Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Arctique IMAX (To the Arctic 3D)


USA / 2012

17.10.2012
 



ECRAN BLANC





Serait-il possible que le format IMAX se renouvelle face à la déferlante des films 3D et la profusion de documentaires écologiques ou animaliers de plus en plus spectaculaires? Avec quelques petits détails qui n'échappent à personne, Arctique fait preuve de quelques audaces pour un film de ce genre. Ce n'est pas la révolution : la narration reste simple, le propos cible enfants et parents pour les alerter des dangers du réchauffement climatique, le scénario met tout son coeur pour que l'on soit en empathie avec les bêtes sauvages du nord.

Paradic blanc pour les yeux et enfer des animaux avec cette glace qui fond et ces saisons qui muent, l'Arctique est une Atlantide qui s'écroule à grande vitesse. Le phénomène semble irréversible. On peut juste le freiner. Paradoxalement, pour accompagner ce constat désespérant, c'est la voix suave et vive de Sophie Marceau qui adoucit l'horreur, compatit avec les mères, qu'elles soient ourses, morses ou caribous. La star, spectatrice findèle des films IMAX, prête ainsi sa personnalité, et pas simplement sa voix, pour devenir porte-parole d'une lutte contre le temps.

Si les images, parfois majestueuses (aurores boréales dans lesquelles on s'immerge) ou impressionnantes (immaculées comme ces tapis de glace), demeurent classiques et offrent peu d'angles inédits, la réalisation se permet un coup de neuf. Ici et là, des effets furtifs qui rappellent plus un blockbuster d'action, ou des plans presque contemplatifs sur les pelages soyeux des ours blancs nageant dans l'eau, à faire pâlir les programmateurs de Pixar.

Ajoutons à cela une musique pop séduisante de Paul McCartney - ce qui change des traditionnels trames sonores pompières ou symphoniques - comme pour mieux accentuer le contraste entre une vie sauvage "innocente" et la menace qui pèse sur elle. Le film, au final, s'avère plus moderne dans sa forme, que sur le fond. Mais cela ne retire rien au message d'avertissement d'Arctique, continent en voie de disparition, et ses espèces avec. On regrettera juste de ne pas avoir vu l'impact de l'Homme et ses projets économiques qui détruisent cyniquement chaque année un peu plus de cette croûte glacière.

Espérons juste que dans 50 ans ce film ne soit pas vu comme l'un de ces films IMAX sur les dinosaures : une oeuvre sur les espèces éteintes du début du XXIe siècle.
 
vincy

 
 
 
 

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