Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Kirikou et les hommes et les femmes


France / 2012

03.10.2012
 



LA FLÛTE ENCHANTÉE





Kirikou n’a pas changé depuis 14 ans. Toujours aussi vaillant, astucieux, généreux. « Il vit intensément ». Michel Ocelot a répondu à la demande (à la commande par conséquent) en réalisant un troisième film avec son petit héros africain. Comme pour le deuxième film, Kirikou et les bêtes sauvages, il a opté pour une compilation de cinq contes plutôt qu’une histoire de long métrage. Cinq petites histoires qui tendent à chaque fois vers un message pour mieux vivre ensemble. S’il n’y avait pas ces intermèdes avec le grand père pour passer de l’une à l’autre et ces chansons pour conclure chacune des aventures, le film aurait été d’une fluidité parfaite.

Kirikou est toujours aussi stylisé, coloré, enchanté. De la grosse voisine envahissante et sans gène au vieillard ronchon qui s’égare, d’un mystérieux étranger tout bleu à Karaba et ses fétiches effroyables, il ne cesse de s’échiner à montrer que la solidarité et le partage sont des valeurs plus importantes que l’égoïsme et la peur de l’autre. Ocelot n’a pas à changer une formule qui réussit puisque depuis 14 ans rien n’a vraiment changé dans nos sociétés.
Ces fables presque irréelles nous rappellent cependant à quel point les contes et l’imagination sont vitaux pour nos esprits. Pas étonnant, ainsi, que le dernier chapitre soit consacré aux racines de Kirikou mais également à son avenir. De son héritage d’un don pour la musique à la transmission d’un talent réel pour être un grand griot, Kirikou devient finalement le Pinocchio de son Gepetto. Son créateur Ocelot en fait son fils.

Voilà le gamin, malin, qui emmène tout le monde dans sa danse, comme le réalisateur a embarqué des flopées de familles dans son univers. Ce troisième film développe aussi une dimension poétique, comme dans Princes & Princesses, et humanistes, comme dans Azur & Asmar. Manière de boucler la boucle. On se doute que le cinéaste s’approprie les mots de son personnage. Il est lui aussi de ceux qui inventent, pas de deux qui rapportent.

Il nous reste à imaginer comment Kirikou, adulte, raconterait l’histoire de l’affreuse Karaba. Mais c’est une autre histoire, qui risque de ne jamais voir la lumière du cinéma. On restera donc avec cette séquence finale et musicale enjouée et régénérante, aussi inspirée qu'optimiste.
 
vincy

 
 
 
 

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