Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



Effacer l'historique
Ema
Enorme
Eté 85
Irréversible - version intégrale
La daronne
Lucky Strike
Petit pays
Rocks
Tenet
The Climb
Yakari, le film



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 20


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 28

 
Insensibles


Espagne / 2012

10.10.2012
 



INDIFFÉRENCE





Sorte de long-métrage clinquant d'un cinéma espagnol qui se recycle dans le style avec un académisme ronflant, Insensibles, complètement typique s'il en est (et quand bien même il cherche à donner l'impression du contraire) se dote au moins d'un budget conséquent, de sorte à livrer une oeuvre joliment photographiée. Mais ça ne fait pas tout.

Passé le visuel du film plutôt réussi, l'histoire reste boiteuse et ne manque jamais un instant pour s'éparpiller et rajouter une foule de détails à son intrigue familiale dont le twist ultra convenu est deviné dès le début du film. Tout ça pour ça. Des enfants insensibles, on exploite seulement la douleur (arrachage d'ongles, c'est gratuit), les larmes (triste enfant muselé enfermé à vie dans une prison, errant comme une âme en peine dans l'obscurité environnante), et c'est tout.
Le film ne parvient jamais à surmonter son paradoxe : avec cette exploitation des enfants, Juan Carlos Medina voudrait faire un film difficile et transgressant l'idée selon laquelle les enfants restent intouchables au cinéma. or, au bout du compte, ils le sont toujours d'une certaine manière dans Insensibles. Le postulat de base ne repose que sur cela, s'attirant non sans mal les faveurs de la ménagère (si elle va voir le film, ce qui n'est pas sûr) grâce au sadisme apparent de certains passages.

Tout juste peut-on noter l'habituelle histoire casée dans un cadre socio-politique poussiéreux, sans grand intérêt si ce n'est de contraster avec l'insensibilité, finalement, à la douleur des autres, de l'enfant devenu machine guerrière. Bref, n'est pas Del Toro qui veut. Le pire étant que le film navigue entre passé et présent, non sans mal, pour dresser une histoire incroyablement abracadabrantesque formatée pour plaire à un vaste public.

Formaté d'un bout à l'autre, même s'il n'est pas tant conventionnel, Insensibles déçoit et ennui terriblement à force de s'embourber dans une narration gigogne dont il ne ressort guère grand chose.
 
mathieu

 
 
 
 

haut