Viendra le feu a reçu le prix du jury Un certain regard. Le film d'Oliver Laxe laisse au spectateur toute liberté de se projeter dans le film pour y lire son propre rapport à la nature et ses propres obsessions face à la déliquescence du monde. sex toys | sex toys | sex toys | sex toys | sex toys | sex toys | istanbul escort | sex toys | vibrators



Ad Astra
D'un clandestin, l'autre
De sable et de feu
Edith en chemin vers son rêve
El Otro Cristobal
Kusama: Infinity
Les fleurs amères
Lucky Day
Ma folle semaine avec Tess
Nous le peuple
Portrait de la jeune fille en feu
Trois jours et une vie
Un jour de pluie à New York



Parasite
Toy Story 4
Le Roi Lion
Give Me Liberty
Ils reviennent...
L'étincelle, une histoire des luttes LGBT +
Fanny & Alexandre
Une Fille facile
Viendra le feu
Deux moi



L'œuvre sans auteur
Comme des bêtes 2
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Le mystère des pingouins
Les faussaires de Manhattan
Nuits magiques
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille
Roubaix, une lumière
Thalasso
Les Baronnes
Late Night
Hauts perchés
Frankie
La vie scolaire
Fête de famille
Les hirondelles de Kaboul
Liberté
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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Vic + Flo ont vu un ours


/ 2012

04.09.2013
 



LES BELLES ET LA BETE

Le livre Bye Bye Bahia



"- J’ai tellement pleuré en t’attendant…
- Mais je suis là !
"

Imaginez un conte de fées complètement décalé, où deux princesses se réfugient dans une cabane au milieu des bois (château improvisé ou dangereux repère de sorcières), sous la surveillance bienveillante d’un Prince Charmant un peu coincé, et dans le collimateur d’un méchant monstre tapi dans l’ombre. Une version noire, grinçante et non censurée des habituelles histoires destinées aux enfants, que Denis Côté s’amuse à décliner dans leur forme la plus brute.

Formellement, d’abord, avec des plans fixes très épurés, des champs contre champs appliqués, et une bande son faite de percussions presque oppressantes. Dans ses dialogues, ensuite, qui manient l’ironie comme une arme de précision. Les situations, improbables, contrastent avec ces échanges très écrits, comme des joutes verbales d’une vivacité redoutable. Le film ne met jamais réellement cartes sur table, oscillant entre la farce, la comédie romantique et la tragédie antique mâtinée de thriller glauque. Le réalisateur joue avec les codes de ces différents genres, et les dynamite à sa manière en cherchant plus l’effet de surprise que celui de réalité ou de logique.

Le film pose alors indéniablement la question de la singularité à tout prix en basculant ouvertement dans un décalage un peu gratuit. Son plan de fin flirte ainsi avec le grotesque et donne l’impression que le réalisateur n’a pas su où s’arrêter. Maladroit, sans doute, mais il est réconfortant de découvrir un cinéma qui sort des cadres établis, et qui pousse sa recherche formelle et scénaristique dans ses retranchements. A tout prendre, il est toujours plus fascinant de découvrir les imperfections audacieuses d’un auteur qui ose (et se plante), que les platitudes réussies d’un bon élève qui se contente d’appliquer les recettes toutes faites d’un cinéma calibré et interchangeable.
 
MpM

 
 
 
 

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