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L'Adieu de Lulu Wang est à la fois un portrait de famille et un portrait de la Chine contemporaine qui refuse de reconnaître ses faiblesses. Un voyage initiatique sensible et touchant, porté par une mise en scène qui oscille entre le burlesque et le documentaire.



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Voir la mer


France / 2010

04.05.2011
 



LE CHOIX DE (LA) PRUDENCE





« Moi je préfère une jolie qui porte la poisse, qu'une moche qui porte chance. »

On ne présente plus vraiment Patrice Leconte, cinéaste qui en 35 ans de carrière a réalisé près de 30 films. Voir la mer se rapproche plus de La fille sur le pont (1999) ou Le mari de la coiffeuse (1990), que des mythiques et inégaux Bronzés (1978, 1979 et 2005) ou Viens, chez moi, j'habite chez une copine (1981). C'est sûrement une affaire d'époque, mais pas seulement. Il y sans doute un sentiment de liberté, un désir de fraîcheur...

Clément (Sibony) et Nicolas (Giraud) sont deux frères, liés comme les doigts de la main. Ils travaillent tous deux dans un garage et leur complicité ne les empêche pas d'avoir des personnalités bien différentes. Ils ont décidé de partir rendre visite à leur mère à Saint-Jean-de-Luz et de voir la mer, mais surtout de partir comme ça, sans réelle raison. Clément emmène une jeune femme, Prudence, interprétée par Pauline Lefèvre (qui fait ses débuts au cinéma), qui lui est un peu tombé dans les bras et qui n'a jamais vu la mer.

Tout de suite, on s'attache à ce trio assez atypique. On sent que ces trois-là en ont vu des vertes et des pas mûres, le tout sans virer au pathos ni au dramatique. La rivalité entre frère aîné et cadet apparaît très rapidement alors que Clément lie une réelle complicité avec Prudence, sous les yeux jaloux de son frère Nicolas. « Tu comprends, Prudence, comme c'est le plus vieux, c'est lui qui sort avec les jolies filles », explique Clément d'un air penaud. La première partie du film est de plus rythmé par la course-poursuite entre les trois compères et l'ex-petit ami de Prudence, très jaloux et perturbé, qui n'admet pas de s'être fait jeter.

L'intérêt du film se situe dans la relation que les trois personnages principaux nouent entre eux. Ils sont un peu perdus dans leur vie, ou du moins ils portent beaucoup de souffrance. C'est comme si ce voyage les amenait vers une possibilité plus radieuse. Les garçons vont appréhender la vie de façon plus désinvolte avec cette fille prend qui les choses comme elles viennent, sans trop se poser de question. Elle va donc refuser de choisir entre les deux frères, et une relation délicieuse de partage équitable va se créer entre eux. L'impossible décision, la délicieuse hésitation : cette impression que plus on est de fous, mieux on vit...

Le film est ainsi multiple, à la fois road-trip, romance et comédie solaire. Mais alors que le début surprend et amuse avec l'excitation de la course-poursuite et la relation libertine se nouant entre les trois jeunes, le film prend un tournant un peu plus dramatique vers la fin. Ce n'est pas un mal en soi, d'autant que cela était prévisible depuis le début. Cependant on reste un peu sur notre faim quant au trio amoureux : alors que l'espièglerie et la fraîcheur des personnages nous excitent et nous intriguent au début, les scènes finissent par se répéter. C'est dommage parce que Patrice Leconte avait jusque-là réussi à nous faire croire à cet équilibre amoureux improbable. Malgré tout, on ressort avec un petit sourire au coin des lèvres, et la sensation que la vie recèle plein de petits hasards délicieux.
 
Sarah

 
 
 
 

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