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1917 est une prouesse visuelle épatante avec ce faux plan séquence permanent qui suit deux jeunes soldats sur le front entre tranchées et snipers. Succès inattendu, le film de Sam Mendès est aussi parmi les favoris aux Oscars depuis son Golden Globe.



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 (c) Ecran Noir 96 - 20


  



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Dragons (How to train your Dragon)


USA / 2010

31.03.2010
 



QUE LE GRAND KRIK ME KROK





«- Tout ce que nous savons sur eux est faux»

Le studio d’animation DreamWorks prendrait-il enfin de la hauteur ? A la vue de ce Dragons fort sympathique, il semblerait que oui. Sans atteindre les sommets des derniers Pixar (Ratatouille et Wall-E en tête), cette histoire de Vikings chasseurs de dragons balaye d’un revers de la main les scories habituelles du studio. Adieu, donc, l’humour niais référentiel embrigadant à chaque fois les personnages animés du studio dans des stéréotypes froids. On peut remercier le duo Chris Sanders & Dean DeBlois, papas du génial Lilo & Stitch, d’avoir injecté une dose de sensibilité et une part d’humanité à leurs protagonistes. Si l’histoire reste basique – un jeune viking empoté, chétif et rêveur du nom d’Harold est incapable de revêtir l’habit du viking guerrier et conquérant au grand dam de son chef de père –, le traitement s’avère intelligent, stimulant à plus d’un titre, vraiment prenant et surtout remarquablement bien réalisé. Alors oui, nous avons le droit à la sempiternelle démonstration de la différence dans l’action, de l’acceptation de celle-ci par le clan et de la résolution heureuse. Mais, contrairement à ses prédécesseurs, Dragons ne se construit pas sous une forme essentiellement comique ou du moins décalée. L’histoire contée n’a pas d’autre sous- titre que ce qu’elle nous en dit et la notion de premier degré prend, dans ce cadre là, tout son sens.

La mise en perspective des deux réalisateurs s’avère habile et plutôt payante. En sauvant de la mort certaine une furie nocturne, espèce très rare et peu connue de dragon, Harold ira à l’encontre des enseignements de ses ainés. Son attitude singulière autorise alors l’existence d’une relation avec Krokmou (nom du dragon) sur le mode de l’apprivoisement réciproque. Et là, pas d’humour lourdingue ni d’anthropomorphisme déplacé, juste l’esquisse d’une relation subtile, tendre, sincère. L’émotion domine, l’empathie enlève l’adhésion. Les auteurs ne s’arrêtent pas en si bon chemin puisqu’ils développent, dans un montage parallèle assez bien vu, une dimension supplémentaire directement liée à la situation vécue par Harold : celle des fausses perceptions par peur de l’inconnu, de la différence, du danger. D’un côté nous suivons l’amitié naissante entre Harold et Krokmou, faisant du dragon une espèce intelligente, amicale et en partie domesticable. De l’autre, nous suivons l’apprentissage de techniques de défense contre une espèce considérée, à tort, comme dangereuse et néfaste. Ce parallèle demeure la réussite d’un film basé sur la connaissance, l’amitié, l’entraide et la possible cohabitation entre les deux espèces.

Au-delà de ce canevas plutôt bien ficelé, la 3D permet quelques belles séquences d’envol, sorte de respiration magique d’un métrage qui s’offre le luxe de prendre son temps. Là encore Dragons s’éloigne des productions DreamWorks d’1h15 où les répliques deviennent plus importantes que l’histoire elle-même. Un peu à la manière d’un Kung Fu Panda, l’action sert le film et non le contraire. Les scènes, souvent spectaculaires, sont crédibles, jamais auto-suffisantes et plutôt bien intégrées à l’ensemble. Le graphisme comme le rythme fait mouche même si l’on pourra reprocher, ici où là, le côté linéaire et prévisible de l’histoire. La conclusion, un peu cul-cul la praline malgré une dernière séquence de folie contre un dragon titanesque, ne peut faire oublier l’aisance scénaristique d’une relation unique dans l’histoire du cinéma entre un dragon noir au faciès ressemblant étrangement à Stitch et un adolescent inventif bravant l’ordre des choses. La réussite de Dragons prouve qu’avec une histoire « sérieuse », ambitieuse et ne succombant pas aux sirènes vaniteuses du succès générationnel facile, DreamWorks est sur la bonne voie.
 
geoffroy

 
 
 
 

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