3 coeurs est un thriller sentimental brillant où la vérité n'est pas bonne à dire. Palpitantes passions. Ce triangle amoureux emballe le spectateur tandis que le piège fatal se referme lentement.



3 coeurs
Bon rétablissement!
Deepsea Challenge 3D
Drôles de créatures
La Paz
Le carnaval de la petite taupe
Mange tes morts - Tu ne diras point
Pride
Shirley, un voyage dans la peinture d'Edward Hopper
Si je reste
Sin City: j'ai tué pour elle
Tout est faux
Un homme très recherché



Adieu au langage
Bird People
Les poings contre les murs
Palo Alto
Con la pata quebrada
Under the skin
Coldwater
Sunhi
Boyhood
Maestro
The Raid 2: Berandal
Les combattants
L'enlèvement de Michel Houellebecq



Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu?
Maléfique
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Le conte de la princesse Kaguya
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Circles
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Les vacances du Petit Nicolas
L'homme qu'on aimait trop
Transformers : L'âge de l'extinction
Palma Real motel
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La Planète des singes : l'affrontement
Kumbh Mela, sur les rives du fleuve sacré
New York Melody
Detective Dee II : La légende du dragon des mers
Lucy
Nos pires voisins
Winter Sleep
Black Storm
La dune
Le beau monde
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22 Jump Street
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Hippocrate
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Les recettes du bonheur
Gemma Bovery






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La Planète des Singes : les origines (Rise of the Planet of the Apes)


USA / 2011

10.08.2011
 



LE SINGE EST UN HOMME COMME LES AUTRES





La Planète des singes : les origines n’est ni un remake, ni un "reboot", ni une nouvelle adaptation du roman de Pierre Boulle et encore moins le prequel annoncé du film de Franklin J. Schaffner sortit en 1968 avec Charlton Heston pour tête d’affiche. Il s’agit, ni plus ni moins, que d’un blockbuster d’anticipation avec des singes. Ce qui ne le discrédite pas forcément, les points de comparaison s’avérant pour le coup caducs. En fait, le film de Rupert Wyatt s’énonce a contrario de son illustre aîné via un scénario ultra balisé, mixte maladroit car totalement inoffensif de La Mouche (David Cronenberg) de Splice (Vincenzo Natali) ou du Hollow Man de Paul Verhoeven.

Si le spectacle tient malgré tout la route, c’est en partie grâce à des effets spéciaux très réussis ainsi qu’à quelques idées de mise en scène. Mais c’est à peu près tout. Normal, le film cible le grand public. Il demeure donc neutre, sans danger ni aspérités. Son point de départ, plus que classique (un jeune chercheur talentueux – James Franco un peu effacé – recueille l’unique singe rescapé d’expériences abandonnées visant à éradiquer la maladie d’Alzheimer), ne laisse aucune place pour construire une réflexion solide sur les dérives d’apprentis sorciers au nom de la science et au service du progrès. Le processus déclencheur accouche alors d’une souris. Malgré les différentes pistes esquissées. Celles-ci, assez nombreuses, sont noyées dans l’art-spectacle, faisant de la révolte d’un singe (César) une ode basique au droit à l’émancipation. On s’attendait à mieux. Ou en tout cas à quelque chose de plus consistant.

Autre remarque. L’intelligence développée par César ressemble à un décalque anthropomorphique, le réalisateur n’arrivant pas construire une intelligence unique en tout point spécifique qui serait issue de l’association d’une substance, d’une entité organique (le singe) et d’un environnement. L’aspect recherche est sacrifié dès les premiers plans au profit d’une relation entre le singe et son géniteur. Cette partie, au demeurant aussi courte que convenue, laisse la place à une troisième, cœur de l’intrigue : l’évasion. Soit la moins intéressante sinon la plus spectaculaire. En effet, le cinéaste nous invite à nous demander comment César va-t-il prendre les commandes de son destin. Comment va-t-il rompre avec son père de substitution et comment va-t-il réussir à gagner la forêt de séquoias surplombant la ville de San Francisco ? Voilà, peu ou prou, les enjeux de cette Planète des singes réduite à quelques centaines de simiens au cerveau surdéveloppé.

Dans ce cadre les humains font pâle figure à l’exception, peut-être, du père du scientifique (John Lithgow) atteint lui-même par la maladie d’Alzheimer. Ils subissent les rebondissements d’un scénario peu amène envers notre espèce, justifiant facilement la révolte d’un César épris de liberté. Reste alors les effets spéciaux. Orchestrés par Weta Digital ils sont bluffant de réalisme. Le spectacle est ainsi assuré. Soit l’essentiel pour cette série B sans prétention plutôt agréable à regarder mais passant sans doute à côté d’un sujet passionnant à plus d’un titre. Pour l’heure, le chef-d’œuvre de Schaffner attend toujours la relève…
 
geoffroy

 
 
 
 

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