou démon ?
L’intrigue d’Anges et démons se met vite en place, tout comme celle du Da Vinci Code, et le rythme prend rapidement de la vitesse (contrairement à son aîné) mais la reperd malheureusement tout aussi vite. La chasse aux sorcières menée contre les Illuminati tourne rapidement en rond et le chemin ressemble à s’y méprendre à un serpent qui se mordrait la queue tant on a le sentiment de revivre la même scène au fur et à mesure que les heures s’égrènent pour retrouver les quatre preferiti et la bombe cachée.
De la cathédrale Saint-Pierre de Rome aux catacombes enfouies, Robert Langdon et ses comparses suivent les traces des Illuminati mais avec un éternel train de retard. Le film s’embourbe alors dans un chemin dont il ne trouve plus la sortie pour finir dans une surenchère, un peu grotesque, qui fait sourire plus qu’elle ne surprend. Car, il est sûr que les gentils sont d’un côté et les méchants de l’autre, mais méfiez-vous, la frontière entre les deux est parfois très mince et pas toujours là où on l’attend. Cela permet des rebondissements mais aussi rajoute une part de kitsch au script.

Science ou Religion ?
L’aspect le plus intéressant du film est la question qui s’ouvre dès les premières minutes lorsque l’on se rend compte qu’un des scientifiques du CERN est également un membre du clergé. Le débat de la religion avec ou contre la science entre alors en jeu. La question étant de savoir si la religion peut s’accorder à soutenir une science qui remet en cause, entre autres, l’idée même de la Création ? Cette dernière a le mérite d’être posée. Malheureusement, le réalisateur lui donne un rôle minime, la faisant simplement survoler le film, la laissant en arrière-plan sans jamais l’approfondir. Dommage car cela aurait mérité une plus grande attention.

Alors oui, le film s’essouffle vite et l’intrigue ne se suffit pas à elle-même mais le spectateur pourra quand même se ravir en plongeant au cœur de la Cité éternelle qui plus vraie que nature n’est en réalité qu’une reproduction de Rome au sein de la Cité des Anges. Sur ce coup-là, c’est du grand art dans lequel Ron Howard a su éviter le piège de Rome sous son format carte postale.
 
morgane

 
 
 
 

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