Avec Tolkien n'est pas seulement le récit de la jeunesse du célèbre écrivain, incarné par Nicholas Hoult. C'est aussi un assemblage des influences et inspirations qui ont conduit l'auteur à écrire la saga culte du Seigneur des anneaux.



Anna, un jour
Beaux-parents
Bernard Natan, le fantôme de la rue Francœur
Bunuel après l'âge d'or
Child's Play
Contre ton cœur
Dirty God
Le choc du futur
Le Daim
Les Frenchmen
Little
Nevada
Noureev
Porte sans clef
Silence
Tolkien



Tremblements
Drôles de cigognes
Les météorites
Petra
Douleur et Gloire
Tous les Dieux du ciel
Parasite
Etre vivant et le savoir



Triple frontière
Le vent de la liberté
Les oiseaux de passage
The Highwaymen
Alpha - The Right to Kill
After : Chapitre 1
El Reino
Raoul Taburin
Liz et l'oiseau bleu
The Highwaymen
Avengers: Endgame
L'Adieu à la nuit
Gloria Bell
Coeurs ennemis
Jessica Forever
Hellboy
Les Crevettes pailletées
Le jeune Ahmed
Les plus belles années d’une vie
Rocketman
Sibyl
The Dead don't Die
Amazing Grace
Greta
Les Particules
Men in Black International
Zombi Child
X-Men: Dark Phoenix






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 13

 
Vic + Flo ont vu un ours


/ 2012

04.09.2013
 



LES BELLES ET LA BETE





"- J’ai tellement pleuré en t’attendant…
- Mais je suis là !
"

Imaginez un conte de fées complètement décalé, où deux princesses se réfugient dans une cabane au milieu des bois (château improvisé ou dangereux repère de sorcières), sous la surveillance bienveillante d’un Prince Charmant un peu coincé, et dans le collimateur d’un méchant monstre tapi dans l’ombre. Une version noire, grinçante et non censurée des habituelles histoires destinées aux enfants, que Denis Côté s’amuse à décliner dans leur forme la plus brute.

Formellement, d’abord, avec des plans fixes très épurés, des champs contre champs appliqués, et une bande son faite de percussions presque oppressantes. Dans ses dialogues, ensuite, qui manient l’ironie comme une arme de précision. Les situations, improbables, contrastent avec ces échanges très écrits, comme des joutes verbales d’une vivacité redoutable. Le film ne met jamais réellement cartes sur table, oscillant entre la farce, la comédie romantique et la tragédie antique mâtinée de thriller glauque. Le réalisateur joue avec les codes de ces différents genres, et les dynamite à sa manière en cherchant plus l’effet de surprise que celui de réalité ou de logique.

Le film pose alors indéniablement la question de la singularité à tout prix en basculant ouvertement dans un décalage un peu gratuit. Son plan de fin flirte ainsi avec le grotesque et donne l’impression que le réalisateur n’a pas su où s’arrêter. Maladroit, sans doute, mais il est réconfortant de découvrir un cinéma qui sort des cadres établis, et qui pousse sa recherche formelle et scénaristique dans ses retranchements. A tout prendre, il est toujours plus fascinant de découvrir les imperfections audacieuses d’un auteur qui ose (et se plante), que les platitudes réussies d’un bon élève qui se contente d’appliquer les recettes toutes faites d’un cinéma calibré et interchangeable.
 
MpM

 
 
 
 

haut