Ne croyez pas que je hurle est le joyau tant attendu de l'année. Film expérimental et sentimental, audace narrative et visuelle, cette expérience signée Frank Beauvais est aussi délicate que mélancolique, curieuse que hypnotique.



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 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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Jasmine


France / 2013

30.10.2013
 



L’IMAGE DÉMARQUANTE





"Elle voulait rester, moi non."

On est tout d’abord charmé par l’idée de départ d’Alain Ughetto : utiliser l’imagerie naïve de la pâte à modeler au service d’un documentaire atypique relatant une déchirante histoire d’amour dont il n’existe quasiment pas d’images. Exactement comme Rithy Panh dans L’image manquante, le cinéaste comble ce vide par des figurines qui deviennent le symbole d’êtres disparus. Lui fait le choix de les animer et de redonner vie à un passé que l’on sent douloureux mais chéri. Certaines séquences s’avèrent d’une poésie touchante, lorsque les deux couleurs de pâte à modeler se mêlent et fusionnent. D’autres sont plus anecdotiques, et semblent principalement là pour meubler en illustrant un peu platement le récit en voix-off.

Ainsi, malgré la singularité du procédé, ce déséquilibre dans la construction empêche le spectateur d’y adhérer totalement. Il reste un peu extérieur aux souvenirs de jeunesse du narrateur et à la manière dont l’Histoire, et le choc entre leurs deux cultures, a irrémédiablement séparé les deux amants. Alain Ughetto a beau présenter sans fard ni pathos cette histoire d’amour sacrifiée, on est presque gêné de le voir exposer ainsi un intime qui ne parvient jamais à se muer en universel.
 
MpM

 
 
 
 

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