Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Sans identité (Unknown)


USA / 2011

02.03.2011
 



Qui suis-je?





"Ce type n'est pas Martin Harris. C'est moi Martin Harris. Cet homme se fait passer pour moi."

Joel Silver serait-il opportuniste ? En découvrant sa nouvelle production, il semblerait que oui. Du moins sur le papier. Très proche du Taken de Pierre Morel, carton au box-office américain 2008, Sans identité met en scène le même acteur (le toujours très solide Liam Neeson) qui se retrouve, pour l’occasion, au cœur d’un complot en pleine ville de Berlin. L’acteur de 58 piges impose une fois de plus son physique de gaillard irlandais qu’il ne faut surtout pas titiller.

En confiant la réalisation au cinéaste espagnol Jaume Collet-Serra (Maison de cire en 2005 et plus récemment Esther (2009)), les producteurs mi-français, mi-américains avaient pour objectif de ne pas faire un ersatz de Taken. Si le film n’échappe pas à un certain copier-coller dans l’enchaînement des scènes d’action, il se veut malgré tout un peu moins « réac », un chouia plus psychologique, un brin moins bourrin. La partie semble réussie sur la première demi-heure. Pas plus. Quant à la suite, elle est convenue, ultra-balisée, déjà vue, décevante. Même si Liam Neeson sauve le film de l’ennui.

Nous avons dit que la première demi-heure était réussie. En effet. Elle s’avère même intrigante, lorgnant sans complexe vers le thriller psychologique. Le pitch est d’ailleurs concluant. En perdant la mémoire suite à une sortie de route en taxi dans les rues de Berlin, un éminent scientifique s’aperçoit qu’on lui a volé son identité. Hélas les rebondissements faisant suite à cet accident le sont beaucoup moins. Et très vite le cheminement psychologique d’un homme qui ne sait plus vraiment qui il est se détourne de sa trajectoire initiale pour s’orienter vers un actioner pas très malin mais plutôt efficace. C’est déjà ça !

Le public est donc ciblé. Sans étonnement, comme pour nous dire que tout n’est que prétexte à une débordée d’action. Celle-ci se décline selon un rythme crescendo, pas toujours correctement associée au mystère entourant le personnage de Neeson, un peu à l’instar du dernier Phillip Noyce, Salt. L’ensemble est juste plus cru, plus abrupt, plus à l’ « européenne ».

Si l'on occulte les incohérences scénaristiques et le faible potentiel du personnage interprétée par la belle Diane Kruger, le spectacle s’avère suffisamment coriace pour réjouir tous ceux qui attendent de bons et loyaux règlements de comptes à l’ancienne. Et puis l’apparition de l’immense Bruno Ganz reste, quel que soit son rôle, un réel plaisir. Même venant d’une série B sans prétention, ni réel défaut.
 
geoffroy

 
 
 
 

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