Ne croyez pas que je hurle est le joyau tant attendu de l'année. Film expérimental et sentimental, audace narrative et visuelle, cette expérience signée Frank Beauvais est aussi délicate que mélancolique, curieuse que hypnotique.



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Les Seigneurs


France / 2012

19.09.2012 (Bretagne) ; 26.09.12 (Reste de la France)
 



CARTON ROUGE





"- J'peux rien vous garantir mais j'vais tenter quelque chose."

Les Seigneurs, malheureusement, est le symptôme et le symbole de ce que le cinéma français fait de moins bon et de plus caricatural en matière de comédie ; pourtant, on est prêt à parier, avec son casting quatre étoiles façon Coupe du monde, il fera certainement un énorme score au box-office.

Il est très décevant de se retrouver devant un film de ce genre en sachant qu'il y a en tête d'affiche des acteurs qui ont prouvé leur valeur par le passé. JoeyStarr s'est illustré avec brio dans Polisse, Omar Sy fut impeccable dans Intouchables (pour lequel il a reçu le César du Meilleur acteur) et Gad Elmaleh sera bientôt à l'affiche du prochain Costa-Gavras intitulé Capital. Mais tous ici jouent la carte de la facilité :un film fait entre potes, parenthèse entre des projets plus sérieux. Des vacances en Bretagne où chacun peut camper un personnage caricatural directement issu de leur propre personnalité (et de l'humour qu'on leur connaît). Gad Elmaleh fait du Gad Elmaleh, idem pour Frank Dubosc qui joue un kéké et JoeyStarr s'amuse en brute épaisse. Seuls Jean-Pierre Marielle et José Garcia (surtout José Garcia) offrent de belles performances, avec un peu plus de nuances.

Il est affligeant de voir qu'un tel scénario puisse être toléré par un aussi grand nombre de talents (et un distributeur comme Warner Bros). Les personnages ne sont que des clichés ambulants, l'humour est potache et l'histoire tente de jouer la carte de la crise pour être d'actualité. En se servant de la Bretagne (ce "trou" comme le qualifie José Garcia), Olivier Dahan (décidément peu inspiré) réalise une sorte de Bienvenue chez les ch'tis chez les Celtes.

Le problème du film est qu'il s'embourbe dans de vieilles recettes. Un match sans audace, sans élan, sans panache. Les Seigneurs ont la prétention de vouloir faire revivre (au cinéma cette fois-ci) le triomphe de l'équipe de France de football en 1998, avec l'envie nostalgique de faire partager la passion du football. Au final, le film s'apparente bien plus à la coupe du monde de 2010. On demande la démission du réalisateur et la suspension de l'équipe toute entière. Et surtout qu'ils restent dans le bus!

Non seulement Les Seigneurs manquent le cadre, mais en plus, il n'y a pas d'autre solution que de les expulser du terrain.
 
benjamin

 
 
 
 

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