3 coeurs est un thriller sentimental brillant où la vérité n'est pas bonne à dire. Palpitantes passions. Ce triangle amoureux emballe le spectateur tandis que le piège fatal se referme lentement.



3 coeurs
Bon rétablissement!
Deepsea Challenge 3D
Drôles de créatures
La Paz
Le carnaval de la petite taupe
Mange tes morts - Tu ne diras point
Pride
Shirley, un voyage dans la peinture d'Edward Hopper
Si je reste
Sin City: j'ai tué pour elle
Tout est faux
Un homme très recherché



Adieu au langage
Bird People
Les poings contre les murs
Palo Alto
Con la pata quebrada
Under the skin
Coldwater
Sunhi
Boyhood
Maestro
The Raid 2: Berandal
Les combattants
L'enlèvement de Michel Houellebecq



Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu?
Maléfique
Black coal
Le conte de la princesse Kaguya
Jimmy's Hall
Dragons 2
Circles
Everyone's going to die
Les vacances du Petit Nicolas
L'homme qu'on aimait trop
Transformers : L'âge de l'extinction
Palma Real motel
Planes 2
La Planète des singes : l'affrontement
Kumbh Mela, sur les rives du fleuve sacré
New York Melody
Detective Dee II : La légende du dragon des mers
Lucy
Nos pires voisins
Winter Sleep
Black Storm
La dune
Le beau monde
Les Gardiens de la Galaxie
22 Jump Street
Party Girl
The salvation
Hercule
Boys Like Us
Hippocrate
Near Death Experience
Mademoiselle Julie
Les recettes du bonheur
Gemma Bovery






 (c) Ecran Noir 96 - 14


  



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Ted


USA / 2012

10.10.2012
 



MORE THAN I CAN BEAR





Seth MacFarlane, le wonder boy de la télévision US avec les séries animées à succès que sont les Griffin (1999), American Dad (2005) et The Cleveland show (2009), prend la tangente de la petite lucarne pour nous livrer son premier long qu’il a écrit, réalisé, produit et doublé. En devenant cet été le 7ème plus gros succès (hors inflation) sur le sol américain pour un film classé R, on peut dire que MacFarlane a fait mouche avec son histoire d’ours en peluche aussi vivant qu’irrévérencieux. Pour autant, il semblerait que le passage vers le grand écran ait quelque peu altéré la charge caustique d’un auteur brillant contraint de ménager la chèvre et le chou pour trouver un point d’équilibre propre à la comédie de masse made in USA. Si le film est régressif, incorrect et souvent drôle, il s’avère désespérément bancal avec sa surdose de bons sentiments et d’happy end de conte de fée.

De fait, la satire, un temps espéré à la lecture du pitch, fait flop ! L’écriture, ultra-référentielle, évite soigneusement toute ambiguïté pour s’en donner à cœur joie dans l’avalanche de bons mots (souvent gras) lancés par Ted, peluche borderline plutôt réjouissante dans son registre de copain de déconnade ultime. L’originalité du film est là. Une idée loufoque avec des moqueries vis-à-vis d'Hollywood. Son intérêt aussi. A dire vrai, l’opération transgressive consistant à dénaturer le comportement d’un ours en peluche devenu réel pour en faire un hédoniste à poils ras happé par la médiocrité d’une existence consumériste, est à moitié-réussie. Car s’il représente l’alpha et l'oméga du trentenaire immature fan de Flash Gordon (pourquoi pas ?), des shoots sur canapé et du sexe tarifé, il ne dépasse jamais la somme de ses outrances "trash" même si celles-ci sont plutôt bien rendues par quelques séquences vraiment poilantes (baston entre Ted et un canard lors de la rencontre avec l’acteur de Flash Gordon Sam J. Jones, mime d’une levrette avec éjaculation faciale devant une caissière médusée…). Les pics sont savoureux (appeler un ado grassouillet « Susan Boyle » est plutôt bien trouvé), les références nombreuses et les frasques sexuelles de Ted au diapason. C’est gratuit, revigorant, plus proche de l’humour scato que du brulot politique version comédie de mœurs pour adulte.

Le scénario invraisemblable et les situations lubriques en font certainement la comédie de l'année. Mais le film est écrasé par Ted (Seth MacFarlane réalise une formidable performance vocale et physique en version orginale), attachant au possible. À tel point qu’il peine à se sortir des saillies drolatiques de l’ours en peluche. Et ce n’est pas l’indigence d’une romance à l’eau de rose qui change la donne. Le contrepoint est si faiblard qu’il semble de raison, un peu comme si MacFarlane avait eu peur de surajouter à l’exubérance du personnage son regard sur les travers de toute une société. D’un point de vue strictement narratif la déception domine, car à quoi bon développer une figure aussi irrévérencieuse si ce n’est pour la diluer sans ménagement dans une soupe façon Il était une fois… avec un couple parfait (beaux, jeunes, ...). On se dit que la construction du personnage dans sa psychologie de rebelle je-m’en-foutiste aurait mérité un meilleur – une autre – interaction avec le monde extérieur. Quitte à sacrifier son compagnon d’enfance pour aller voler de ses propres ailes. Allez, se sera pour Ted 2 !
 
geoffroy

 
 
 
 

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