C'est reparti pour le casse de l'année, avec cette fois Debbie Ocean (sœur de) aux manettes ! C'est clairement son beau casting féminin qui fait le charme de cet Ocean's 8 qui réunit Sandra Bullock, Anne Hathaway, Cate Blanchett ou encore Rihanna.



3 jours à Quiberon
7 minuti
Comment tuer ma mère
Désobéissance
Filles du feu
Hérédité
Kaala
Le cercle littéraire de Guernesey
Madame Fang
Midnight sun
Ocean's 8
Pororoca, pas un jour ne passe
Sicilian Ghost Story
Voyage en pleine conscience



L'île aux chiens
La route sauvage
Deadpool 2
En guerre
Senses



Pierre Lapin
La mort de Staline
Red Sparrow
Kings
Taxi 5
Place publique
Game Night
Avengers : Infinity War
Comme des garçons
Une femme heureuse
Cornelius, le meunier hurlant
Daphne
Everybody knows
Gringo
Gueule d'ange
L'homme qui tua Don Quichotte
La révolution silencieuse
Manifesto
Plaire, aimer et courir vite
Rampage - Hors de contrôle
Solo: A Star Wars Story
Mon Ket
Une année polaire
Opération Beyrouth
L'extraordinaire voyage du Fakir
3 jours à Quiberon
Hedy Lamarr: From Extase to Wifi
Jurassic World: Fallen Kingdom
La mauvaise réputation
Le voyage de Lila
Ocean's 8
Trois visages
The Cakemaker






 (c) Ecran Noir 96 - 18


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 5

 
La Planète des Singes : les origines (Rise of the Planet of the Apes)


USA / 2011

10.08.2011
 



LE SINGE EST UN HOMME COMME LES AUTRES





La Planète des singes : les origines n’est ni un remake, ni un "reboot", ni une nouvelle adaptation du roman de Pierre Boulle et encore moins le prequel annoncé du film de Franklin J. Schaffner sortit en 1968 avec Charlton Heston pour tête d’affiche. Il s’agit, ni plus ni moins, que d’un blockbuster d’anticipation avec des singes. Ce qui ne le discrédite pas forcément, les points de comparaison s’avérant pour le coup caducs. En fait, le film de Rupert Wyatt s’énonce a contrario de son illustre aîné via un scénario ultra balisé, mixte maladroit car totalement inoffensif de La Mouche (David Cronenberg) de Splice (Vincenzo Natali) ou du Hollow Man de Paul Verhoeven.

Si le spectacle tient malgré tout la route, c’est en partie grâce à des effets spéciaux très réussis ainsi qu’à quelques idées de mise en scène. Mais c’est à peu près tout. Normal, le film cible le grand public. Il demeure donc neutre, sans danger ni aspérités. Son point de départ, plus que classique (un jeune chercheur talentueux – James Franco un peu effacé – recueille l’unique singe rescapé d’expériences abandonnées visant à éradiquer la maladie d’Alzheimer), ne laisse aucune place pour construire une réflexion solide sur les dérives d’apprentis sorciers au nom de la science et au service du progrès. Le processus déclencheur accouche alors d’une souris. Malgré les différentes pistes esquissées. Celles-ci, assez nombreuses, sont noyées dans l’art-spectacle, faisant de la révolte d’un singe (César) une ode basique au droit à l’émancipation. On s’attendait à mieux. Ou en tout cas à quelque chose de plus consistant.

Autre remarque. L’intelligence développée par César ressemble à un décalque anthropomorphique, le réalisateur n’arrivant pas construire une intelligence unique en tout point spécifique qui serait issue de l’association d’une substance, d’une entité organique (le singe) et d’un environnement. L’aspect recherche est sacrifié dès les premiers plans au profit d’une relation entre le singe et son géniteur. Cette partie, au demeurant aussi courte que convenue, laisse la place à une troisième, cœur de l’intrigue : l’évasion. Soit la moins intéressante sinon la plus spectaculaire. En effet, le cinéaste nous invite à nous demander comment César va-t-il prendre les commandes de son destin. Comment va-t-il rompre avec son père de substitution et comment va-t-il réussir à gagner la forêt de séquoias surplombant la ville de San Francisco ? Voilà, peu ou prou, les enjeux de cette Planète des singes réduite à quelques centaines de simiens au cerveau surdéveloppé.

Dans ce cadre les humains font pâle figure à l’exception, peut-être, du père du scientifique (John Lithgow) atteint lui-même par la maladie d’Alzheimer. Ils subissent les rebondissements d’un scénario peu amène envers notre espèce, justifiant facilement la révolte d’un César épris de liberté. Reste alors les effets spéciaux. Orchestrés par Weta Digital ils sont bluffant de réalisme. Le spectacle est ainsi assuré. Soit l’essentiel pour cette série B sans prétention plutôt agréable à regarder mais passant sans doute à côté d’un sujet passionnant à plus d’un titre. Pour l’heure, le chef-d’œuvre de Schaffner attend toujours la relève…
 
geoffroy

 
 
 
 

haut