Ne croyez pas que je hurle est le joyau tant attendu de l'année. Film expérimental et sentimental, audace narrative et visuelle, cette expérience signée Frank Beauvais est aussi délicate que mélancolique, curieuse que hypnotique.



5 est le numéro parfait
Abominable
Au bout du monde
Braquer Poitiers
Hors normes
L'âcre parfum des immortelles
Les charbons ardents
Les municipaux (mais pas trop)
Serendipity
Sorry We Missed You
Théâtre du radeau, triptyque



Deux moi
Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie
Chambre 212
Joker
Pour Sama
Shaun le mouton le film : la ferme contre-attaque



Once Upon a Time... in Hollywood
Roubaix, une lumière
La vie scolaire
Les hirondelles de Kaboul
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour
De sable et de feu
Ad Astra
Trois jours et une vie
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
La fameuse invasion des ours en Sicile
Nos défaites
Papicha
La bonne réputation
Maléfique 2: le pouvoir du mal
Martin Eden
Matthias & Maxime
Queens






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X-Men : le commencement (X-Men: First Class)


USA / 2011

01.06.2011
 



PREMIER DE LA CLASSE





Si il y a bien un signe qui ne trompe pas, par rapport à la qualité d'un film, c'est l'ambiance dans la salle, surtout quand elle est composée de journaleux se gavant de projections à longueur de temps. C'est peu de dire que ce X-Men était très attendu. Mais en regardant les trombines de mes confrères/consoeurs, je me suis dit : « Donc on est d'accord, l'affaire est dans la poche ! » X-men : le commencement remplit totalement son cahier des charges et se paie le luxe d'être en plus un très bon film d'action.

Le film respecte non seulement la première trilogie X-men (laissez-moi me boucher le nez à la seule idée d'évoquer l'avorton de préquel grotesque consacré à Wolverine), mais également, ô miracle, l'esprit des comics ! C'est un réel soulagement, quand on sait que l'équipe aurait pu bâcler cette première adaptation. Mais Matthew Vaughn s'est attelé fidèlement à son sujet, retournant ainsi à la mythologie fondatrice : merci Bryan Singer d'avoir mis la main à la pâte du scénario et de la production !

Du côté du casting, c'est également un sans-faute avec d'excellents comédiens souvent plus habitués aux films d'auteurs : James McAvoy, Michael Fassbender, Rose Byrne, January Jones et Oliver Platt rivalisent de charisme. L'affrontement Charles Xavier / Erik Lehnsherr atteint des sommets épiques : on ne sait plus où donner de la tête tant les acteurs sont diablement magnétiques, développant chacun de leur côté les caractéristiques fondamentales de ceux qui seront Professeur X et Magneto. Tout, tout tout, vous saurez tout sur la genèse de Hank Mac Coy, dit « The Beast (Le Fauve) », sur les fissions internes entre les différents groupes de mutants, sur l'importance de la télépathie dans les pouvoirs qui leurs sont propres, sur la jeunesse de Mystique. Quant à Kevin Bacon, c'est LA bonne surprise du film (ce qui n'étonnera que ceux qui l'ont oublié) : en interprétant Sebastian Shaw, l'acteur parvient à une composition méchamment crédible, dont Magneto deviendra paradoxalement le digne hériter, reprenant sa philosophie : « Nous sommes l'avenir de l'humanité ».

Le film a la sagesse de redémarrer à la première scène du premier opus, et d'en développer avec talent les péripéties. L'action se sert habilement des rouages de la guerre froide, utilisant la crise des missiles de Cuba pour les besoins de la cause. X-Men : le commencement souligne avec intelligence les sentiments nationaux relatifs à cette période. Par la suite, les scénaristes se sont attachés à déployer la problématique inhérente à l'esprit X-Men : la place de l''individu par rapport au groupe ; l'esprit de conflit contre l'intégration. Le sujet est donc d'une brûlante actualité, et l'oeuvre écorche au passage quelques absurdités militaires, telles la loi du « Don't ask don't tell ». De même, l'humour n'est pas absent, avec un caméo de Wolverine de quelques secondes, ou bien les errances de jeunesse de Charles Xavier.

Pour ce qui est de la réalisation, sans être brillante, elle parvient à transcender le simple film d'action : Matthew Vaughn filme chaque scène cruciale comme une épiphanie, utilisant des cadrages majestueux qui permettent de comprendre l'importance de l'instant. L'utilisation de pas moins de cinq langages différents est également à souligner, tant le fait est rare dans une production américaine. Les scènes d'action, prenantes tiennent toutes leurs promesses. Un blockbuster qui divertit, c'est une bonne raison de le voir ; pur plaisir sans être abrutissant, il ravira les fans et les autres qui ne pourront plus jamais entendre de la même façon : « Peace was never an option».
 
Mathilde

 
 
 
 

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