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L'Adieu de Lulu Wang est à la fois un portrait de famille et un portrait de la Chine contemporaine qui refuse de reconnaître ses faiblesses. Un voyage initiatique sensible et touchant, porté par une mise en scène qui oscille entre le burlesque et le documentaire.



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Aya de Yopougon


France / 2013

17.07.2013
 



PASTELS À MA FAÇON





« Non seulement tu es vilain, mais il faut en plus que tu te reproduises !»

Il y a ceux qui connaissent la bande dessinée Aya de Yopougon, de Marguerite Aboué et Clément Oubrerie. Ceux-là retrouveront fidèlement l’esprit moqueur, le langage caustique, les personnages attachants et les imbroglios d’une communauté d’Abidjan dans ce dessin animé. Et puis il y a ceux qui ignorent tout d’Aya, de sa famille, de ses amis et de ceux qu’elle croise au fil des aventures des six tomes de la série.

Le film réjouira les premiers et incitera sans doute les seconds à creuser toutes les histoires parallèles qui n’ont pas été reprises ou explorées davantage. Le film a coupé à la machette dans les albums, évacuant au passage le personnage homosexuel de la série ou la dimension psychologique plus complexe de certains protagonistes. A la fin du film, les adeptes de la BD se retrouvent au milieu du gué, sachant très bien tout ce qui n’a pas encore été raconté et tout ce qui n’a pas été détaillé.

Passé cette frustration, il reste un plaisir immense à voir une autre Afrique que celle de Kirikou. Abidjan et son urbanité, les années 70 et leur kitsch, des adultes puérils et des ados paumés : tout le décor distingue Aya des films du genre habituels. On regrettera juste que l’animation soit aussi peu soignée, presque simpliste, voire un peu négligée (notamment les plans où la caméra filme un dessin pour faire croire au mouvement) tant le trait et les couleurs séduisent d’emblée.

« Si tu ne peux pas m’arranger, ne viens pas me draguer avec tes hypothèses »

Mais Aya c’est avant tout une vision de l’Afrique, d’une époque, à travers des anecdotes drôles, des dialogues hilarants, un verbe poétique ou truculent, quelques proverbes pas piqués des moustiques, des situations vaudevillesques et des conflits humains presque burlesques. A cela les réalisateurs ont inséré de délirantes publicités (authentiques) qui nous immergent dans ces seventies ivoiriennes. Et on se régalera avec cette société machiste et même misogyne, ces hommes frimeurs et impulsifs, ces femmes effrontées et qui cherchent à s’affranchir, cette précarité permanente qui n’empêche pas le bonheur. Les égos et les orgueils feront le reste pour mettre le chaos dans la famille et l’entourage d’Aya.

C’est autant pittoresque que sociologique, cocasse que mélodramatique, absurde que sentimental. On aurait ainsi pu rester coller à son siège une bonne heure de plus. On espérera, pour une fois, une suite, bienvenue. Ce fabuleux conte africain, sans clichés et sans préjugés, comblera tous ceux qui n’ont pas d’idées préconçues sur la place de l’Afrique dans l’Histoire. Cette histoire suffit à placer l’Afrique dans nos cœurs.
 
vincy

 
 
 
 

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