Wild Rose n'est pas seulement le film qui aura révélé Jessie Buckley. Entre réalité (sociale) et rêve (musical), le film est une pépite qui charme et enchante. Parfaits pour l'été.



Comme des bêtes 2
Fanny & Alexandre
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Halte
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Le mystère des pingouins
Les faussaires de Manhattan
Nuits magiques
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille



Douleur et Gloire
Parasite
Etre vivant et le savoir
So long, My son
Toy Story 4
Le Roi Lion
Yuli
Wild Rose
Give Me Liberty
Ils reviennent...
L'étincelle, une histoire des luttes LGBT +



Avengers: Endgame
Rocketman
Sibyl
The Dead don't Die
Amazing Grace
Greta
Les Particules
Men in Black International
Zombi Child
X-Men: Dark Phoenix
Spider-Man: Far From Home
Yesterday
Anna
Les enfants de la mer
Uglydolls
Vita & Virginia
Yves
Ville neuve
The Mountain: une odyssée américaine
Contre ton cœur
Bunuel après l'âge d'or
Bixa Travesty
Noureev
Tolkien
L'œuvre sans auteur
Le coup du siècle
Factory






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 21

 
We Are Your Friends


USA / 2015

26.08.2015
 



AMERICAN CLICHÉ






«Tu n'es rien jusqu'à tes 27 ans!»

Argent, succès, belles filles, de prime abord la vie d'un DJ semble paradisiaque...pourtant elle est semée d'embûche. Cole (Zac Efron tout en muscles exhibés sous son débardeur) compose comme un acharné sur son PC lent et médiocre (on compatit) ses musiques électro afin de croquer cette part tentante et sucrée de la vie. À ses heures perdues, il travaille dans une agence immobilière pour un patron cupide et sans âme (le rêve américain mis en branle, le rêve d'une autre vie forcément meilleure). En rencontrant James, un célèbre DJ, et sa dulcinée Sophie (Emily Ratajkowski, bandante) sa vie va frôler les étoiles... jusqu'à lui brûler les mains.

Avec ses potes qui veillent au grain à son succès, on nage en plein épisode de la série Entourage, la bande originale jouissive en plus. Dès les premières notes de musique, on sent que ça va groover... On en oublierait que l'on se trouve dans un cinéma et qu'il est déconseillé de se lever et de danser. L'envie est de plus en plus violente au fil des scènes. Notre rythme cardiaque semble suivre les mains de Zac Efron (à moins que ce ne soit les hormones?). Lorsque notre protagoniste nous donne une leçon de mixage en faisant remuer Emily Ratajkowski dans une tenue affriolante, nous atteignons le summum. Tout cela est déjà vu, formaté, ciblé. Ne manque plus qu'un cocktail à siroter et des bracelets lumineux et on se croirait au Queen! On prend plaisir aussi à voir la naissance du groupe Justice dans une scène tout en couleurs (merci papa drogue) et en musique. We are your friends est une nouvelle preuve que cinéma et musique forment un couple inséparrable. Efron a juste changé de partition depuis High School Musical et Hairspray, en virant vers l'electro, cet hymne de masse des années 2000. Bref un film post-Eden, en Californie, avec ce qu'il faut de rythme et de mélo, de beaux gosses et de morale.

Outre la musique, le film surfe sur la vague des teen party movies avec des passages de fêtes à combler les fans de Projet X. Et si le film enfile les clichés, nous n'aurons pas le droit, heureusement, à celui du musicien qui perd son âme. We Are Your Friends pointe du doigt les difficultés du passage à l'âge adulte dans un monde où les codes imposent une vie monotone (maison, boulot, famille, un labrador qui court dans le jardin) et brisent les rêves d'enfant. Des retrouvailles entre Sophie et ses amis de fac ou le visage déçu de Cole face à l'ennui du travail derrière un bureau remettent les dures réalités en place: le rêve Américain n'est pas si facile à atteindre.

Soif de succès, corps californiens, histoire d'amour naissante agrémentée par une scène de sexe sensuelle sur fond musical torride (les talentueux Years & Years avec Desire) et une partie dramatique, qui (bien-sûr) va donner une force en plus à notre DJ, font de We are your friends une oeuvre plus poignante qu'espérée et assez captivante jusqu'à la dernière note. Un plaisir de la rétine et du tympan soutenu par des acteurs compétents. Bref un plaisir coupable qui aurait peut-être gagné à sortir d'une narration trop classique et d'une mise en scène sans singularité particulière.
 
Cynthia

 
 
 
 

haut