Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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 (c) Ecran Noir 96 - 20


  



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Zarafa


France / 2011

08.02.2012
 



SO CHOU MAKI





"Si tu ne sais pas comment traire une vache, interroge le ciel !"

Rémi Bezançon (Le premier jour du reste de ta vie) s’est tourné vers l’animation car l’histoire qu’il souhaitait raconter, très librement inspirée de celle de la première girafe de France, se prêtait bien au conte coloré et joyeux, dont les teintes pastels et les personnages amusants dissimulent seulement à moitié le sérieux du propos. Un film pour enfants (dès 5 ou 6 ans, ils sont captivés) qui séduit également les plus âgés, et même les adultes, c’est suffisamment rare (et agréable) pour faire d’emblée de Zarafa une réussite.

Mais le film ne s’arrête pas là. Intelligent, enlevé, drôle, il s’offre en plus le luxe d’être extrêmement bien écrit et équilibré, alternant scènes d’action et d’émotion avec à la fois humour et poésie. Le trait, assuré et mature, fait naître à l’écran des paysages majestueux et des villes féériques qui forment le décor naturel de ce voyage initiatique doux-amer. La séquence parisienne, féroce et cruelle, permet en plus au réalisateur de donner au film un fond militant. Il dénonce en vrac le pédantisme, la bêtise humaine, l’esclavagisme et l’absurdité qui consiste à envoyer à l’autre bout du monde des animaux qui ne sont pas capables de survivre hors de leur milieu. Sous couvert d’ironie fantaisiste, il sensibilise le spectateur à la dignité humaine et à la protection animale. Le tout en 1h18 de très jolies aventures, ponctuée de rencontres cocasses (la pirate Bouboulina, femme de tête qui compense un peu la faiblesse du seul autre personnage féminin) et de découvertes surprenantes.

De la diversité des protagonistes, de cultures et d’origines différentes (aussi bien animales qu’humaines), naît ainsi une richesse inépuisable, mais aussi une force contre laquelle personne, pas plus le roi de France que les éléments déchaînés, n’est capable de lutter. Le pouvoir d’une amitié indéfectible qu’aucune distance géographique ne pourra jamais abolir est peut-être la plus belle (et la plus émouvante) des "leçons" discrètement distillées par le film.
 
MpM

 
 
 
 

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