Avec Tolkien n'est pas seulement le récit de la jeunesse du célèbre écrivain, incarné par Nicholas Hoult. C'est aussi un assemblage des influences et inspirations qui ont conduit l'auteur à écrire la saga culte du Seigneur des anneaux.



Anna, un jour
Beaux-parents
Bernard Natan, le fantôme de la rue Francœur
Bunuel après l'âge d'or
Child's Play
Contre ton cœur
Dirty God
Le choc du futur
Le Daim
Les Frenchmen
Little
Nevada
Noureev
Porte sans clef
Silence
Tolkien



Tremblements
Drôles de cigognes
Les météorites
Petra
Douleur et Gloire
Tous les Dieux du ciel
Parasite
Etre vivant et le savoir



Triple frontière
Le vent de la liberté
Les oiseaux de passage
The Highwaymen
Alpha - The Right to Kill
After : Chapitre 1
El Reino
Raoul Taburin
Liz et l'oiseau bleu
The Highwaymen
Avengers: Endgame
L'Adieu à la nuit
Gloria Bell
Coeurs ennemis
Jessica Forever
Hellboy
Les Crevettes pailletées
Le jeune Ahmed
Les plus belles années d’une vie
Rocketman
Sibyl
The Dead don't Die
Amazing Grace
Greta
Les Particules
Men in Black International
Zombi Child
X-Men: Dark Phoenix






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 58

 
Kirikou et les hommes et les femmes


France / 2012

03.10.2012
 



LA FLÛTE ENCHANTÉE





Kirikou n’a pas changé depuis 14 ans. Toujours aussi vaillant, astucieux, généreux. « Il vit intensément ». Michel Ocelot a répondu à la demande (à la commande par conséquent) en réalisant un troisième film avec son petit héros africain. Comme pour le deuxième film, Kirikou et les bêtes sauvages, il a opté pour une compilation de cinq contes plutôt qu’une histoire de long métrage. Cinq petites histoires qui tendent à chaque fois vers un message pour mieux vivre ensemble. S’il n’y avait pas ces intermèdes avec le grand père pour passer de l’une à l’autre et ces chansons pour conclure chacune des aventures, le film aurait été d’une fluidité parfaite.

Kirikou est toujours aussi stylisé, coloré, enchanté. De la grosse voisine envahissante et sans gène au vieillard ronchon qui s’égare, d’un mystérieux étranger tout bleu à Karaba et ses fétiches effroyables, il ne cesse de s’échiner à montrer que la solidarité et le partage sont des valeurs plus importantes que l’égoïsme et la peur de l’autre. Ocelot n’a pas à changer une formule qui réussit puisque depuis 14 ans rien n’a vraiment changé dans nos sociétés.
Ces fables presque irréelles nous rappellent cependant à quel point les contes et l’imagination sont vitaux pour nos esprits. Pas étonnant, ainsi, que le dernier chapitre soit consacré aux racines de Kirikou mais également à son avenir. De son héritage d’un don pour la musique à la transmission d’un talent réel pour être un grand griot, Kirikou devient finalement le Pinocchio de son Gepetto. Son créateur Ocelot en fait son fils.

Voilà le gamin, malin, qui emmène tout le monde dans sa danse, comme le réalisateur a embarqué des flopées de familles dans son univers. Ce troisième film développe aussi une dimension poétique, comme dans Princes & Princesses, et humanistes, comme dans Azur & Asmar. Manière de boucler la boucle. On se doute que le cinéaste s’approprie les mots de son personnage. Il est lui aussi de ceux qui inventent, pas de deux qui rapportent.

Il nous reste à imaginer comment Kirikou, adulte, raconterait l’histoire de l’affreuse Karaba. Mais c’est une autre histoire, qui risque de ne jamais voir la lumière du cinéma. On restera donc avec cette séquence finale et musicale enjouée et régénérante, aussi inspirée qu'optimiste.
 
vincy

 
 
 
 

haut