Cemetery of Splendour d'Apitchapong Weerasethakul est peut-être le film le plus maîtrisé et le plus réaliste du cinéaste. Reparti bredouille de Cannes, il est pourtant l'une des oeuvres les plus marquantes de l'année, sans doute parce que l'ambition artistique, cinématographique relève d'une forme de résistance à l'uniformité.



Cemetery of Splendour
Colloques
Esto es lo que hay
Hormona
Insoumis
La vanité
La volante
Le tout nouveau testament
Mediterranea
Miss Hokusai
No Escape
Ricki and the Flash



Taxi Téhéran
Trois souvenirs de ma jeunesse
Ex Machina
Un Français
L'éveil d'Edoardo
Vice-Versa
Mustang
Les mille et une nuits - L'inquiet
Dior et moi
Microbe et Gasoil
Que viva Eisenstein !
Love
Mission : Impossible - Rogue Nation



Jurassic World
Les Minions
Ant-Man
La femme au tableau
La Isla Minima
Le combat ordinaire
Les Nuits blanches du facteur
Les révoltés
Je suis mort mais j'ai des amis
Des apaches
Lena
Les bêtises
Pitch Perfect 2
While we're young
Le Petit Prince
Les chaises musicales
Les mille et une nuits - le désolé
Summer
Umrika
La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil
Les 4 Fantastiques
Oriana Fallaci
Sur la ligne
Ted 2
Tsili
Absolutely Anything
La nina de fuego
La face cachée de Margo
American Ultra
Amnesia
Dheepan, l'homme qui n'aimait pas la guerre
Hitman: Agent 47
La belle saison
Une famille à louer
Vive les vacances
We Are Your Friends






 (c) Ecran Noir 96 - 15


  



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Detective Dee : le mystère de la flamme fantôme (Di renjie zhi tongtian diguo)


/ 2010

20.04.2011
 



TOUT FEU TOUT FLAMME





"Tu n’arriveras pas à élucider cette affaire. "

Pour sa nouvelle incursion dans le Wu Xia Pian (film de sabre chinois), Tsui Hark semble avoir eu pour ambition principale d’en mettre plein la vue du spectateur. Tout ce qui pouvait servir cet objectif de démesure visuelle a donc été mis à contribution : effets spéciaux grandioses, décors monumentaux, combats spectaculaires chorégraphiés par le célèbre Sammo Hung. Entre les corps qui s’enflamment mystérieusement, la silhouette majestueuse d’un bouddha géant érigé face à la reconstitution fastueuse de la Cité impériale de l’époque, et la virtuosité des guerriers qui s’envolent et virevoltent dans des combats enivrants, tout y est. Tout, sauf une intrigue qui tiendrait vraiment la route.

Pas que l’histoire soit inintéressante : elle est au contraire plutôt astucieuse, grâce notamment à son duo moderne d’enquêteurs qui n’a rien à envier aux héros des séries policières actuelles. En revanche, elle manque singulièrement de force dramatique et surtout de consistance. Au bout de quelques scènes, il apparaît évident que l’enquête n’est qu’un prétexte fumeux pour enchaîner séquences d’action et débauches d’effets visuels. Ce qui est indéniablement esthétique, mais quand même un peu vain. On se met alors à penser que Tsui Hark, qui semble avoir bénéficié d’un budget colossal, aurait pu en consacrer une petite partie pour financer un scénario digne de son incontestable talent de metteur en scène.
 
MpM

 
 
 
 

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