Charlie's Country est le portrait réaliste d'un aborigène contemporain, perdu dans cette Australie qui lui refuse le droit de vivre selon ses traditions. Alors que le gouvernement australien songe à faire entrer les Aborigènes dans la constitution, en tant que premier peuple du pays, ce film, primé à Cannes, tombe à pic.



Amours cannibales
Au revoir l'été
Benoît Brisefer: les Taxis rouges
Charlie's Country
Cino l'enfant qui traversa la montagne
Coming home
Dumb & Dumber De
Eau argentée
Gaby Baby Doll
La famille Bélier
Le septième fils
Le temps des aveux
Les Pingouins de Madagascar
Run
Terre battue



Still the Water
Mommy
Gone girl
'71
Calvary
Night Call
Mr. Turner
White God
Le chant de la mer
Timbuktu



Lucy
Winter Sleep
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Hippocrate
Le Labyrinthe
Samba
Bande de filles
Fury
Magic in the Moonlight
Une nouvelle amie
Steak (r)évolution
Interstellar
Marie Heurtin
Love is strange
Quand vient la nuit
Eden
Hunger Games: La révolte - 1ère partie
L'oranais
Les opportunistes
A la vie
Astérix et le Domaine des Dieux
L'incomprise
The Search
Tiens-toi droite
God Help the Girl
Iranien
La French
Les Héritiers
Praia do Futuro
Paddington
Ceci est mon corps
Le Hobbit: La bataille des cinq armées
Nos enfants
Qu’Allah bénisse la France






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La Planète des Singes : les origines (Rise of the Planet of the Apes)


USA / 2011

10.08.2011
 



LE SINGE EST UN HOMME COMME LES AUTRES





La Planète des singes : les origines n’est ni un remake, ni un "reboot", ni une nouvelle adaptation du roman de Pierre Boulle et encore moins le prequel annoncé du film de Franklin J. Schaffner sortit en 1968 avec Charlton Heston pour tête d’affiche. Il s’agit, ni plus ni moins, que d’un blockbuster d’anticipation avec des singes. Ce qui ne le discrédite pas forcément, les points de comparaison s’avérant pour le coup caducs. En fait, le film de Rupert Wyatt s’énonce a contrario de son illustre aîné via un scénario ultra balisé, mixte maladroit car totalement inoffensif de La Mouche (David Cronenberg) de Splice (Vincenzo Natali) ou du Hollow Man de Paul Verhoeven.

Si le spectacle tient malgré tout la route, c’est en partie grâce à des effets spéciaux très réussis ainsi qu’à quelques idées de mise en scène. Mais c’est à peu près tout. Normal, le film cible le grand public. Il demeure donc neutre, sans danger ni aspérités. Son point de départ, plus que classique (un jeune chercheur talentueux – James Franco un peu effacé – recueille l’unique singe rescapé d’expériences abandonnées visant à éradiquer la maladie d’Alzheimer), ne laisse aucune place pour construire une réflexion solide sur les dérives d’apprentis sorciers au nom de la science et au service du progrès. Le processus déclencheur accouche alors d’une souris. Malgré les différentes pistes esquissées. Celles-ci, assez nombreuses, sont noyées dans l’art-spectacle, faisant de la révolte d’un singe (César) une ode basique au droit à l’émancipation. On s’attendait à mieux. Ou en tout cas à quelque chose de plus consistant.

Autre remarque. L’intelligence développée par César ressemble à un décalque anthropomorphique, le réalisateur n’arrivant pas construire une intelligence unique en tout point spécifique qui serait issue de l’association d’une substance, d’une entité organique (le singe) et d’un environnement. L’aspect recherche est sacrifié dès les premiers plans au profit d’une relation entre le singe et son géniteur. Cette partie, au demeurant aussi courte que convenue, laisse la place à une troisième, cœur de l’intrigue : l’évasion. Soit la moins intéressante sinon la plus spectaculaire. En effet, le cinéaste nous invite à nous demander comment César va-t-il prendre les commandes de son destin. Comment va-t-il rompre avec son père de substitution et comment va-t-il réussir à gagner la forêt de séquoias surplombant la ville de San Francisco ? Voilà, peu ou prou, les enjeux de cette Planète des singes réduite à quelques centaines de simiens au cerveau surdéveloppé.

Dans ce cadre les humains font pâle figure à l’exception, peut-être, du père du scientifique (John Lithgow) atteint lui-même par la maladie d’Alzheimer. Ils subissent les rebondissements d’un scénario peu amène envers notre espèce, justifiant facilement la révolte d’un César épris de liberté. Reste alors les effets spéciaux. Orchestrés par Weta Digital ils sont bluffant de réalisme. Le spectacle est ainsi assuré. Soit l’essentiel pour cette série B sans prétention plutôt agréable à regarder mais passant sans doute à côté d’un sujet passionnant à plus d’un titre. Pour l’heure, le chef-d’œuvre de Schaffner attend toujours la relève…
 
geoffroy

 
 
 
 

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