Viendra le feu a reçu le prix du jury Un certain regard. Le film d'Oliver Laxe laisse au spectateur toute liberté de se projeter dans le film pour y lire son propre rapport à la nature et ses propres obsessions face à la déliquescence du monde.



Ad Astra
D'un clandestin, l'autre
De sable et de feu
Edith en chemin vers son rêve
El Otro Cristobal
Kusama: Infinity
Les fleurs amères
Lucky Day
Ma folle semaine avec Tess
Nous le peuple
Portrait de la jeune fille en feu
Trois jours et une vie
Un jour de pluie à New York



Parasite
Toy Story 4
Le Roi Lion
Give Me Liberty
Ils reviennent...
L'étincelle, une histoire des luttes LGBT +
Fanny & Alexandre
Une Fille facile
Viendra le feu
Deux moi



L'œuvre sans auteur
Comme des bêtes 2
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Le mystère des pingouins
Les faussaires de Manhattan
Nuits magiques
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille
Roubaix, une lumière
Thalasso
Les Baronnes
Late Night
Hauts perchés
Frankie
La vie scolaire
Fête de famille
Les hirondelles de Kaboul
Liberté
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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Very Bad Trip (The Hangover)


USA / 2009

24.06.2009
 



UNE CUITE BIEN CRÛE





"- Tu sais que compter les cartes dans un casino est illégal.
- Non, c’est juste mal vu. Un peu comme se masturber dans un avion.
"

Surtout à ne pas confondre avec le Very Bad Things de Peter Berg (1992). Car si le pitch de départ est identique (un enterrement de vie de garçon à Las Vegas qui tourne mal), c’est l’unique point commun entre les deux films. Là où celui de Berg nous emmenait dans un jeu de massacre macabre, celui de Todd Phillips se pratique comme un jeu de pistes barré version méga trip post cuite. L’entame, un peu poussive et déjà vue, avait de quoi faire peur. Flash-back de commodité, javascript:show('motscles',1)personnages stéréotypés (un gras du bide infantile, un binoclard castré par sa fiancée, un gigolo du pauvre frustré et un futur marié comme garant moral du groupe) et virée que l’on imagine semée d’embûches. Mais c’est précisément sur ce point que le film assume son originalité, son ambition et sa réussite intégrale. Les scénaristes Jon Lucas & Scott Moore (Hanté par ses ex sortit sous les huées le 17 juin 2009) nous évitent les poncifs habituels pour nous offrir un lendemain de cuite savoureux, dynamique, invraisemblable et franchement décapant.

Ce jeu de pistes à la recherche de Doug, futur marié du groupe ayant étrangement disparu, explose les conventions du genre – dernièrement assumé par les films estampillés Appatow – et nous la joue trio un peu scato, un peu paumé et totalement dépassé par les découvertes successives d’une soirée rocambolesque. Pour faire court signalons un tigre dans la salle de bain, un bébé dans un placard, un mariage avec une stripteaseuse ou encore un chinois à poil dans le coffre d’une voiture de flic. Tout est prétexte à la déconne 100% loufoque par une accumulation d’évènements qui s’imbriquent idéalement. Outre des séquences à se tordre de rire (masturbation du bébé, scène du taser…), la réaction en chaîne de cette remontée du temps provoque une lecture vraiment originale entre les évènements déclencheurs de la veille et la course contre la montre du lendemain. Peu importe le dénouement, ce qui compte c’est la somme des conneries responsable de tout ce joyeux bordel.

Pour réussir à ficeler chaque situation, fallait-il encore adopter la bonne mise en scène. Plus en verve que dans Strasky et Hutch, le cinéaste impulse un rythme échevelé à notre trio alors même que celui-ci « marche » au ralentit pour cause de gueule de bois mastoc. Cette distorsion renforce l’aspect comique entre ce qu’ils sont censés être et ce qu’ils ont réussi à faire en une nuit. Bien sûr, le réalisateur ne fait pas dans la dentelle mais chaque mot, chaque réplique et chaque enchaînement fait mouche, suscitant très souvent l’hilarité. Passons sur une fin convenue, et saluons l’idée ô combien brillante du générique de fin. A lui seul il donne envie de revoir cette comédie jouissive et surtout très (peu) recommandable.


 
geoffroy

 
 
 
 

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