Ne croyez pas que je hurle est le joyau tant attendu de l'année. Film expérimental et sentimental, audace narrative et visuelle, cette expérience signée Frank Beauvais est aussi délicate que mélancolique, curieuse que hypnotique.



Betty Marcusfeld
Cervin, la montagne du monde
Chambre 212
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
Joker
La fameuse invasion des ours en Sicile
La grande cavale
Nos défaites
On va tout péter
Papicha
Pour Sama
Quelle folie
Soeurs d'armes
Tout est possible



Parasite
Le Roi Lion
Une Fille facile
Viendra le feu
Deux moi
Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie



L'œuvre sans auteur
Comme des bêtes 2
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille
Roubaix, une lumière
Thalasso
Les Baronnes
Late Night
Hauts perchés
Frankie
La vie scolaire
Fête de famille
Les hirondelles de Kaboul
Liberté
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour
De sable et de feu
Ad Astra
Trois jours et une vie
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 15

 
Girlfriend Experience (The Girlfriend Experience)


USA / 2009

08.07.2009
 



EXPERIENCE FRIGIDE





Sexe , mensonges et vidéo (numérique): Soderbergh maîtrise le sujet. Après le dyptique mabitieux autour du Che, il se lance dans un (petit) film assez expérimental en forme de puzzle autour d'une "escort girl" maquée à un coach sportif. Une anti-Pretty Woman trash et classe ou le pendant féminin du Toy boy qui l'affronte en salles cette semaine.

Pas de sexe ici. Juste des va-et-vient dans le récit. Et aucune jouissance particulière. Que les fans de Sasha Grey (actrice porno qui ne se débrouille pas trop mal en actrice tout court) se rassurent : ils pourront admirer sa plastique en lingerie ou même la voir furtivement nue. Cette pudeur rendrait presque l'exercice vain, stérile. Avec son côté blindé mais naïve, business girl mais paumé, apathique mais finalement midinette, elle rend le personnage à la fois attachant et tête à claques.

Si l'on suit ses (més)aventures sans trop d'ennui mais sans grande passion , on s'ennuie fermement en écoutant cette voix off nous racontant ses rencontres avec les clients. Rien de sulfureux.
Heureusement le film offre une autre facette du puzzle tout aussi (voire plus intéressante : la réflexion sur la crise américaine, et le contexte politique pré- Obama. Soderbergh remplit son œuvre de clins d'œil et références historiques. La crise financière comme les batailles idéologiques en font presque un documentaire sociologique.
Film court un peu décousu avec une fin proche de l'éjaculation précoce, Girlfriend experience s'avère un Soderbergh mineur et oubliable.
 
Claire

 
 
 
 

haut