Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.

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Fausta (La teta asustada)


/ 2009

17.10.2009
 



LE LAIT DE LA TENDRESSE HUMAINE





Etrange que ce film très auteurisant ait obtenu une si prestigieuse récompense que l’Ours d’or à Berlin. Non pas qu’il soit médiocre ou même décevant, mais il ne parvient jamais à surprendre le spectateur ni même à sortir de son formalisme. La teta asusteda effleure les méotions comme un conte qui se veut pus symbolique que réaliste. Pourtant le réel est bien présent. Avec ce Pérou méconnu en arrière plan, l’œuvre explore les rapports entre communautés, entre classes sociales. A travers son héroïne, une jeune femme introvertie, peureuse, mutique, prisonnière de son héritage, on observe un village fermée sur ses traditions et une villa cossue cloisonnée au cœur de la ville. C’est cet hymne à l’ouverture qui émeut dans Fausta.

Car, si l’on surmonte la lenteur du montage et quelques scènes convenues ou trop cryptées, La teta asusteda s’avère un joli voyage, mélancolique et rempli d’espoir. Chacun analysera à sa façon les allégories de ce drame optimiste. Mais il reste les images poétiques, furtives ou contemplatives, ces escaliers infinis, pour nous évader. Cela compense des images ou des séquences plus faciles, déjà vues, typiques d’un certain cinéma – l’ignorante bercée par la musique ou encore le rituel du mariage. Mais le personnage féminin traumatisé dès la naissance efface rapidement ces faiblesses. Cela tient beaucoup à l’actrice, Magaly Solier. Cela nous rappellerait presque la révélation de Catalina Sandino Moreno dans Maria Full of Grace. En s’épanouissant, en prenant confiance en elle, au contact des autres, elle séduit par empathie.

Elle transporte ses secrets, ses chansons qu’elle invente, sa gentillesse avec grâce. Et puis elle porte en elle cette pomme de terre, arme contre le mal, mistigri contre les mythes qui ont la vie dure, remède conte ce lait matenel empoisonné par un crime antérieur. Cette patate encombrante, ce poids dont il va falloir se débarrasser. Comme un trop gros véhicule à l’entrée d’un tunnel. La métaphore est belle. Mais cela ne suffit pas à en faire un grand film. Fausta est avant tout un magnifique personnage.
 
vincy

 
 
 
 

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