Et puis nous danserons était l'un de coups de cœur cannois. Enivrant, exaltant, brillant! La répression des homosexuels et l'élan romantique qui prend tous les risques, la danse comme lien sensuel et la musique euphorisante. A voir! A découvrir!



Countdown
Graines de ronds-points
J'accuse
J'aimerais qu'il reste quelque chose
Koko-di Koko-da
L'âme du vin
Le bel été
Le Mans 66
Le roi d'ici
Little Joe
Noura rêve
Océan
Pères et impairs
Prendre soin
Rendre la justice
Zibilla ou la vie zébrée



Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie
Chambre 212
Joker
Pour Sama
Shaun le mouton le film : la ferme contre-attaque
La cordillère des songes
Et puis nous danserons
J'ai perdu mon corps
La belle époque
Le monde animé de Grimault



Once Upon a Time... in Hollywood
La vie scolaire
Ad Astra
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
La fameuse invasion des ours en Sicile
Nos défaites
Papicha
La bonne réputation
Maléfique 2: le pouvoir du mal
Martin Eden
Matthias & Maxime
Queens
Abominable
5 est le numéro parfait
Hors normes
Au bout du monde
Sorry We Missed You
Le Traître
Retour à Zombieland
Mon chien stupide
The Laundromat
Un monde plus grand
Une Colonie
Adults in the Room






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G.I. Joe: Le réveil du Cobra (G.I. Joe : The Rise of Cobra)


USA / 2009

05.08.2009
 



LA GUERRE DES JOUETS





«- Les armures devant vous sont des accélérateurs Delta 6 - Que font-ils accélérer ?
- Vous !
»

Il aura fallu cinq ans à Stephen Sommers pour revenir derrière la caméra suite à un Van Helsing prometteur ayant tout de même frôlé la catastrophe artistique et, plus grave encore, l’échec public. Cette déconvenue n’a semble t-il pas modifié le travail d’un cinéaste sans doute sincère dans sa démarche, mais toujours à la limite du kitch tapageur comme de la boursouflure narrative. Il s’avère que cette particularité s’est attirée les bonnes grâces de producteurs bien en peine pour dégoter LE réalisateur assez fou qui sera capable de donner vie aux célèbres figurines G.I. Joe. Stephen Sommers l’a fait, sans retenue, à grands renforts d’effets spéciaux, de scènes d’action et de séquences de destruction massives. De ce point de vue, G.I. Joe : Le réveil du cobra en fout plein les mirettes deux heures durant sans aucun temps mort. La mission est donc remplie haut la main et le film devient le chef d’œuvre décérébré du père Sommers, c'est-à-dire plus con que Le Retour de la Momie et plus indigeste que Van Helsing. Un double exploit transformé à l’aise par un cinéaste au sommet de sa forme. Unique tout simplement !

Unique, en effet… car l’histoire est pour ainsi dire inexistante, la psychologie des personnages figurines dangereusement proche du niveau de la mer et les enjeux trop vite noyés dans l’accumulation de scènes d’action à l’héroïsme de BD pour ado boutonneux. De toute façon le réalisme est d’une telle pauvreté qu’il fait de Transformers 2 le champion du blockbuster d’auteur. Le film est sans conteste interdit au plus de 12 ans sous peine d’ennui ferme proche de l’endormissement. Pourtant le grand huit est d’école et enchaîne ses lacets endiablés dans un rythme ahurissant où les forces du bien combattent celles du mal. Le divertissement s’érige alors dans sa forme la plus banale : l’affrontement primaire. G.I. Joe devient le prétexte parfait pour « envoyer » du CGI à chaque plan, peu importe la cohérence d’une histoire de toute façon écrite sur un emballage de papier chewing-gum.

Dans ce chaos pyrotechnique migraineux, Stephen Sommers arrive néanmoins à faire preuve d’un certain savoir-faire. Qualité du cadrage, découpage cohérent, lisibilité des scènes d’action. C’est peu mais techniquement mieux maîtrisé qu’un film de Michael Bay ou de J.J. Abrams. Si Le Réveil du Cobra est vide, inepte, inutile ou encore très décevant, il est plutôt bien fabriqué. Le parti pris narratif confirme l’angle sous lequel le cinéaste a voulu nous présenter ses G.I. Joe. Le film est conçu comme un tout qui n’offre aucune ouverture, aucune plage de repos, ni de climax attendu. Il s’agit d’une succession de scènes d’action légitimant d’autres scènes d’action pour que la tension ne retombe pas. Les gentils répondent aux méchants et les méchants aux gentils, entre présent et passé, affrontement d’individualité antagoniste et dénouement à l’enjeu planétaire.

Un jouet reste un jouet et Stephen Sommers a dû se dire qu’il était sans doute vain d’essayer de lutter contre sa fonction première : divertir !
 
geoffroy

 
 
 
 

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