Hyena, Prix du jury à Beaune et prix d'interprétation masculine aux Arcs, est un polar très noir, aussi violent que désespéré. Une plongée dans l'enfer londonien filmée caméra à l'épaule comme pour mieux nous cogner.



A la poursuite de demain
Bien de chez nous
Certifiée Halal
Christina Noble
D'amour et de dettes
Girls Only
Goodnight Mommy
Irvin yalom, la théorie du bonheur
Jet lag
La cité muette
La loi du marché
La Tête haute
Les lettres portugaises
Mad Max: Fury Road
Naruto the Last
Refugiado
Trois souvenirs de ma jeunesse
Un voisin trop parfait
Une femme iranienne



Selma
Dear White People
A trois on y va
Sea Fog: Les clandestins
Taxi Téhéran
En route!
Jauja
Beyond Clueless
Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence
Hyena



Cinquante nuances de Grey
American Sniper
Birdman (ou la surprenante vertu de l'ignorance)
The Voices
Divergente 2: L'insurrection
Still Alice
Un homme idéal
Cendrillon
Diversion
Voyage en Chine
Indian Palace: Suite royale
Journal d’une femme de chambre
Fast & Furious 7
San Francisco 1985
Shaun le mouton
Les châteaux de sable
Suite française
Cake
Dark Places
Jamais de la vie
The Humbling
Lost River
Pourquoi j'ai pas mangé mon père
Une belle fin
Enfant 44
En équilibre
La promesse d'une vie
Good Kill
Every Thing Will Be Fine
Avengers: L'ère d'Ultron
10.000 km
Blind
Le tournoi
Connasse, princesse des coeurs
On est vivants
L'épreuve
Les jardins du Roi
Un peu, beaucoup, aveuglément






 (c) Ecran Noir 96 - 15


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 206

 
La Planète des Singes : les origines (Rise of the Planet of the Apes)


USA / 2011

10.08.2011
 



LE SINGE EST UN HOMME COMME LES AUTRES





La Planète des singes : les origines n’est ni un remake, ni un "reboot", ni une nouvelle adaptation du roman de Pierre Boulle et encore moins le prequel annoncé du film de Franklin J. Schaffner sortit en 1968 avec Charlton Heston pour tête d’affiche. Il s’agit, ni plus ni moins, que d’un blockbuster d’anticipation avec des singes. Ce qui ne le discrédite pas forcément, les points de comparaison s’avérant pour le coup caducs. En fait, le film de Rupert Wyatt s’énonce a contrario de son illustre aîné via un scénario ultra balisé, mixte maladroit car totalement inoffensif de La Mouche (David Cronenberg) de Splice (Vincenzo Natali) ou du Hollow Man de Paul Verhoeven.

Si le spectacle tient malgré tout la route, c’est en partie grâce à des effets spéciaux très réussis ainsi qu’à quelques idées de mise en scène. Mais c’est à peu près tout. Normal, le film cible le grand public. Il demeure donc neutre, sans danger ni aspérités. Son point de départ, plus que classique (un jeune chercheur talentueux – James Franco un peu effacé – recueille l’unique singe rescapé d’expériences abandonnées visant à éradiquer la maladie d’Alzheimer), ne laisse aucune place pour construire une réflexion solide sur les dérives d’apprentis sorciers au nom de la science et au service du progrès. Le processus déclencheur accouche alors d’une souris. Malgré les différentes pistes esquissées. Celles-ci, assez nombreuses, sont noyées dans l’art-spectacle, faisant de la révolte d’un singe (César) une ode basique au droit à l’émancipation. On s’attendait à mieux. Ou en tout cas à quelque chose de plus consistant.

Autre remarque. L’intelligence développée par César ressemble à un décalque anthropomorphique, le réalisateur n’arrivant pas construire une intelligence unique en tout point spécifique qui serait issue de l’association d’une substance, d’une entité organique (le singe) et d’un environnement. L’aspect recherche est sacrifié dès les premiers plans au profit d’une relation entre le singe et son géniteur. Cette partie, au demeurant aussi courte que convenue, laisse la place à une troisième, cœur de l’intrigue : l’évasion. Soit la moins intéressante sinon la plus spectaculaire. En effet, le cinéaste nous invite à nous demander comment César va-t-il prendre les commandes de son destin. Comment va-t-il rompre avec son père de substitution et comment va-t-il réussir à gagner la forêt de séquoias surplombant la ville de San Francisco ? Voilà, peu ou prou, les enjeux de cette Planète des singes réduite à quelques centaines de simiens au cerveau surdéveloppé.

Dans ce cadre les humains font pâle figure à l’exception, peut-être, du père du scientifique (John Lithgow) atteint lui-même par la maladie d’Alzheimer. Ils subissent les rebondissements d’un scénario peu amène envers notre espèce, justifiant facilement la révolte d’un César épris de liberté. Reste alors les effets spéciaux. Orchestrés par Weta Digital ils sont bluffant de réalisme. Le spectacle est ainsi assuré. Soit l’essentiel pour cette série B sans prétention plutôt agréable à regarder mais passant sans doute à côté d’un sujet passionnant à plus d’un titre. Pour l’heure, le chef-d’œuvre de Schaffner attend toujours la relève…
 
geoffroy

 
 
 
 

haut